Gagoangwe

Gagoangwe, née vers 1845, morte en 1924, est l'équivalent d'une reine et reine-mère pour le BaNgwaketse, territoire d'un sous-groupe du peuple tswanas dans ce qui est maintenant le Botswana, à une époque cruciale pour l'indépendance de ce territoire face aux Boers et aux forces coloniales et sociétés britanniques.

Gagoangwe
Biographie
Décès
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Éléments biographiquesModifier

En 1875, elle quitte son mari et s'enfuit avec Bathoen, héritier des dirigeants du BaNgwaketse. En 1890, elle épouse Bathoen par une cérémonie chrétienne[1],[2],[3]. Son influence auprès de Bathoen Ier leur vaut le soutien de la London Missionary Society, face aux Boers de la colonie du Cap qui se sont établis aux frontières de leur territoire, et veulent continuer à s'étendre dans les régions septentrionales. En 1885, les dirigeants de l'Empire britannique décident de diviser le territoire tswana en deux : au sud de la rivière Molopo, ce territoire devient la colonie britannique de Bechuanaland (qui sera finalement intégrée à la colonie du Cap). Et au nord de cette rivière, il devient le protectorat du Bechuanaland (qui reste indépendant et donnera le Botswana, en 1966). En 1895, Bathoen Ier, avec les principaux chefs (ou rois) des sous-groupes twanas, Sebele I et Khama III, se rend en Grande-Bretagne pour rencontrer la reine Victoria afin qu'elle les protège de la pression exercée par la British South African Company de Cecil Rhodes pour annexer leurs territoires. En 1910, Bathoen Ier meurt et le fils aîné de Gagoangwe devient le roi. Mais en 1916, il est tué par son propre frère. À la suite de cela, Gagoangwe fait assassiner cet autre fils meurtrier, en 1923, et impose sa régence au profit de sa fille Ntebogang Ratshosa, avant de mourir un an plus tard[1],[2],[3]. Sa fille Ntebogang règne dès lors, jusqu'en 1928, où Bathoen II, petit-fils de Gagoangwe, lui succède.

RéférencesModifier

  1. a et b Fred Morton, Jeff Ramsay et Part Themba Mgadla, Historical Dictionary of Botswana, Scarecrow Press, , 123– p. (ISBN 978-0-8108-6404-7, lire en ligne)
  2. a et b (en) Henry Louis Gates, Jr., Emmanuel Akyeampong et Steven J. Niven, Dictionary of African Biography, Oxford, OUP USA, , 407– p. (ISBN 978-0-19-538207-5, lire en ligne)
  3. a et b Edwin Lloyd, Three Great African Chiefs (Khâmé, Sebelé and Bathoeng), T. F. Unwin, , 165– p. (lire en ligne)