Gabriel de Białystok

Gabriel de Białystok est un enfant martyr et saint orthodoxe du XVIIe siècle, fêté le 20 avril.

Gabriel de Białystok
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Biographie
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Étape de canonisation
Fête

Issu d'une famille de pieux paysans orthodoxes [1], Gabriel de Białystok est né le dans le village de Zvierki, près de Zabludow. Il naît dans un contexte de tensions religieuses du fait de la volonté de domination de l'Église Uniate contre l'Église Orthodoxe dans la région. En , âgé de seulement 6 ans, saint Gabriel de Białystok est assassiné[1].

La légende antisémite soutenue par l'église est que l'enfant fut enlevé de chez lui pendant la Pâque juive par Shutko, un Juif de Białystok. Il est accusé d'avoir emmené l'enfant, de l'avoir transpercé avec des objets pointus, de l'avoir saigné pendant neuf jours, puis d'avoir ramené le corps à Zverki et l'avoir jeté dans un champ du village. Cette accusation de meurtre rituel contre les Juifs est une célèbre allégation antisémite selon laquelle les Juifs assassineraient des enfants non juifs à des fins rituelle, pour la confection de pains azymes pour la Pâque.

Le corps fut retrouvé neuf jours plus tard non décomposé et gardé par des chiens qui le protégeaient contre les oiseaux. Le corps fut ensuite rendu à sa famille et enterré[2]. Il le resta environ 30 ans.

En 1720, lors d'une épidémie dans la région, la tombe du Saint fut accidentellement ouverte alors qu'on enterrait quelqu'un à côté de lui et on découvrit à la surprise générale que son corps n'était pas corrompu[2]. Beaucoup de miracles et de guérisons liées à l'épidémie eurent alors lieu par l'intervention de ses reliques. Le saint corps fut transféré dans l'église du village. L'église brûla en 1746 mais les reliques du Saint furent miraculeusement préservées du feu, et la main, qui avait été soumise aux flammes, ne perdit rien de sa peau incorrompue[2]. Après cet incendie les reliques furent transférées à Zabludow puis subirent plusieurs transferts.

Un culte se développe encouragé par l'église et Saint Gabriel de Białystok est canonisé en 1820. Ses reliques se trouvent actuellement dans la Cathédrale Saint-Nicolas de Białystok.

Le , la télévision étatique biélorusse a diffusé un film alléguant que l'histoire est véridique[3]. La relance de ce culte en Biélorussie est considérée comme une dangereuse expression d'antisémitisme dans les rapports internationaux sur les droits de l'homme et les libertés religieuses[4],[5],[6],[7],[8] qui ont été transmis au HCR[9].

Notes et référencesModifier

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  1. a et b Synaxaire des Saints de l'Église Orthodoxe, Tome Quatrième, p. 53
  2. a b et c http://www.orthodox.bialystok.pl/en/gabriel.htm ( en anglais )
  3. (en): Le neuf n'est-il que du vieux oublié dans l'espace post-soviétique? par Leonid Stonov, directeur international du Bureau des Droits de l'Homme et de l'Observation des Lois dans l'ancienne Union soviétique, le président de l'Association américaine des Juifs de l'ancienne URSS)
  4. (en): « Biélorussie. Rapport international sur la liberté religieuse 2003 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) Publié par le Bureau de la Démocratie, des Droits de l'Homme et du Travail
  5. (en): Biélorussie. Rapport International sur la Liberté Religieuse 2004 Publié par le Bureau de la Démocratie, des Droits de l'Homme et du Travail
  6. (en): Biélorussie. Rapport International sur la Liberté Religieuse 2005 Publié par le Bureau de la Démocratie, des Droits de l'Homme et du Travail
  7. (en): Biélorussie. Rapport International sur la Liberté Religieuse 2006 Publié par le Bureau de la Démocratie, des Droits de l'Homme et du Travail
  8. (en): Rapport International annuel sur la Liberté Religieuse 2004
  9. « UNHCR - U.S. Department of State Annual Report on International Religious Freedom for 2006 - Belarus »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)

SourcesModifier