Henri Thiriat (1843-1926)

graveur français
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Henri Amédée Thiriat (Paris, - Villiers-sur-Marne, 9 avril 1926[1],[2]) est un graveur français qui exerça une grande partie de son activité à L'Illustration.

Henri Amédée Thiriat
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Naissance
Décès
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Activité
Enfant
signature de Henri Thiriat (1843-1926)
Signature

BiographieModifier

 
L'Illustration du , d'après une lithographie d'Émile Bayard, gravure d'Henri Thiriat.

Henri Amédée Thiriat est né le 22 novembre 1843 dans l'ancien 11e arrondissement de Paris[3].

Tout d'abord graveur sur bois, il entre à la revue L'Illustration vers 1860 et y effectue la plus grande partie de sa carrière. Avec l'évolution des techniques typographiques, il s'adapte et jusqu'à sa mort collabore avec différents journaux. L’Illustration du lui consacre un article nécrologique précisant « qu’il fut de cette pléiade d’artistes qui chaque semaine, avec un document d’actualité créaient une œuvre originale »[4]. Marié à Élisabeth Verpy, il a un fils, Paul Henri Thiriat (1868-1943) qui exercera d'abord le même métier de graveur sur bois, avant de devenir peintre et illustrateur[5].

Les prémices de la photogravureModifier

 
Une image devenue symbole : « La garde-barrière », publiée le 25 juillet 1891.

Durant presque vingt ans, entre 1880 et 1900, il fournit en images la presse, et en premier lieu L'Illustration, et recherche des techniques de reproduction qui aboutiront à la photo-gravure. Le , L'Illustration publie en Une, « La garde-barrière » qui est considérée comme une des premières utilisations de la photographie dans la presse[6]. C'est Henri Thiriat qui adapte la technique de reproduction par un procédé de similigravure sur bois pelliculé d'après la photo d'Ernest Clair-Guyot qui n'est pas encore le procédé photomécanique définitif adopté par la suite[7].

PublicationsModifier

Hormis son activité principale à L'Illustration, il a participé comme graveur à l'illustration de plusieurs ouvrages :

  • Gaston Pinet (préf. Aimé Laussedat, ill. Henry-Louis Dupray, Henri Thiriat), Histoire de l'École polytechnique, Paris, Baudry, , 500 p., 27,5 cm (notice BnF no FRBNF35018138, lire en ligne)
  • Marie de Ujfalvy-Bourdon (ill. Henri Thiriat (graveur), E. Ronjat (dessinateur)), De Paris à Samarkand, le Ferghanah, le Kouldja et la Sibérie occidentale : impressions de voyage d'une parisienne, Paris, Hachette, , 487 p. (lire en ligne)

Notes et référencesModifier

  1. Archives départementales du Val-de-Marne, tables décennales 1903-1932, cote 8E 57
  2. Archives départementales du Val-de-Marne, 3Q 4506 Tables des décès, successions et absences, Bureau d'enregistrement de Boissy-Saint-Léger, 1925-1928, vue 165 / 183
  3. Archives de Paris, Fichiers de l'état civil reconstitué, Naissance Thiriat, cote V3E/N 2120, vue 24 / 51 lien directe
  4. Notices biographiques des collaborateurs à L'Illustration sur le site lillustration.com.
  5. Archives départementales d'Indre-et-Loire, acte de mariage n°267 dressé à Tours le 30/7/1892, vue 192 / 377
  6. Mais comme l'explique Thierry Gervais, la notoriété acquise par cette image est due essentiellement à un article d'Ernest Clair-Guyot rédigé en 1933, d'autres reproductions du même type, gravées aussi par Thiriat, avaient exploité la même technique.
  7. Thierry Gervais, « De part et d'autre de la « garde-barrière » », Études photographiques, 23 | mai 2009, [En ligne], mis en ligne le 05 juin 2009. URL : http://etudesphotographiques.revues.org/2663. consulté le 02 août 2015.

Liens externesModifier

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