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Gyropode
Gyropode
Gyropodes Segway « i2 » stationnés.

Utilisation
Utilisation transport personnel
Années Depuis 2001
Caractéristiques
Énergie électrique
Poids à vide Environ 50 kg

Un gyropode ou transporteur personnel est un « véhicule électrique monoplace, constitué d’une plateforme munie de deux roues parallèles sur laquelle l’utilisateur se tient debout, d’un système de stabilisation gyroscopique et souvent d’un manche de maintien et de conduite »[1].

En France, l'utilisation d'un gyropode sur les trottoirs n’est pas totalement interdite, il suffit que les maires le tolère à une vitesse de 6km/h, vitesse d’un piéton. Certaines municipalités la refuse comme celle de Paris car les trottoirs sont trop petits pour accueillir, les nouveaux engins de déplacements personnels motorisés ainsi que les piétons.

Depuis le 26 octobre 2019, la loi a intégré dans le code de la route les edpm «engins de déplacement personnel motorisés» , ce dernier vient mettre un terme au flou juridique et vise principalement les trottinettes beaucoup trop visibles et dérangeantes.

Les pistes cyclables offrent un maximum de garantie en terme de sécurité par rapport aux bandes cyclables qui restent majoritairement les plus nombreuses car elles sont directement intégrées sur les voies routières. L’utilisation des routes est donc acceptés, le port du casque est obligatoire hors agglomération. En ville l'utilisation des sas devant les feux rouges leurs sont réservés et fortement conseillés.

Le gyropode peut-être être utilisé pour les plus de 14ans, ainsi Gyrozone - Big Basques proposent des initiations et formations sur des modèles adaptés aux moins de 14ans INMOTION R1ex, R2, E2 et E3 pour des poids de 20kg.

Les équipements de sécurité tels que les casques, genouillères, coudières, lumière avant / arrière et avertisseur sonores sont obligatoires ainsi que son utilisation pour une seule personne uniquement sous peine d’une amende de première et deuxième classe.

Ce type de véhicule permet de se déplacer trois fois plus vite qu’un piéton. Avec 18km/h, cet engin silencieux et sans émission de polluant est un atout pour cette société en perpétuelle évolution de mobilité.

L’enjeu de notre époque sera de cohabiter tous ensemble sur les domaines publics.

Origine du termeModifier

 
Dean Kamen, un des inventeurs du gyropode[2].

Le terme « gyropode », du grec γῦρος / gỹros, « cercle » et ποδός / podos, « pied », est issu de discussions de François Coenen et Bertrand de La Tour d'Auvergne le et a été utilisé la première fois dans les Cahiers de la Ligue urbaine et rurale du 2e trimestre 2007.[réf. nécessaire]

Il a été repris en France par la Commission générale de terminologie et de néologie, et publié au Journal officiel le [3].

L'appellation anglaise est dicycle (en).

Principe de fonctionnementModifier

Le système est équipé d'une batterie lui permettant d'avancer, et dont la durée de déchargement conditionne la capacité d'autonomie du gyropode. La direction et la vitesse du mouvement sont engendrées par un système de gyroscopes capteurs qui, en réaction aux mouvements de l'utilisateur, donnent des ordres au groupe propulseur pour rétablir l'équilibre de l'utilisateur[4].

Les accélérations trop rapides ou non anticipées, ainsi que les irrégularités du sol, sont un facteur de risque en termes de chute[5].

DéveloppementModifier

 
Policières de Chicago à gyropode.

Le premier gyropode est le Segway TPi167[6]. Ce type de véhicule électrique est issu de la technologie d’équilibre dynamique sur deux roues parallèles et coaxiales inventée par Dean L. Kamen, Susan D Dastous, Robert Duggan et G. Michael Guay en 2000[2], technologie qui a notamment permis la mise en place sur le marché du premier fauteuil roulant électrique à six roues, le IBot, sorti en collaboration entre la marque Toyota et Dean Kamen[6]. Ce fauteuil a la particularité de permettre de monter des escaliers et de pouvoir circuler sur tout type de terrain.

En 2010, Chris Krohne, un industriel allemand, met au point un gyropode au nom d'« Ewee ». La marque Segway a à ce jour commercialisé neuf modèles de gyropodes. Les sept premiers modèles sont sortis entre 2001 et 2006. Après 2006, sortent le TPi2 et le TPx2, deux modèles de Segway basés sur des nouvelles technologies directionnelles et de commandes à distance avec l'instauration du système Bluetooth[6].

Depuis 2011, à la firme chinoise Robstep fabrique le gyropode Robin-M1, pesant 18,5 kg, avec une autonomie de 20 km[7], et qui trouve sa place dans le coffre d'une voiture. Une gamme ultérieure commercialisée en 2013 affiche une autonomie de 30 km avec une vitesse de 18 km/h[8].[pertinence contestée]

En 2014 apparaissent des gyropodes de nouvelle génération, plus compacts, au design plus travaillé, enrichis de nouvelles fonctionnalités.

D'autres marques comme Honda et Toyota s’intéressent à cette technologie et se positionnent sur ce marché, via des concepts tel que le Winglet (gamme de gyropodes plus légers), dont l'utilisation est testée expérimentalement au Japon par Toyota de 2016 à 2017 sur les voies piétonnes, après autorisation par le gouvernement japonais[9].

LégislationModifier

En FranceModifier

Le gyropode est considéré par la réglementation européenne[10] comme un véhicule non motorisé s'il est conduit par un piéton ou s'il est limité par construction à 6 km/h. Jusqu'au 25 octobre 2019 seule une note du ministère des Transports indique que le gyropode ne peut être utilisé en agglomération que sur les trottoirs et aires piétonnes, sous réserve d'une vitesse maximale de 6 km/h[11]. A partir du 26 octobre 2019 le gyropode est classé dans la catégorie des engins de déplacement personnel, ses caractéristiques techniques et ses conditions de circulation sont régies par le décret n° 2019-1082 du 23 octobre 2019 (paru au Journal Officiel de la République Française le 25 octobre 2019), décret relatif à la réglementation des engins de déplacement personnel.[12]

RéférencesModifier

  1. Terme recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie et publié au Journal officiel de la République française le 26 mai 2009 ; cf. portail FranceTerme.
  2. a et b (en) « Fault tolerant architecture for a personal vehicle » (consulté le 24 juin 2016).
  3. JORF no 0120, 26 mai 2009, p. 8729, texte no 110.
  4. Le gyropode Segway : comment ça marche ?
  5. « Gyropodes et autres engins électriques sont-ils menacés ? », sur transportshaker-wavestone.com,
  6. a b et c « Définition de gyropode : terminologie et chronologie du 1er NVEI », Gyropodus.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juillet 2018).
  7. « Robstep Specification », sur robstep.co.uk (consulté le 23 novembre 2016)
  8. « Wind Rover Off-Road », sur wind-rover.com (consulté le 23 novembre 2016)
  9. « Toyota déploie ses gyropodes Winglet parmi les piétons », sur automobile-entreprise.com, .
  10. « EUR-Lex - 32002L0024 - FR », sur eur-lex.europa.eu (consulté le 5 juillet 2017)
  11. Courrier du ministère des Transports, sur ninebot-france.com (consulté le 5 mai 2016).
  12. « Décret n° 2019-1082 du 23 octobre 2019 relatif à la réglementation des engins de déplacement personnel » (consulté le 25 octobre 2019)

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier