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Friedrich Ludwig Jahn

Friedrich Ludwig Jahn.

Friedrich Ludwig Jahn (né le à Lanz – mort le à Freyburg, Saxe-Anhalt) était un éducateur allemand, promoteur de la gymnastique et du nationalisme germanique via son organisation « Turnverein » au sein du Mouvement gymnique allemand.

BiographieModifier

 
Croix « Turnerkreuz » avec les 4 F sur les vestiaires d'un terrain de sport à Eisenberg (Pfalz).
 
Son mausolée à Freyburg (Saxe-Anhalt).

Friedrich Ludwig Jahn est le fils d'un pasteur protestant Alexander Friedrich Jahn (1742-1811) et de sa femme, la fille du pasteur Dorothea Sofia, n. Schultze (* 1751). En 1791, il fréquente le lycée de Salzwedel (Altmark), qui fur renommé en 1931 Jahngymnasium Salzwedel. À partir de 1794, il étudie au lycée zum Grauen Kloster à Berlin qu'il quitte deux ans plus tard sans diplôme.

Idées et postéritéModifier

Il est souvent appelé Turnvater Jahn, le « père de la gymnastique », pour ses apports à ce sport. Sa gymnastique, le « Turnen », agit sur le plan physique mais aussi au niveau du sentiment national. Elle a été conçue après la défaite d'Iéna face à la France. Elle avait pour objectif de préparer la revanche en restaurant la virilité du peuple allemand et le sentiment national dans le but de créer un État-nation allemand. Le Turnen représente la virilité, l'éducation collective qui vise à ré-imprégner l’individu de la culture de son pays. Il développe la solidarité et le sentiment national.

Le mouvement du Turnverein qu'il a fondé a eu une influence intellectuelle sur la genèse du nazisme[1] et du Sokol en Tchèquie[2].

Le logotype de son organisation comportait une croix stylisée avec 4 F pour « Frisch, fromm, fröhlich, frei » c'est-à-dire : « frais, pieux, fier, libre ».

Il considérait la pratique du sport par le peuple comme une nécessité afin travailler contre son asservissement et de préparer la lutte contre « les ennemis de la liberté » et d'éveiller une conscience nationale, en Allemagne.

C'est ainsi qu'on lui prête (car non compris dans ses propres publications) la citation suivante : « Les Polonais, les Français, les curetons, la noblesse et les Juifs sont la malchance de l'Allemagne » et qui a été repris au début du XXe siècle pour accréditer le nationalisme allemand, et être considéré par les nazis comme un précurseur de leur doctrine (avec l'amour pour le sport afin maintenir les soldats potentiels en forme).

ŒuvresModifier

  • Bereicherung des hochdeutschen Sprachschatzes (Leipzig, 1806).
  • Deutsches Volksthum (Lübeck, 1810).
  • Runenblätter (Frankfurt, 1814).
  • Die Deutsche Turnkunst (Berlin, 1816).
  • Neue Runenblätter (Naumburg, 1828).
  • Merke zum deutschen Volksthum (Hildburghausen, 1833).
  • Selbstvertheidigung (Vindication) (Leipzig, 1863).

Notes et référencesModifier

  1. Peter Viereck écrit ainsi dans Conservatism Revisited, page 70 : « Jahn's organized gangs, praised by a contemporary nationalist as 'the Storm Troopers' of a future nationalist seizure of power, roamed the streets molesting citizens who looked 'un-German'. »
  2. (en) Claire Nolte, The Sokol in the Czech Lands to 1914: Training for the Nation.

BibliographieModifier

Voir aussiModifier