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Gabriel Brizard
Biographie
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Activités

Gabriel Brizard 1744 - est un avocat, juriste du Parlement de Paris, écrivain, éditeur et historien français, premier commis à la chancellerie de l’ordre du Saint-Esprit.

Connu sous le nom d’« abbé Brizard » ou même tout simplement de « Brizard[1] », il était un ami et disciple des philosophes des Lumières.

Sommaire

PositionsModifier

Il avait une vénération sans bornes pour les travaux de Jean-Jacques Rousseau, Voltaire et Gabriel Bonnot de Mably dont il publia les œuvres qu'il annota parfois. Après le décès de Mably, il publia l'Éloge historique de l'abbé de Mably, qui était un philosophe précurseur du socialisme utopique qui lui valut d’obtenir un prix de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1787.

Il prit parti pour la Révolution française dont il soutint un certain nombre de réformes.

Ami de Voltaire dont il partageait les idées anti-cléricales, il fit, La Nouvelle Héloïse à la main, en compagnie de Jean-Baptiste Cloots, dit « Anacharsis », le pèlerinage d’Ermenonville pour aller se recueillir sur la tombe de Jean-Jacques Rousseau.

En collaboration avec Louis-Sébastien Mercier, 1740-1814, François Henri Stanislas de L'Aulnaye 1739-1830 et Pierre Prime Félicien Le Tourneur, 1737-1788, il publia, de 1788 à 1793, les œuvres complètes de Jean-Jacques Rousseau en 37 volumes :

Gabriel Brizard édita à Londres certains de ses travaux sous des pseudonymes dont celui de « Gallophile », c'est-à-dire « Ami des Français ». Il cultivait avec succès la poésie légère. En 1768, il avait publié un Éloge de Charles V, roi de France, 1768 qui fut couronné cette même année à l'Académie française. On a de lui, en manuscrit, une Histoire des Français, ouvrage considérable, mais qui est resté imparfait.

Il mourut pauvre et ignoré, à Paris, le .

ÉditionsModifier

  • Œuvres complètes de l’Abbé Mably, nouvelle édition précédée de l’éloge historique de l’auteur par M. l’abbé Brizard, 12 vol., édition presque complète d'une imprimerie à Londres (1789).
  • Œuvres complètes de Jean-Jacques Rousseau en 37 volumes, 1788-1793 : T. 1-4 : La Nouvelle Héloïse ; Les amours de Milord Edouard Bomston. T. 5-6 : Lettres élémentaires sur la botanique ; Fragmens pour un dictionnaire des termes d'usage en botanique. T. 7-9 : Politique. T. 10-13 : Émile, ou De l'éducation; Emile et Sophie ou Les solitaires. T. 14 : Émile, ou De l'éducation ou Pièces relatives à l'Emile. T. 15-17 : Sciences, arts et belles-lettres. T. 18 : Théâtre et poésies. T. 19-22 : Écrits sur la musique. T. 23-26 : Les confessions ; Les rêveries du promeneur solitaire. T. 27 : Contestation entre Hume et Rousseau avec les pièces justificatives. T. 28 : Pièces diverses relatives aux calomnies publiées contre Rousseau. T. 29-30 : Philosophie. T. 31-35 : Lettres sur divers sujets de philosophie, de morale et de politique. T. [36]-37 : Recueil des œuvres de musique de J.J. Rousseau ; Les consolations des misères de ma vie ou recueil de romances. T. [38] : Recueil de plantes coloriées pour servir à l'intelligence des lettres élémentaires sur la botanique de J.J. Rousseau. Paris: Chez Poinçot, 1789.

ŒuvresModifier

  • Éloge de Charles V, roi de France, 1768.
  • Fragment de Xenophon, Paris 1783.
  • Histoire du Baron des Adrets,
  • De l'Amour de Henri IV pour les Lettres. À Paris, de l'Imprimerie de Ph. D. Pierres, 1785-1786. in-16. 2ff. 243pp
  • Analyse du Voyage Pittoresque de Naples et de Sicile. Paris, Imprimerie de Clousier et se trouve chez Delafosse. 1787. in-8. 79pp.
  • Éloge historique de l'abbé de Mably 1787
  • Histoire généalogique de la Maison de Beaumont, en Dauphiné, 1779, 2 volumes in-folio publiée aux frais de Christophe de Beaumont,archevêque de Paris.
  • Lettre un ami, sur l'Assemblée des Notables. 1787, in-8.
  • Modestes observations sur le Mémoire des Princes faites au nom de vingt-trois millions de citoyens françois. De l'Imprimerie Nationale, 22 décembre 1788
  • Du massacre de la Saint-Barthélemy, et De l'influence des étrangers en France durant la Ligue : " Discours historique avec les preuves et développemens ". - Paris : Garnéry [1790].
  • Premières et secondes lettres sur l'assemblée des notables, Paris, 1787,in-8°,
  • Les Imitateurs de Charles IX ou les Conspirateurs foudroyés'[2] , de l'Imprimerie du Clergé et de la Noblesse de France dans une des caves ignorées des grands Augustins, Paris, 1790.

SourcesModifier

  • Dictionnaire historique, critique et bibliographique, par une Société de Gens de Lettres, à Paris chez Mesnard et Desenne, Libraires, rue Git-le-cœur, no 8, 1821.
  • Gabriel Brizard et Jean-Baptiste Cloots "Anacharsis à Ermenonville, au Plessis-Belleville et à Montmorency" dans Jean-Jacques Rousseau, Correspondance complète éd. Par R.A. Leigh, t. XLV, 1986, p. 163, 166, 173-74, 187, 189, 196, 197, 201-202, 207 (Visite de ces lieux par les deux hommes, avec La Nouvelle Héloïse à la main. Evocation du roman pendant le pèlerinage).

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Gabriel Brizard dit Brizard avait un homonyme plus âgé en la personne de Jean-Baptiste Britard dit également Brizard (1721- ), célèbre acteur du Théâtre Français qu’une amitié tendre et constante unissait à Voltaire dont il interpréta de nombreuses pièces de théâtre, notamment Agathocle qui fut représenté pour l'anniversaire de sa mort le où il joua le rôle principal « avec sa forte voix et ses cheveux blancs » comme l’avait dit et prévu Voltaire avant de mourir, alors que Gabriel Brizard n’avait que 35 ans cette année-là.
  2. Les Imitateurs de Charles IX ou les Conspirateurs foudroyés, édition de 1790.