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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gan.

Gan
logo de Gan (entreprise)
Logo de l’assurance depuis 2010

Création 1968
Slogan Assuré d'avancer
Siège social 8-10 Rue d'Astorg, Paris 8
Drapeau de France France
Actionnaires GroupamaVoir et modifier les données sur Wikidata
Société mère Groupama
Site web gan.fr

GAN est une ancienne société anonyme d'assurances française. Elle fait partie du groupe Groupama depuis 1998.

Sommaire

HistoireModifier

En 1913, la Caisse Fraternelle de Capitalisation est créée à Lille par René Cuvillier[1]. Le développement de la société est alors concentré dans le nord de la France. En 1946, la Branche Populaire Française (BPF) est créée au sein de la Nationale.

Le Groupe des Assurances Nationales (GAN) est né de la fusion en 1968 des sociétés La Nationale, le Soleil et l’Aigle, nationalisées en 1948. En 1977, la Caisse Fraternelle de Capitalisation devient Gan Capitalisation.

Nommé par le pouvoir politique, François Heilbronner, un proche de Jacques Chirac, est président de la compagnie d'assurance nationalisée de 1986 à 1994. Sous son impulsion, celle-ci lance au début des années 1990 une offensive commerciale pour gagner des parts de marché sur ses concurrents, ceci en période de haut du cycle. En 1993, le GAN annonce une perte nette de 1,1 milliard en assurance dommages[2]. Cette course aux parts de marché se solde par « plus de six milliards de pertes d'exploitation en trois ans »[3]. En 1995, le GAN annonce des pertes significatives de 5,3 milliards, cette fois dues en grande partie à son rachat de l'UIC, une filiale immobilière du CIC, membre à l'époque du groupe GAN ayant fait de nombreux investissements hasardeux[4]. Le rachat de l'UIC a été réalisé sur l'incitation du cabinet de Michel Sapin, à cette époque ministre des Finances[5]. Entre-temps, François Heilbronner, dont le mandat venait à échéance en juin 1994, parvenait par un artifice comptable à dissimuler les pertes en 1994[3]. Au début 1997, la société est « en état de faillite virtuelle ». Les « errements insensés d'un groupe » auront coûté au contribuable français entre 4 et 5 milliards de francs[6].

En juillet 1998, GAN a été racheté par le groupe Groupama. Le nouveau groupe Groupama est devenu par le biais de ce rachat l'un des plus grands groupes d'assurances français commercialisant ses produits sous trois marques en France : Groupama, Gan et Amaguiz.com.

La Tour GAN située à La Défense a été dessinée par Max Abramovitz et est classée comme l'une des tours figures de La Défense. Elle a été vendue en 2008 à la Foncière des Régions.

Identité visuelle (logo)Modifier

SloganModifier

  • « C'est avec l'esprit libre que l'on avance »
  • « C'est avec l'esprit libre qu'on avance »
  • « Assuré d'avancer »
  • « L'énergie de tous les projets »

MétiersModifier

La marque Gan est distribuée par quatre sociétés :

  • Gan Assurances, qui s'appuie sur son réseau d'agents généraux, le quatrième en France, et sur ses chargés de missions. Ils interviennent aussi bien en assurance de biens (automobile, habitation, responsabilité civile, véhicules, locaux, stocks) qu'en assurance de personnes (prévoyance, santé, retraite et épargne), pour les particuliers et professionnels, en individuelle et collective.
  • Gan Patrimoine (anciennement Gan Capitalisation avant 2010), qui s'appuie sur son réseau de mandataires. Ils interviennent en assurance de personnes pour les particuliers et professionnels, en individuelle.
  • Gan Prévoyance (anciennement Branche de Prévoyance Familliale (BPF) avant 2010), qui s'appuie sur son réseau de chargés en prévoyance (retraite, santé et épargne). Ils interviennent en assurance de personnes pour les particuliers et professionnels, en individuelle et collective.
  • Groupama Gan Vie (marque Gan Eurocourtage), qui s'appuie sur ses courtiers partenaires et son inspection commerciale. Ils interviennent en assurance de personnes pour les entreprises et professionnels (assurance collective).

DirectionModifier

Les présidents successifs du Gan :

  • Pierre Olgiati : 1968 - 1975
  • Guy Verdeil : 1975 - 1984
  • Bernard Attali : 1984 - 1986
  • François Heilbronner : 1986 - 1994
  • Jean-Jacques Bonnaud : 1994 - 1996
  • Didier Pfeiffer : 1996 - 1998

ControverseModifier

Méthodes de recrutementModifier

Didier Cros a réalisé un documentaire diffusé sur plusieurs chaînes dont France 2[7] en 2011, La gueule de l’emploi[8],[9], portant sur les méthodes de recrutement de l'entreprise. Deux journées de session de recrutement pour des postes de conseiller prévoyance au sein de GAN sont organisées en deux phases : un entretien collectif et un entretien individuel. Le recrutement est mené par trois employés internes à l'entreprise (dont une directrice régionale et une responsable commerciale) et deux recruteurs externes (employés du cabinet de recrutement RST Conseil).

Les candidats sont convoqués à ces entretiens sans connaître ni le contenu du poste ni la rémunération envisagée. Ces informations sont dévoilées durant la seconde journée, lorsqu'il ne reste plus que trois candidats. Celle-ci est composée d'une partie fixe (égale au SMIC) et d'une partie variable (dite déplafonnée). La partie fixe est présentée par la directrice régionale de GAN, membre du jury de recrutement, comme plus attractive que ce que peuvent proposer les assureurs-employeurs concurrents, induisant ainsi l'existence de rémunérations fixes inférieures au SMIC.

Les séquences sont entrecoupées de témoignages émis a posteriori par des participants à cette journée de candidature. Ils font part de leurs impressions, de leurs sentiments, de leurs interrogations : la plupart d'entre eux ressortent de cet entretien à la fois amers et dubitatifs. L'un des candidats compare ce processus[10],[11],[12],[13] à de « l'abattage », à « du tri sélectif ». De son côté, l'entreprise reconnaît que le documentaire a pu émouvoir certaines personnes[14].

BibliographieModifier

  • GAN/Public Histoire, L'assurance, de la Royale au GAN : l'histoire de tous les projets, 1816-1992, Claude Tchou and sons/GAN, , 184 p. (ISBN 2-9507187-0-1).

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier