Hermann von Speck

Hermann von Speck
Hermann von Speck
Speck en uniforme de général (après 1937).

Naissance
Munich
Décès (à 51 ans)
Pont-sur-Yonne en France
Origine Allemand
Allégeance Flag of Germany (1867–1919).svg Empire allemand
Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of Germany (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme War Ensign of Germany (1903–1919).svg Deutsches Reichsheer
War Ensign of Germany (1922–1933).svg Reichswehr
Balkenkreuz.svg Wehrmacht, Heer
Grade General der Artillerie
Années de service 1907-1940
Commandement 33. Infanterie-Division
XXXXIII. Armeekorps
XVIII. Armeekorps
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Seconde Guerre mondiale
Distinctions Croix de chevalier de la croix de fer

Hermann Ritter[a] von Speck, né le à Munich et mort au combat le à Pont-sur-Yonne, est un General der Artillerie[b] allemand qui a servi au sein de la Heer (Armée de terre) dans la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il a été récipiendaire de la croix de chevalier de la croix de fer. Cette décoration est attribuée pour récompenser un acte d'une extrême bravoure sur le champ de bataille ou un commandement militaire avec succès.

BiographieModifier

Hermann von Speck est le premier général allemand à être tué au combat[c] durant la Seconde Guerre mondiale le à Pont-sur-Yonne, en France. Il est décoré à titre posthume de la croix de chevalier de la croix de fer le et promu au grade supérieur de General der Artillerie[b] avec effet rétroactif au [1]. Un monument est érigé en son honneur route de Bray peu après.

En 2010, le journaliste américain Jay Nordlinger s'est entretenu avec la fille de Speck, qui a affirmé que le général aurait délibérément cherché à être tué au cours d’un affrontement avec l’armée française. En effet, il ne pouvait déserter car il aurait alors rompu son serment militaire. Par ailleurs, il ne pouvait se suicider car cela aurait été contraire à sa foi catholique. Ses derniers mots auraient été : « Il fallait qu'il en soit ainsi » ou « Ainsi soit-il »[d],[2].

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Titre de noblesse équivalent à celui de « chevalier » en français ; ce titre ne fait pas partie du nom mais, en Allemagne, son détenteur a l’autorisation de le faire figurer avec lui.
  2. a et b Grade équivalent à général de corps d'armée en France, spécialisé dans une arme, en l'occurrence ici dans l'artillerie.
  3. En réalité, le premier général à mourir au combat a été le Generaloberst Werner von Fritsch pendant la campagne de Pologne en , mais au moment de sa mort, son grade avait été ramené à celui d’Oberst à la suite de l’affaire Blomberg-Fritsch au début de l'année 1938, affaire probablement montée de toutes pièces par Göring et Himmler pour discréditer puis écarter Fritsch et son supérieur le Generalfeldmarschall Werner von Blomberg, à l'époque ministre de la Guerre et commandant en chef de la Wehrmacht.
  4. Il s'agit de deux traductions possibles de « It had to be this way » tel que cela est rapporté par Nordlinger. Mais comme Speck était catholique, il est très probable qu'il ait employé les termes de la liturgie catholique.
  5. Grade équivalent à général de division en France.

RéférencesModifier

  1. a et b Scherzer 2007, p. 712.
  2. (en) Jay Nordlinger, « Salzburg Souvenirs, Part IV » [« Souvenirs de Salzbourg, 4e partie »], sur nationalreview.com, National Review Online, (consulté le 30 mars 2018).

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (de) Fellgiebel, Walther-Peer (2000). Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945. Friedburg, Allemagne: Podzun-Pallas. (ISBN 3-7909-0284-5).
  • (de) Veit Scherzer, Die Ritterkreuzträger 1939–1945. Die Inhaber des Eisernen Kreuzes von Heer, Luftwaffe, Kriegsmarine, Waffen-SS, Volkssturm sowie mit Deutschland verbündete Streitkräfte nach den Unterlagen des Bundesarchivs. [« Les Détenteurs de la croix de fer dans l'armée de terre, l’armée de l’air, la marine, la Waffen-SS, la Volksturm, ainsi que parmi les forces alliées de l'Allemagne, d’après les archives fédérales »], Ranis/Jena, Scherzers Militaer-Verlag, , 2e éd., 846 p. (ISBN 978-3-938845-17-2).

Liens externesModifier

  1. Grade équivalent à général de corps d'armée en France, spécialisé dans une arme, en l'occurrence ici dans l'infanterie.
  2. Grade équivalent à général de division en France.
  3. Grade équivalent à général de corps d'armée en France, spécialisé dans une arme, en l'occurrence ici dans les troupes de montagne.