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Ghislaine de Polignac
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Titre de noblesse
Princesse
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité

Ghislaine de Polignac, née Brinquant, ( - ) est une des premières responsables françaises d'un bureau de style dans les années 1950.

BiographieModifier

Ghislaine, Charlotte, Claire Brinquant naît à Biarritz le . Elle est la fille de Victor Brinquant et Simone Durand de Villers. La famille Brinquant est citée parmi les deux cents actionnaires de la Banque de France sous le Second Empire[1], et le nom de Victor Brinquant, dessinateur à ses heures, apparaît fréquemment lié au monde des chevaux et des courses. Ce sont sans doute ces fréquentations qui permettent à sa fille de rencontrer le prince Edmond de Polignac (1914-2009). À 20 ans, le 7 juillet 1939, elle l'épouse[2]. De cette union naissent quatre enfants Alain, Anne, Armande et Jean. Fréquentant des milliardaires américains, proche du flamboyant Chilien Arturo Lopez Wilshaw et du baron Alexis de Rédé, personnage majeur de la Café society, connu pour ses fêtes à l’hôtel Lambert comme le bal oriental de 1969, Ghislaine de Polignac est également une amie du couple formé par le duc de Windsor et Wallis Simpson[3]. Les Polignac divorcent, un divorce demandé en 1943[2],[4], mais qui n'aurait été prononcé qu'en novembre 1946[5]. Elle obtient de conserver son titre de princesse et de pouvoir résider au palais princier de Monaco (du fait des liens entre les Grimaldi et les Polignac)[6].

En 1986, elle assiste aux funérailles de son amie Wallis, duchesse de Windsor, placée aux premières loges de la chapelle Saint-Georges[5].

Ghislaine de Polignac meurt fin janvier 2011[5], à l'âge de 92 ans.

Galeries LafayetteModifier

De retour d'un voyage aux États-Unis, les dirigeants des Galeries Lafayette qui ont observé le fonctionnement des grands magasins outre atlantique, notamment chez Bloomingdale’s sur Lexington avenue, décident de créer un bureau de style[7]. Il leur faut une parisienne de la jet-set, fréquentant les couturiers de la capitale et les soirées mondaines[8]. En 1952, Ghislaine de Polignac est recrutée aux Galeries Lafayette au poste de « styliste »[n 1],[9] par Max Heilbronn et Raoul Meyer. Elle simplifie ce qu'elle voit des collections pour en faire des modèles « chic et pas cher » vendus par ce grand magasin en y insérant les règles de « bon goût » qu'elle maitrise[10]. Elle tente également après quelques années de rajeunir la clientèle[11]. En quelques années, le bureau de style qu'elle dirige grandit[12],[n 2].

Elle fait figure de pionnière de cette profession[13], pour le prêt-à-porter, qu'elle exerce jusqu'en 1972[14],[15].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le terme de « styliste » apparait en fait vers les années 1960 et lors de la décennie précédente c'est une « fonction assez imprécise » écrit Didier Grumbach ; celle-ci consiste principalement à assister aux collections de haute couture ou du balbutiant prêt-à-porter encore appelé « confection », puis en tirer une tendance correspondant aux Galeries Lafayette[8].
  2. La concurrence réagit et le Printemps ouvre son bureau de style en 1958[12].

RéférencesModifier

  1. Alain Plessis, La Banque de France et ses deux cents actionnaires sous le Second Empire, Genève, Droz, , p. 211
  2. a et b « Décès du prince Edmond de Polignac », Noblesse & Royautés,‎ (lire en ligne, consulté le 4 mars 2017)
  3. (pt) José Cutileiro, « Ghislaine de Polignac (1918 - 2011) », Expresso (hebdomadaire),‎ (lire en ligne)
  4. « Ghislaine de Polignac », Gotha Magazine,‎ (lire en ligne)
  5. a b et c (en) « Princesse Ghislaine de Polignac », The Telegraph,‎ (lire en ligne, consulté le 4 mars 2017)
  6. « La princesse Ghislaine ne quittera pas le palais de Monaco, déclare un porte-parole du gouvernement princier », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. Registre de correspondance n°149, Direction, du 8 juin 1939 au 21 août 1939, archives Galeries Lafayette.
  8. a et b Grumbach 2008, Les stylistes et les conseillers de mode, p. 201.
  9. Farid Chenoune, « Chronologie », dans Dominique Veillon et Michèle Ruffat, La mode des sixties (présentation en ligne), présentation par l'historienne de la mode Florence Muller
  10. Grumbach 2008, Les stylistes créateurs de mode, p. 269.
  11. Grumbach 2008, Les stylistes et les conseillers de mode, p. 201 et 203.
  12. a et b Grumbach 2008, Les stylistes et les conseillers de mode, p. 203.
  13. Florence Brachet Champsaur, « Un grand magasin à la pointe de la mode : les Galeries Lafayette », dans Dominique Veillon, La mode des sixties, Paris, Autrement, (ISBN 9782746710153, présentation en ligne), p. 178
  14. Olivier Wicker, « Quand le prêt-à-porter a fait craquer la couture », Libération,‎ (lire en ligne)
  15. Catherine Bézard, La Mode Pour les Nuls, edi8, (lire en ligne), « Styliste, un nouveau métier », p. 87

SourceModifier

Article connexeModifier