Hippolyte de La Hamelinaye

ingénieur forestier français
Hippolyte de La Hamelinaye
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
NantesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Hippolyte Alexis Joseph Poinçon de La Blanchardière Jan de La Hamelinaye
Nationalité
Formation
Activité
Parentèle
Autres informations
Grade militaire
Distinction

Hippolyte de La Hamelinaye, né le à Rennes et mort le à Nantes, est un ingénieur forestier français.

FamilleModifier

Hippolyte de La Hamelinaye est le fils d'Alexandre Poinçon de La Blanchardière - Jan de La Hamelinaye, officier et conseiller général d'Ille-et-Vilaine, et de Caroline Mérot des Granges ; son père avait été autorisé par décret du à ajouter à son nom le patronyme « Jan de La Hamelinaye », du nom de son grand-père, le général Jacques Félix Jan de La Hamelinaye (1769-1861) [1].

Ile se marie à Madeleine Lanfranc de Panthou en [2],[3]. Sa fille Marie-Thérèse se marie avec de Fremond de La Merveillère en 1913[4], fille d'Olivier de Fremond et de Marie Alphonsine Armande Galbaud du Fort.

BiographieModifier

Élève de l'École nationale des eaux et forêts à Nancy, il fait partie de la 57e promotion de 1883 [5]. Il est successivement garde général stagiaire à Rodez en 1883, garde général à Argelès en 1884, à Lourdes en 1885, à Oyonnax en 1886, à Arnay-le-Duc en 1887, inspecteur adjoint à Mauléon en 1892 et inspecteur des eaux et forêts, chargé du service des aménagements à Pau de 1897 à 1911. Il est admis à la retraite à sa demande en 1912 [5].

Il reprend du service pendant la première Guerre mondiale, affecté à l'arrière et assurant l'intérim des inspections des Eaux et Forêts d'Angoulême et d'Orléans dont les titulaires sont mobilisés [5]. Son fils Yves, sous-lieutenant au 51e régiment d'artillerie est tué en 1916 [6].

TravauxModifier

Au début du XXe siècle, La Hamelinaye est le premier à recourir à la carte de Cassini afin de déterminer « l'évolution de l'état boisé ». Face aux imprécisions de ces anciennes cartes, il fait réaliser de nouvelles cartes topographiques et de typologie des peuplements [7],[8]. Il a également recours à la photographie, fournissant ainsi de riches albums de plusieurs centaines de clichés, afin de fournir des comparaisons de paysages[7].

PublicationsModifier

  • Hippolyte de La Hamelinaye, Album de photographies de la forêt domaniale de Saint-Pé,

RécompensesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Albert Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la restauration 1814-1830, volume 4, 1904. Hippolyte est l'arrière petit-cousin de l'ingénieur agronome et historien de l'art Pierre Poinçon de La Blanchardière, qui publiait sous le pseudonyme Pierre du Colombier.
  2. « Ouvrages publiés entre 1851 et 1900 », sur Les Archives du Calvados
  3. Pauline Guilbaud, Pierre Fardel et Héléna Rigaud, « Archives de la Maison de Sesmaisons », sur Conseil Général de la Loire-Atlantique,
  4. « Mariages », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  5. a b et c G. Geneau 1935
  6. « Base des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale », sur Mémoire des hommes (consulté le ).
  7. a et b Michel Bartoli 2012
  8. « Les forêts de Cassini. Analyse quantitative et comparaison avec les forêts actuelles », sur Fonds mondial pour la nature, (consulté le ).
  9. « Cote 19800035/739/83832 », base Léonore, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • « Hamelinaye (Hippolyte de la) », dans Dictionnaire et album des Basses-Pyrénées, (lire en ligne), p. 243-244.
  • G. Geneau, « Nécrologie de M. de La Hamelinaye », Revue des Eaux et Forêts, no 73,‎ , p. 873-874 (lire en ligne).
  • Michel Bartoli, « La Hamelinaye (1861-1935), un pionnier dans l’utilisation de cartes forestières anciennes », Revue forestière française, vol. LXIV, no 4,‎ , p. 489-502 (ISSN 0035-2829, lire en ligne).

Liens externesModifier