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Le Grand Hospitalier ou l’Hospitalier est l'un des plus hauts dignitaires de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Il relevait directement du Grand Maître et était le troisième par ordre de préséance[1],[2], après le Grand Maréchal et le Grand Maître de l'ordre[3].

Jusqu'en 1162, cette fonction était attribuée directement au Grand Maître. A partir de la réforme de 1340, cette dignité correspondait à l'ancien titre de Grand Commandeur de l'Hospital. Elle était généralement conférée au chef et pilier de la langue de France[4],[5],[6].

Le Grand Hospitalier était à la tête de l’Hôpital aussi appelé Infirmerie[1]. Il avait à ce titre la surintendance générale des établissements sanitaires, des établissements de charité ainsi que des maisons d'éducation. Parmi ses responsabilités se trouvait la gestion de tout le personnel affecté et des biens qui y étaient associés[7],[3]. Dans les chapelles des hôpitaux de l'ordre, il était aussi chargé de surveiller que les ecclésiastiques et toutes les personnes placées sous leur dépendance remplissaient ponctuellement leurs obligations[8].

Il avait le droit de censure et d'admonition envers les Hospitaliers de tout grade[7].

Sommaire

Notes et référencesModifier

  1. a et b Bailli F. Guy Sommi Picenardi, Itinéraire d'un chevalier de Saint-Jean de Jérusalem dans l'île de Rhodes, Lille, (lire en ligne), p. 62
  2. Charles Guéry, La Commanderie de Saint-Etienne-de-Renneville, Evreux, (lire en ligne), p. 138
  3. a et b Johen Burgtorf, Prier et combattre, p.453
  4. Nicolas de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, tome 20, Paris, 1872-1878 (lire en ligne), p. 49
  5. Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Paris, 1866-1877 (lire en ligne), p. 1446
  6. Edmond Jurien de La Gravière, Les chevaliers de Malte et la marine de Philippe II, Tome 1, Paris, (lire en ligne), p. X
  7. a et b Pierre-Louis de Rigaud Vaudreuil, De l'Afrique et des Chevaliers hospitaliers de St-Jean-de-Jérusalem, Paris, (lire en ligne), p. 37
  8. Luigi Cibrario, Précis historique des ordres religieux et militaires, Lyon, (lire en ligne), p. 42

SourcesModifier

AnnexesModifier