Ouvrir le menu principal

Hagop Oshagan

écrivain arménien
(Redirigé depuis Hagop Ochagan)
Hagop Oshagan
Hagop Oshagan.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
Alep, Drapeau de la Syrie Syrie
Nom dans la langue maternelle
Հակոբ ՕշականVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Hagop Kufédjian
Nationalité
Domiciles
Activités
Enfant
Vahe Ochagan (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Hagop Oshagan, né Hagop Kufédjian le 9 décembre 1883 à Söylöz dans la région de Bursa, Empire Ottoman, mort le 17 février 1948 à Alep, Syrie, est un écrivain d'origine arménienne[1],[2]. Aux yeux de nombreux critiques littéraires arméniens, la stature d’Hagop Ochagan en tant que romancier reste inégalée et son nom est fréquemment associé à Balzac, Stendhal, Dostoïevski, Proust et Joyce. De telles comparaisons ne sont pas une simple grandiloquence patriotique[3],[4].

Sommaire

BiographieModifier

Jusqu'à ses seize ans, il reste dans son village natal. En 1899, il découvre au séminaire d'Armach où il poursuit ses études, dans la bibliothèque de l’archevêque, des classiques français comme Balzac et Maupassant et plus tard Proust. Enfui du séminaire, en 1900, il devient instituteur de campagne jusqu'en 1908. En 1902, ses élèves publient à son insu sa première nouvelle, La première larme, qui ouvrira le recueil Les Humbles, publié en 1920. En 1908, il s'installe à Constantinople. En 1911, il séjourne à Malaga chez son ami écrivain Ardachès Haroutunian, dans la bibliothèque duquel il découvre les romanciers russes, particulièrement Dostoïevski qu'il érigera en modèle. Il collabore à la revue Navasart de Daniel Varoujan, fondée en 1913. Avec ce dernier, Gonstan Zarian et Levon Shant, il fonde en 1914 la revue Mehyran (« Le temple », 7 numéros parus), qui se propose de retrouver les éléments identitaires du peuple arménien par un retour aux origines et aux mythes fondateurs grâce à l'art et à la littérature[5]. Ayant échappé à la rafle des intellectuels arménien du 24 avril 1915, il se retrouve en Bulgarie en 1917. Revenu à Constantinople en 1919, il enseigne la littérature au Collège Central de Galata. Il a pour élève quelques-uns des écrivains que l'on retrouvera dans le manifeste de la revue Menk, publiée à Paris en 1931, et que l'on appellera l’« École de Paris » – qu'il ne se privera pourtant pas de critiquer. Après l'occupation de Constantinople par les kémalistes, Oshagan quitte définitivement la ville. On le retrouve en Bulgarie en 1922 et en 1924 au Caire.

En 1922, parait sous le pseudonyme d'Oshagan le recueil de nouvelles Humbles, qui ont pour protagonistes des déclassés des villages et les bannis de la sociétés.

CitationsModifier

  • « Une masse qui remue devant nous, sans corps, sans nom [...], déchiquetée, vieillie, chassée de son centre, de son pays, de sa religion. »
  • « La catastrophe est infinie, mais étrangement uniforme. »[6]

Œuvres principalesModifier

  • Les Humbles (1920)
  • Le temple des mystères (1922)
  • Quand ils sont adolescents (1925)
  • Paralipomènes ou Les Restes (3 volumes – Le Caire 1931-1934)
  • Par la route du ciel (1936), théâtre
  • Stépanos Sunétsi (1938)
  • Littérature arménienne (1942)
  • Tableau synoptique de la littérature arménienne occidentale (T.1 – 1945)
  • La Diaspora et la vraie poésie (1945)[7]

Notes et référencesModifier

  1. Éditions Larousse, « Hagop Kufédjian dit Ochagan », sur larousse.fr (consulté le 20 juin 2018)
  2. Jean-Claude Polet, Auteur européens du XXe siècle, Bruxelles, Do Broeck, , 906 p. (ISBN 9782804139322, lire en ligne), p. 430
  3. « Hagop Ochagan », sur armeniantrends.blogspot.com (consulté le 20 juin 2018)
  4. (en) « ANN/Groong -- TCC - Hagop Oshagan's "The Humble Ones" », sur groong.usc.edu (consulté le 20 juin 2018)
  5. Marc Nichanian, « Sarafian, la conquête de l'exil », Le bois de Vincennes de Nicolas Sarafian,‎ , p. 9 note 4 (lire en ligne)
  6. Henri Vermorel, Guerres mondiales, totalitarismes, génocides: La psychanalyse face aux situations extrêmes, EDK Editions, (ISBN 9782842542023, lire en ligne)
  7. « L'année du GénocideConstantinople », sur armenweb.org (consulté le 20 juin 2018)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Nichan Béchiktachlian, La Vie et l’œuvre d'Hagop Oshagan, Paris, Imp. H.F. Djarian, , 39 p.
  • Marc Nichanian, « Hagop Ochagan tel qu'en lui-même », Dissonnanze, Milan, 1983
  • Krikor Chahinian, Œuvres vives de la littérature arménienne, Catholicossat Arménien de Cilicie, , 394 p., p. 315-321
  • Marc Nichanian, « L'écrit et le mutisme », Les Temps Modernes, nos 504-506 « Arménie - Diaspora, mémoire et identité »,‎ août-septembre 1988, p. 333-342
  • Krikor Beledian, Cinquante ans de littérature arménienne en France : Du même à l'autre, CNRS Éditions, , 487 p. (ISBN 978-2271059291)
  • Jean-Claude Polet (dir.), Auteurs européens du premier XXe siècle, vol. 2 : Cérémonial pour la mort du Sphynx (1940-1958), De Boeck, coll. « Patrimoine littéraire », , 874 p. (ISBN 978-2804139322), p. 430

Liens externesModifier