Guillaume Le Blond (facteur de clavecin)

Guillaume Le Blond[1] (ou Leblond) est un luthier et un facteur de clavecin et de piano-forte, qui exerça à Dunkerque dans les années 1764-1795, à Rouen en 1772 et 1773[2], et à Londres dans les années 1789-1792.

BiographieModifier

FamilleModifier

Né vers 1735, Guillaume Le Blond épousa à Dunkerque le Marie Bernardine Colinion, née à Saint-Omer le , morte à Dunkerque le , fille de Jean Louis Colinion et de Marie Jeanne Wattez. Il mourut entre 1795 et 1804.

ProfessionModifier

Il exerça en plusieurs domiciles à Dunkerque : 1770-1772, rue des Vieux Quartiers ; 1774, rue du Quai ; 1775-1778, rue de l'Église ; 1779-1789, rue St-Eloi ; 1790, rue Royale ; 1790, marché aux pommes, facteur de forte piano ; 1795, rue de la Liberté.

Il travailla en particulier pour les paroisses de Dunkerque[3]


En 1772, il manifesta sa volonté de s'installer à Rouen : « Messieurs des maire et eschevins de la ville et territoire de Dunkerque. Supplie humblement Guillaume Leblond maître luthier demeurant en cette ville, disant que depuis environ huit ans il a fixé sa résidence en cette ville où pendant ce temps il y a exercé sa proffession à la satisfaction du public et de ses supérieurs par la bonne conduite, que comme dans la vue d'un plus grand avantage dans l'exercice de sa proffession il desiroit changer de résidence pour la fixer dans celle de Rouen, dans cette circonstance pour d'autant plus surement y parvenir et faire librement son voyage il desireroit aussi a cet effet obtenir ce votre authorité un certificat de bonne vie et mœurs, c'est le sujet de la présente requête. Accordé le . »

En 1775, il était nommé, avec Dupont, parmi les luthiers de Dunkerque qui diffusaient le Recueil d'ariettes de Pollet, maître de cistre[4]

En 1789 et 1792, l'inscription sur des pianos l'indique comme travaillant à Londres et à Dunkerque.

ŒuvresModifier

Une liste d'œuvres (incomplète) se trouve sur le site studia instrumentorum[5]. Le Musée des beaux-arts de Dunkerque ne possède aucune œuvre de Guillaume Le Blond.

Cistres, guitares, violesModifier

  • Cistre, 1772, au musée de l'Université de Leipzig[6].
  • Cistre, 1773, au musée de l'Université de Leipzig[7].
  • Cistre (ou guitare allemande, lautenzister), 1774, Musée des arts décoratifs de Paris[8], déposé au Musée de la musique, cité de la Musique[9]
  • Cistre, vers 1775, au musée de l'Université de Leipzig[10].
  • Cistre, 1777, Musée de l'Hospice Comtesse, à Lille[8].
  • Cistre à 11 cordes, 1777. Autrefois dans la collection des instruments de musique de Ch. Edm. H. de Coussemaker [11].
  • Guitare anglaise, 1777, aux Musées royaux d'art et d'histoire, à Bruxelles[12].
  • Cistre (Theorbenzister), 1777, à Berlin.
  • Cistre, 1779. Autrefois dans la collection des instruments de musique de Ch. Edm. H. de Coussemaker [11].
  • Cistre, 1779, au Conservatoire de Bruxelles.
  • Cistre, 1779, au Conservatoire de Bruxelles (second exemplaire).
  • Cistre, vers 1780, au musée de l'Université de Leipzig[13].
  • Cistre, sans date, à Berlin.
  • Cistre, sans date, musée Gruuthuse, à Bruges.
  • Guitare anglaise, vers 1780, au musée municipal de La Haye, à La Haye.
  • Viole, 1789[14].

PianosModifier

Notes et référencesModifier

  1. Sur l'étiquette du cistre de 1772 conservé au musée de l'Université de Leipzig, son nom est clairement orthographié en deux parties : LE BLOND.
  2. Etiquette sur le cistre de 1773 conservé à Leipzig
  3. 1777 : "à Leblond luthier la somme de 15 livres 10 sols pour avoir raccommodé un serpent et une basse." 1781 : "à Leblond la somme de 30 livres pour raccommodage de deux serpents." 1783 : "à Leblond luthier 7 livres pour un archet pour la violoncelle de l'église." 1785 : "à Leblond luthier la somme de 68 livres 10 sols pour avoir monté et mis en état la ditte contrebasse." 1786 : "au sieur Leblond la somme de 36 livres pour avoir verni la contrebasse de la paroisse." 1789 : "au sieur Leblond la somme de 55 livres 9 sols pour livraison de corde pour la contrebasse de la paroisse depuis le 23 décembre 1787 jusqu'au 25 décembre 1789." 1792 : "à Leblond luthier la somme de 51 livres pour livraison de corde de basse etc. pendant l'année de ce compte." 1793 : "au citoyen Leblond luthier la somme de 52 livres pour une monture complète pour la contrebasse et papier rayé" [1]
  4. L'Esprit des journaux, françois et étrangers, 1775, p. 409 [2]
  5. [3]
  6. [4].
  7. [5]
  8. a et b [6]
  9. [7]
  10. [8].
  11. a et b [9].
  12. [10]
  13. [11].
  14. [12]

Liens externesModifier