Hakuun Yasutani

enseignant du bouddhisme zen

Hakuun Yasutani (安谷 白雲, Yasutani Haku’un?) (1885 – 1973) est un enseignant du bouddhisme zen, plus particulièrement de la branche Sōtō[1] qui a eu une forte influence en Occident[1].

Hakuun Yasutani
D'Orschy und Yasutani Roshi.jpg
Brigitte D'Ortschy et Hakuun Yasutani
Biographie
Naissance
Décès
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安谷白雲Voir et modifier les données sur Wikidata
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Religion

BiographieModifier

Né au Japon, Hakuun Yasutani entre dans un séminaire zen à l'âge de treize ans. Parallèlement à cela, il suit une école pour devenir instituteur et enseigne au niveau primaire. À l'âge de trente ans, il se marie. Il élèvera cinq enfants, avant de se tourner vers une vie de moine Sôtô[1]. Mais bientôt il quitte cette vie pour se consacrer entièrement à sa tâche de moine Sôtô et à l'enseignement du zen aux laïcs. En 1954, il fonde l'Association des Trois Joyaux, qui prendra ses distances de l'école Sôtô et jouera un rôle important dans la conception du zen en Occident[2].

En 1962, Yasutani se rend aux États-Unis pour y apporter le zen. Il y a pour disciple Philip Kapleau (en), qui jouera un rôle important dans l'acclimatation du zen dans ce pays, entre autres avec son livre Les trois piliers du zen, ouvrage largement basé sur les enseignements de Yasutani[1]. Celui-ci enseigne durant sept ans le zen aux USA.

Bien qu'il eût prévu de s'y installer de façon permanente, les autorités lui refusent un visa permanent, du fait qu'il est porteur de la tuberculose. n'est pas renouvelé lorsque les autorités découvre qu'il souffre de tuberculose. Au cours de ses dernières années, Yasutani voyage régulièrement aux États-Unis et en Inde, préférant enseigner le zen hors d'un contexte monastique[1].

Il meurt à Kamakura, au Japon, en 1973.

Accusation d'antisémitismeModifier

On a reproché à Yatsuni d'être l'un des rares maitres zen à avoir fait preuve d'antisémitisme[réf. nécessaire]. C'est ainsi que l'historien Brian Victoria (en)affirme[réf. nécessaire] que Hakuun Yasutani a été « l'un des rares maîtres zen à intégrer un antisémitisme virulent dans sa position en faveur de la guerre ». Victoria cite[3] l'ouvrage Dōgen Zenji to Shūshōgi (Maître Dôgen et le Shūshōgi) de Yasutani, datant de 1943 : « Nous devons être conscients de l'existence de l'enseignement démoniaque des Juifs qui affirment des choses comme [l'existence de] l'égalité dans le monde phénoménal, défigurant ainsi l'ordre public dans notre société et détruisant le contrôle gouvernemental. Mais pas uniquement cela, ces conspirateurs démoniaques possèdent le délire bien établi et la croyance aveugle qu'ils sont les seuls à avoir été choisis par Dieu et sont donc un peuple exceptionnellement supérieur. Le résultat de tout cela est un projet perfide d'usurper le contrôle et de dominer le monde entier, provoquant ainsi le grand chambardement présent. »[4]

Le livre de Philip Kapleau, Les trois piliers du zen[5], permet de découvrir une partie de ses enseignements sur le zen et sur zazen.

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e (en) Robert E. Buswell Jr et Donald S. Lopez Jr, The Princeton dictionary of buddhism, Princeton, Princeton University Press, 1034 p. (ISBN 0691157863), p. 1024
  2. Robert H. Sharf, « Sanbokyodan. Zen and the Way of the New Religions », Japanese Journal of Religious Studies, vol. 22, n° 3-4, 1995 p. 417 - 458, v. p. 417 et 419. (Lire en ligne - Consulté le 30 mars 2020)
  3. Brian Victoria, Le zen en guerre. 1868-1945, Paris, Seuil, 2001 [1997], 362 p., p. 254-255.
  4. (ja) Haku'un Yasutani, Dōgen Zenji to Shūshōgi (道元禅師と修證義), Tōkyō, Fujishobō, 1943, p. 19
  5. Philip Kapleau, Les trois piliers du zen, Paris, Almora, 2016 [1965], 350 p. (ISBN 2351183061)

Voir aussiModifier

Liens externesModifier