George Gallup

George Gallup
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Naissance
Jefferson, Iowa (États-Unis)
Décès (à 82 ans)
Tschingel, Oberland bernois (Suisse)
Nationalité Drapeau des États-Unis américain
Domaines statistique
Diplôme Université de l'Iowa
Renommé pour The Gallup Organization

George Gallup est un statisticien et sociologue américain (né à Jefferson, Iowa, le , mort à Tschingel, Suisse, le ). Aux États-unis, son nom est très fortement associé aux « sondages d'opinion » qu'il a contribué à populariser.

CarrièreModifier

Gallup est diplômé en journalisme de l'Université de l'Iowa, où il a obtenu sa licence (1923), sa maitrise (1925) et son doctorat (1928). En 1935, il crée sa propre entreprise de sondage d'opinion, l'American Institute of Public Opinion, dont la réussite part de l'idée qu'il est possible de déterminer une grande part de l'opinion des gens en fonction de leur âge, leur sexe, leur habitat, leur profession, leur religion, leur origine ethnique, etc. La constitution d'un échantillon représentatif de la population totale permet donc de prévoir les opinions majoritaires. Au début, le but de l'entreprise est purement commercial, mais très vite, elle est absorbée par une clientèle politique.

La célébrité de Gallup remonte au mois de novembre 1936 : cette année-là, il prédit la réélection du Président Franklin Roosevelt, en se fondant sur un échantillon représentatif de 50 000 personnes, alors que plusieurs journaux, qui lui étaient hostiles, en s'appuyant sur une enquête auprès de dix millions de lecteurs du magazine Literary Digest, prédisaient la victoire de son adversaire républicain Alfred Landon. La méthode Gallup s'affirme à ce moment et est reprise ensuite par tous les pays démocratiques en Occident pour organiser les élections[1].

En , l'Institut commet l'erreur de prédire la défaite du président Harry Truman, candidat démocrate, face au Gouverneur Dewey, candidat républicain, alors que l'inverse se produit. Il reconnait son erreur en avouant qu'il a arrêté l'enquête d'opinion deux semaines avant l'élection, alors que l'opinion est en train de basculer[2].

Notes et référencesModifier

  1. Emmanuel Huyghues Despointes, Les Grandes Dates de l'Occident, Paris, Dualpha Editions, , 400 p., p. 265/66
  2. Jean-Baptiste Noé, « Spécialistes, experts : la défaite de la pensée », Conflits : histoire, géopolitique, relations internationales, no 12, janv.-mars 2017, p. 75

Liens externesModifier