Un empereur cloîtré (en japonais 太上法皇, qui peut se lire Daijō Hōō ou Daijō Hō et aussi être abrégé en 法皇 (Hōō?)) est un empereur du Japon (tennō) qui a abdiqué et est entré dans la communauté monastique bouddhiste en recevant le rite pravrajya (en).

Les empereur cloîtrés agissent parfois en tant qu'empereur retiré (daijō tennō), conservant donc leur pouvoir effectif. Le titre est porté pour la première fois par l'empereur Shōmu, puis est plus tard repris par beaucoup d'autres empereurs qui « prennent la tonsure », indiquant une décision de devenir moine bouddhiste[1].

Époque de HeianModifier

Les empereurs qui règnent en tant qu'empereur cloîtré sont :

L'empereur Go-Hanazono abdique en 1464 (5e année de l'ère Kanshō) mais peu après éclate la guerre d'Onin (Onin-no-ran) et il n'y a plus d'abdication jusqu'en 1586 (la 5e année de l'ère Tenshō), quand l'empereur Ōgimachi transmet les rênes du gouvernement à son petit-fils, l'empereur Go-Yōzei. L'état de désordre du pays est à l'origine de l'arrêt de cette pratique ainsi que le fait qu'il n'y ait plus de parti ni d'argent pour soutenir un ancien empereur et son pouvoir[2].

Époque d'EdoModifier

Le dernier empereur cloîtré est l'empereur Reigen.

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Ponsonby-Fane, Richard. (1963). Vicissitudes of Shinto, p. 27.
  2. Ponsonby-Fane, Kyoto, pp. 340-341.

Source de la traductionModifier