Ouvrir le menu principal

Georges Pagès

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pagès.
Georges Pagès
Biographie
Naissance
à Paris
Décès
à Paris
Nationalité Française
Thématique
Formation École normale supérieureVoir et modifier les données sur Wikidata
Titres Docteur ès lettres
Profession

Professeur des universités

Inspecteur général de l'Instruction publique
Approche Histoire de l'Europe moderne
Membre de Académie des sciences morales et politiquesVoir et modifier les données sur Wikidata

Georges Paul Hyacinthe Pagès, né le 2 avril 1867 à Paris et mort le 27 septembre 1939 à Paris, est un historien français[1].

Sommaire

BiographieModifier

Georges Pagès est entré à l'École normale supérieure en 1886, à l'âge de dix-neuf ans, et en est sorti en 1889 avec l'agrégation d'histoire[2].

De 1889 à 1891, il séjourne en Allemagne comme boursier d'études. Il est ensuite professeur d'histoire dans les lycées de Troyes, de Dijon, de Versailles et de Paris[2].

En 1911, il est nommé inspecteur de l'académie de Paris et, en 1916, inspecteur général de l'Instruction publique[2]. En 1922, Georges Pagès est appelé à la chaire d'Histoire moderne de la Sorbonne. Il enseigne en même temps à l'École normale de Sèvres puis à l'École libre des Sciences politiques. Par ailleurs, il siège au Comité consultatif de l'enseignement supérieur et préside le jury d'agrégation d'histoire[2].

Georges Pagès aimait la Bretagne, particulièrement l'Arcouest dans la commune de Ploubazlanec, non loin de Paimpol (Finistère) où une « colonie » de personnalités scientifiques et universitaires passe ses vacances à la suite de la découverte du lieu par le biologiste Louis Lapicque et l'historien Charles Seignobos[3]. Mais il séjournait aussi à la montagne lors de congés dans les années 1930.

En 1939, Georges Pagès voit deux de ses garçons mobilisés à la déclaration de guerre. Pierre Renouvin dit qu'il « n'a pas pu supporter les angoisses que connaissent les parents des combattants[2] ». Il meurt trois semaines après le début du conflit avec l'Allemagne.

Georges Pagès est aussi le grand-père du professeur d'histoire de l'art, Olivier Pagès, né en 1925, qui a pour autre grand-père le chimiste Victor Auger. Tous sont de la communauté de l'Arcouest.

L'historienModifier

Professeur à la faculté des lettres de Paris, Georges Pagès est un historien des institutions, des relations internationales et de la vie politique sous l'Ancien Régime.

Il est l’auteur de très nombreux ouvrages scolaires. Un certain nombre de ses cours et conférences a également été publié.

Ses recherches portent essentiellement sur le XVIIe siècle, particulièrement sur les relations diplomatiques entre les princes allemands et la France, et sur la guerre de Trente Ans. Il est élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques, en 1935, au fauteuil de son ami Émile Bourgeois.

Georges Pagès est le premier directeur de thèse de Fernand Braudel[4].

Étranger au jeune courant méthodologique de l'École des Annales, Georges Pagès se voulait également « au-dessus de la mêlée » en matière d'engagement politique. Selon Victor-Lucien Tapié, il disait : « Il faut que mes étudiants d'Action française et mes étudiants communistes aient la même confiance en moi[5] ».

Il est président du comité de rédaction de la Revue d'histoire moderne.

PublicationsModifier

  • 1905 - Le Grand Électeur et Louis XIV, 1660-1688, Paris, G. Bellais.
  • 1905 - Contributions à l'histoire de la politique française en Allemagne sous Louis XIV, Société Nouvelle de Librairie.
  • 1921 - Les Origines et les responsabilités de la Grande Guerre, preuves et aveux, Paris, Hachette, avec Émile Bourgeois.
  • 1928 - La Monarchie d'ancien régime en France : de Henri IV à Louis XIV, Paris, A. Colin.
  • 1932 - « La vénalité des offices dans l'ancienne France », Revue Historique, t. 169, fasc. 3, pp. 477—495, Presses Universitaires de France [lire en ligne].
  • 1933 - La politique extérieure de Napoléon III, Presses universitaires de France.
  • 1937 (septembre-décembre) - « Le conseil du roi sous Louis XIII », Revue d'histoire moderne, t. 12, no 29/30, pp. 293—324, Société d'Histoire Moderne et Contemporaine [lire en ligne].
  • 1939 - La Guerre de Trente ans, 1618-1648, Paris, Payot, coll. « Le Regard de l'histoire », in-8°, broché, 270 p., rééd. 1972, (ISBN 2228270407), (ISBN 978-2228270403).
  • 1948 - Naissance du Grand Siècle : la France de Henri IV à Louis XIV, Hachette, avec V. L. Tapié.
  • Histoire sommaire de la France - Classe de huitième et septième, Librairie Hachette.

BibliographieModifier

  • Livet Georges, « Pagès (Georges) : La Guerre de Trente Ans. », Revue belge de philologie et d'histoire, vol. 52, nos 52-1,‎ , p. 118—121 (lire en ligne).

Notes et référencesModifier

  1. Guy Caplat, L'Inspection générale de l'instruction publique au XXe siècle: dictionnaire biographique des inspecteurs généraux et des inspecteurs de l'Académie de Paris, 1914-1939, 1997, p.417.
  2. a, b, c, d et e "Georges Pagès (1867-1939)", Pierre Renouvin, Revue Historique, tome 188, 1940, p. 183-186.
  3. Louis-Pascal Jacquemond, Irène Joliot-Curie. Biographie, éd. Odile Jacob, 2014. On parle de la « communauté de l'Arcouest » ; cf. Christophe Charles, "Charles Seignobos, historien pacifiste et européen. Les aspects méconnus d'un professeur à la Sorbonne", Revue de la BnF, 2009/2, n° 32, p. 18-29.
  4. Pierre Daix, Braudel, 1995, p. 75, cite une demande de bourse « Jules Ferry » datée du 20 mars 1928 dans laquelle Fernand Braudel écrit : "« . Pagès, dont j'ai été l'élève à la Sorbonne, a bien voulu accepter d'être le directeur de ma thèse ».
  5. Olivier Dumoulin, Le rôle social de l'historien, de la chaire au prétoire, éd. Albin Michel, 2003.

Liens externesModifier