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Couloir d’un hôtel capsule à Osaka.

Les hôtels capsule (カプセルホテル, kapuseru hoteru?, de l'anglais capsule hotel) sont des hôtels typiquement japonais qui ont la particularité d’optimiser au maximum l’espace d’occupation et dont les chambres se limitent donc à une simple cabine-lit.

Sommaire

HistoireModifier

Le Capsule Inn Osaka, créé par Kishō Kurokawa et situé dans le district d’Umeda à Ōsaka, fut le tout premier hôtel capsule[1]. Il ouvrit ses portes le 1er février 1979 et le tarif initial d’une chambre s’élevait à 1 600 yens. Kurokawa était déjà l'auteur de la Nakagin Capsule Tower en 1970.

Ce type d’hôtellerie n’a pas rencontré de succès à l’extérieur du Japon bien que certaines variantes, plus confortables, existent en Occident, par exemple le Yotel à Londres, ou le Pod Hotel à New York.

OrganisationModifier

Les cabines de ces hôtels sont constituées d’un tube généralement en plastique ou en fibre de verre, ont une surface moyenne de deux mètres sur un pour une hauteur d’un mètre vingt-cinq et sont souvent équipées d’une télé, qui est à peu près la seule activité possible autre que lire ou dormir. Ces capsules sont superposées par deux et alignées le long d’un couloir. La taille des hôtels est variable : ils peuvent proposer d’une cinquantaine à plus de sept cents capsules. Les bagages sont en principe situés dans un autre endroit que la cabine, par exemple à l’entrée du couloir, dans un casier.

CommoditésModifier

 
Une capsule standard, comprenant télévision, air conditionné, miroir, et draps.

Les sanitaires sont communs (souvent à la façon des sentō, les bains publics japonais) et on trouve également dans le bâtiment un restaurant ou, au minimum, un distributeur. Les capsules sont généralement équipées d’une télé, d’une radio, d’un réveil et d’air conditionné. L’intimité y est relativement préservée par un store ou un rideau. Certains hôtels proposent à l’entrée un yukata et des chaussons pour changer de vêtements et parfois même une serviette. Cette pratique rappelle les services proposés dans l’hôtellerie traditionnelle japonaise : les ryokan. Certains hôtels permettent même de louer une capsule dans la journée pour faire une petite sieste.

ClientèleModifier

Les hôtels-capsule ne sont que des hôtels de dépannage. Le client typique de l’hôtel capsule est en effet le salaryman japonais en quête d’un endroit où dormir après avoir trop bu avec ses collègues en sortant du travail, ou les personnes ayant manqué le dernier train pour rentrer chez eux. Le prix des chambres n’est pas trop cher : 2 000 à 4 000 yens la nuit, soit 15 à 30 euros[1]. Les Japonaises ne se rendent pas dans ce genre d’hôtels qui est donc essentiellement fréquenté par les hommes, mais certains proposent des quartiers séparés pour les hommes et les femmes[1].

CultureModifier

On peut voir ces hôtels dans les films Gung Ho (1986), Hotel New Rose de Abel Ferrara, Fast & Furious 3 - Tokyo Drift (2006), Nos voisins Dhantsu (2007) et Cars 2 (2011). Le concept est repris dans Le Cinquième Élément (1997) ou dans le jeu vidéo Deus Ex: Human Revolution d'Eidos Montreal (2011).

RéférencesModifier

  1. a b et c Hôtels capsule : sommeil spatial pour les voyageurs au Japon, Nippon.com, le 22 février 2015

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier