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Gerhard Ritter

historien allemand

BiographieModifier

Les centres de recherche de Ritter concernent l'histoire politique, militaire et culturelle allemande. Ritter faisait partie des nationaux conservateurs. S'il a cautionné les débuts du régime nazi et sa politique étrangère, il s'en détourne vite et entre à la Bekennende Kirche.

Ritter était partisan des conservateurs nationalistes et, depuis 1929, membre du Parti populaire allemand (DVP)[1]. Il était favorable au retour à la monarchie. Dans les premiers temps du régime nazi, Ritter appuya le nouveau régime et sa politique extérieure, mais les persécutions contre les chrétiens le firent bientôt basculer dans l'opposition, car Ritter était lui-même de confession luthérienne. Il rejoignit l’Église confessante, un mouvement de fidèles opposés à la « mise au pas » voulue par les nouveaux maîtres du pays. Son essai Machtstaat und Utopie (1940) inspira entre autres Hans Scholl[2]. Impliqué dans l’attentat de 1944 contre Hitler, il fut incarcéré jusqu'à l'armistice.

Ritter faisait partie des derniers historiens de l’idéalisme allemand qui, dans la tradition de Leopold von Ranke ou Wilhelm von Giesebrecht, considèrent l’histoire comme un art. Il fut l'un des grands adversaire de la thèse de Fritz Fischer exposée dans Les Buts de guerre de l'Allemagne impériale.

ŒuvresModifier

  • Luther (1915)
  • Stein. Eine politische Biographie (1931)
  • Die Heidelberger Universität I (1936)
  • Friedrich der Große (1936)
  • Machtstaat und Utopie (1940)
  • Die Weltwirkung der Reformation (1941)
  • Die Dämonie der Macht (1947, 5e édition du livre Machtstatt und Utopie)
  • Vom sittlichen Problem der Macht (1948, 2e édition 1961)
  • Die Neugestaltung Deutschlands und Europas im 16. Jahrhundert (1950)
  • Carl Friedrich Goerdeler und die deutsche Widerstandsbewegung (1954; 3e édition 1956)
  • Lebendige Vergangenheit (1958)
  • Staatskunst und Kriegshandwerk. Das Problem des "Militarismus" in Deutschland. 4 volumes (1954-1968)

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. Ernst Klee: Das Kulturlexikon zum Dritten Reich. Wer war was vor und nach 1945. S. Fischer, Frankfurt am Main 2007, p. 488.
  2. Cf. Sönke Zankel: Mit Flugblättern gegen Hitler: Der Widerstandskreis um Hans Scholl und Alexander Schmorell, Cologne, 2007, pp. 230-234

Articles connexesModifier

BibliographieModifier