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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Diab.

Hassan Diab (en arabe : حسن دياب; né à Beyrouth le 20 novembre 1953) est un sociologue de l'Université d'Ottawa et de l'Université de Carleton à Ottawa, dans l'Ontario, au Canada. Il a été soupçonné d'avoir joué un rôle clé dans l'attentat de la rue Copernic en 1980.

BiographieModifier

Né au Liban de parents palestiniens, il commence ses études de sociologie à l'université américaine de Beyrouth. Il les poursuit aux États-Unis, en compagnie de sa première femme, y obtenant un diplôme de sociologie à l'université de Syracuse. Il émigre en 1987 au Canada, y obtient la nationalité canadienne en 1993 tout en gardant celle du Liban. Il est chargé de cours en sociologie appliquée à l'Université d'Ottawa et de l'Université de Carleton à Ottawa[1].

Sa compagne actuelle, avec qui il a deux filles, Rania Tfaily est libanaise et fut son élève en sociologie à l'université américaine de Beyrouth avant d'émigrer aux États-Unis puis au Canada où elle obtient un poste d'enseignant à l'Université de Carleton[2].

Attentat de la rue CopernicModifier

Le 3 octobre 1980, l'attentat de la rue Copernic fait quatre morts et des dizaines de blessés. L'enquête révèle que le poseur de la bombe, portait un faux passeport chypriote au nom d'Alexander Panadriyu, et militait au Front populaire de libération de la Palestine - Opérations Spéciales (FPLP - OS), selon les archives de la Stasi[3].

Les soupçons s'orientent vers Hassan Diab, qui est retrouvé au Canada par le juge Marc Trévidic et arrêté en 2008. Le 6 juin 2011, un juge canadien répond à la requête de son extradition en France. Le 4 avril 2012, le Ministre de la Justice du Canada, Rob Nicholson, ordonne son extradition définitive vers la France. Niant être impliqué dans l'attentat, Hassan Diab est extradé et incarcéré en France le 15 novembre 2014[4].

En mai 2016, sa détention provisoire est interrompue après un témoignage remettant en cause sa participation à l'attentat[5]. 12 jours plus tard il est réincarcéré[6].

Le 24 avril 2017, les juges d’instruction français donnent l’ordre de libérer Diab, pour la sixième fois, et indiquent les preuves que M. Diab était à Beyrouth lors de l’attentat de Paris. Le 15 juin 2017, Amnesty International publie un communiqué de presse qui s’inquiète de « l’emploi présumé, par la France, de preuves anonymes, de sources inconnues, non justifiées, qui ont peut-être été obtenues sous la torture »[7].

Les arguments de la défense se basaient sur les déclarations de l'accusé qui affirmait qu'il était au Liban au moment des faits, où il révisait pour obtenir son diplôme et sur les témoignages de deux personnes qu'il a nommées ainsi que sur celui de sa femme, qui ont confirmé ses dires.

L'accusation se basait sur les portraits-robots réalisés à l’époque, la découverte d’un passeport à son nom avec des tampons d’entrée et de sortie d’Espagne, d’où serait parti le commando, des expertises graphologiques et le témoignage d’un couple.

En juillet 2017, Diab est toujours en détention provisoire. Son éventuel procès n'est pas programmé dans un avenir prévisible[8].

En juillet 2017, l'instruction est close, la fin des investigations a été notifiée aux parties, et confirmant le fait que l'attentat était bien commandité par le FPLP-OS.

Le 13 décembre 2017, le parquet de Paris demande son renvoi devant une cour d'assises spéciale.[9]

Le 12 janvier 2018, Hassan Diab bénéficie d'un non-lieu. Les charges pesant contre lui ne sont pas "suffisamment probantes" et "se heurtent à trop d'éléments à décharge" selon l'ordonnance des juges d'instruction[10].

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier