Fritz Reinhardt (secrétaire d'État)

homme politique allemand

Fritz Reinhardt
Illustration.
Fonctions
secrétaire d'État au Ministère du Reich aux Finances
Premier ministre Adolf Hitler
Prédécesseur Arthur Zarden
Membre du Reichstag
– ?
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Ilmenau
Date de décès (à 74 ans)
Lieu de décès Ratisbonne
Parti politique Parti nazi
Profession comptable

Fritz Reinhardt (né le à Ilmenau, mort le à Ratisbonne) est secrétaire d'État au Ministère du Reich aux Finances dans le régime nazi.

BiographieModifier

Au début de la Première Guerre mondiale, il est à Riga et interné en tant qu'étranger ennemi en Sibérie. En 1919, il est directeur de l'école de commerce à Ilmenau puis fonde la première école à distance à Herrsching am Ammersee. Il travaille également pour le service des finances du Land de Thuringe.

En (ou selon d'autres sources en 1924), il rejoint le parti nazi et se fait rapidement remarquer par ses talents d'orateur et sa connaissance de l'économie et de la fiscalité. Il dirige la section de Herrsching puis est gauleiter du district de Haute-Bavière. De 1928 à 1933, il dirige le Reichsredner (de) et forme 6000 membres à la propagande nazie[1]. En 1930, il est élu au Reichstag et convainc de la crédibilité du NSDAP en matière de fiscalité. En 1933, il devient responsable au sein de la SA et membre de la chancellerie du NSDAP.

Le , Hitler le nomme secrétaire d'État au Ministère du Reich aux Finances sous la direction de Lutz Schwerin von Krosigk, à la place d'Arthur Zarden, démis en raison de ses origines juives. Reinhardt prend les décisions en matière de fiscalité et fonde en 1937 le Zollgrenzschutz.

Reinhardt dirige le programme de lutte contre le chômage qui prend bientôt son nom. En , il étabit un régime fiscal selon l'idéologie nazie. Par la suite, il signe un certain nombre de règlements et de décisions contre les Juifs comme en 1942, la comptabilité de l'or pillé aux Juifs spoliés et assassinés. On ne sait pas si c'est lui qui a donné son nom à l'Aktion Reinhard[2].

Il est fait prisonnier des Alliés en 1945, jugé durant les procès de la dénazification le et condamné à quatre ans de travaux. En appel, la peine est confirmée fin 1949, mais est réduite à trois ans. Elle est de nouveau confirmée fin 1950 et son internement ne comprend pas le temps entre sa capture et le procès. Durant les procès, il se donne le rôle d'un expert financier pour le Reich, minimisant son rôle envers les Juifs et appliquant les décisions des autres ministères. Par ailleurs, ses écrits sont mis à l'index par les forces d'occupation[3].

Après sa libération, Reinhardt travaille comme comptable et ne reprend pas de vie publique. Il vit à Bad Wörishofen et Riedenburg. Son fils Klaus (de), né en 1941, deviendra général de la Bundeswehr.

Notes et référencesModifier

  1. Gerhard Paul: Aufstand der Bilder. Die NS-Propaganda vor 1933. Bonn 1992, (ISBN 978-3-801-25015-7), S. 67.
  2. Hermann Weiß, Biographisches Lexikon zum Dritten Reich, Fischer, Frankfurt 1998, S. 370
  3. http://www.polunbi.de/bibliothek/1946-nslit-r.html

SourcesModifier