Fort portugais de Ouidah

ancien fort portugais situé à Ouidah, Bénin
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Fort portugais de Ouidah
Image illustrative de l’article Fort portugais de Ouidah
Représentation du fort en 1890
Nom local Fort portugais São-Jão-Batista-de-Ajuda
Type Fort
Début construction XVIIIe siècle
Fin construction 1721
Destination initiale Place forte
Propriétaire actuel République du Bénin
Destination actuelle Musée d'histoire de Ouidah
Site web Site officiel
Coordonnées 6° 21′ 33″ nord, 2° 05′ 24″ est
Pays Drapeau du Bénin Bénin
Département Atlantique
Commune Ouidah
Géolocalisation sur la carte : Bénin
(Voir situation sur carte : Bénin)
Fort portugais de Ouidah

Le Fort portugais de Ouidah, ou Fort Saint-Jean-Baptiste-d'Ajuda, est un ancien fort défensif situé dans la commune de Ouidah, dans le département de l'Atlantique, au Bénin.

HistoriqueModifier

Bâti en 1721 par un capitaine de vaisseau, Joseph de Torres, originaire de Bahia, le Fort Portugais de Ouidah portait le nom de São-Jão-Batista-de-Ajuda[1].

Sous contrôle Portugais, le fort permettait à ces derniers de maintenir les relations diplomatiques et commerciales avec le pouvoir local en place. La fonction du fort évoluait au gré des changements sur les plans social, religieux et commercial. L'enceinte perdit peu à peu son caractère militaire et devint plus propice à un séjour confortable et à la réception des visiteurs.

En 1861, le fort devint une base de la Mission Catholique, qui mit en place une première école au Dahomey et commença peu après à administrer les baptêmes. Lorsque la France s'installa dans le Dahomey dans les années 1890, le fort était toujours considéré comme propriété exclusive du Portugal[2].

Il est resté la propriété de l'état portugais jusqu'en 1961, date à laquelle il fut annexé de force par le gouvernement de la République du Dahomey. Il y avait en effet cinq forts à Ouidah : les forts portugais, anglais, français, danois et hollandais. Ils ont tous été brûlés en 1961 après l’Indépendance du Bénin, à l’époque du régime autoritaire de Salazar au Portugal. Le fort portugais est resté débout mais ses archives ont toutes été détruites, brûlées par les portugais lors de leur départ forcé[3].

En 1967, la transformation du fort en musée fut opérée par les portugais eux-mêmes, qui y rapportent ainsi quelques objets et documents d'époque. Notamment, la recherche sur l’Afro-Brésil par Pierre Verger etait la base pour la muséalisation du fort[4]. Le fort originel étant en ruines depuis les années 1960, il ne reste qu'une bâtisse coloniale aux murs blancs, avec toutefois la présence d’un petit azulejo qui rappelle le Portugal.

ArchitectureModifier

Aujourd’hui, le fort couvre la surface d’un hectare environ et entre ses murs se trouvent une résidence des représentants officiels du Portugal, une chapelle, une garnison et des casernes.

GalerieModifier

RéférencesModifier