Duncan II (Mormaer de Fife)

Donnchad II de Fife (mort en 1204), anglicisé en Duncan II ou Dunecan II, mormaer ou comte de Fife de 1154 à 1204

Donnchad II de Fife
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Activité
AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Enfant

BiographieModifier

Donnchadh succède encore enfant à son père et homonyme Donnchad Ier. Comme fils du précédent Mormaer ou comte de Fife, il reçoit le titre à la mort de son père selon la règle de primogéniture, mais il ne devient pas le chef de son clan, le Clann MacDuib. Cette charge est sans doute attribuée à son cousin et héritier selon la règle de la tanistrie, Aed mac Gille Míchéil.

Comme certain Mormaers de Fife, Donnchad II est nommé Justiciar d'Écosse au nord du Forth. Du fait de la minorité de Donnchadh Ferchar, Mormaer de Strathearn, acquiert une position dominante parmi les chefs de la noblesse gaëlique en opposition au jeune roi Máel Coluim IV.

G. W. S. Barrow avance que c'est pendant le gouvernement de Donnchad que Beinn MacDuibh prend son nom lorsque Donnchad II acquiert des domaines dans cette région. Donnchadh, comme les autres Mormaers de Fife, demeure très proche du roi. Son nom est relevé entre autres dans la charte de donation au prieuré de île de May. Donnchadh fait partie du Parlement de 1173/1174 qui se montre réservé sur la décision du roi de reconquérir le Northumberland [1]. La personne même de Donnchad est désignée pour être otage en Angleterre à la suite de la défaite de Guillaume le Lion avant la signature du traité de Falaise, bien que dans les faits d'autres furent certainement envoyés à sa place.

Le jour de Noël 1160, il épouse une certaine Ada (Ela/Hela/Adela) qui est présentée dans les documents officiels comme une « proche parente » du roi Máel Coluim IV, soit sa demi-sœur par son père Henri d'Écosse ou sa nièce.[2],[3],[4],[5] sous réserve que le père de Máel Coluim IV Henri d'Écosse ait eu d'autres enfants avant son mariage.[6] Plus récemment Richard Oram estime qu'elle est plus certainement la cousine maternelle du roi, nièce de sa mère Ada de Warenne

De cette union, Donnchad II laisse trois fils, Mael Coluim, Donnchad, et Dabíd (en anglais Malcolm, Duncan, et David), dont deux portent les noms des souverains d'Écosse contemporains. Il a un quatrième enfant une fille dont le nom reste inconnu. Les comtes de Fife ont toujours été considérés comme des partisans importants du roi Dabid Ier. Dès 1152, après la mort d'Henri d'Écosse, le fils du roi David Ier, c'est son père Donnchad Ier qui avait escorté le jeune Máel Coluim IV, afin de présenter au royaume l'héritier présomptif[7]

Son fils ainé Máel Coluim Ier lui succède en 1204.

Source de la traductionModifier

Notes et référencesModifier

  1. G. W. S. Barrow, Kingship and unity. Scotland 1000-1306, p. 126
  2. Dalton, Stephanie. 15 Jan 2006.Walking the line back in time profile of Johnny Cash, Scotland's People, Scotsman.com. Retrieved 28 June 2007.
  3. Manzoor, Sarfraz (Sunday 7 February 2010).Scottish roots of Johnny Cash, the man in black tartan.Guardian.uk.co, The Observer. Retrieved 2011-04-12.
  4. Cash, John R. with Patrick Carr, Johnny Cash, the Autobiography, Harper Collins 1997, p. 3.
  5. (en) Cash, Roseanne, Composed : A Memoir, Viking Press/Penguin Group, , 256 p. (ISBN 978-1-101-45769-6, lire en ligne)
  6. Paul, Sir James Balfour (ed.), Wood’s Edition of David Douglas’s Scots Peerage (Edinburgh, 1907) vol IV, p.  7.
  7. Barrow, G.W.S. Earl's of Fife in the 12th Century, (Proceedings of the Society of Antiquaries of Scotland, 1952-53), p. 54.

BibliographieModifier

  • (en) Andrew McDonald « Macduff family, earls of Fife (per. c.1095–1371) » Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004.
  • (en) John Bannerman, « MacDuff of Fife » in A. Grant & K.Stringer (eds.) Medieval Scotland: Crown, Lordship and Community, Essays Presented to G.W.S. Barrow, (Edinburgh, 1993), pp. 20–38
  • (en) G. W. S. Barrow, The Anglo-Norman Era in Scottish History, (Oxford, 1980).
  • (en) G. W. S. Barrow, Earls of Fife in the 12th Century, (Proceedings of the Society of Antiquaries of Scotland, 1952–53), pp. 51–61.
  • (en) G. W. S. Barrow, The Kingdom of the Scots: Government, Church and Society from the Eleventh to the Fourteenth Century, (Edinburgh, 2003)
  • (en) Paul, Sir James Balfour (ed.), Wood’s Edition of David Douglas’s Scots Peerage (Edinburgh, 1907).