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Déclaration de Cambridge sur la conscience

La Déclaration de Cambridge sur la Conscience (en anglais Cambridge Declaration on Consciousness)[1],[2] fait référence au manifeste signé en juin 2012 dans l'Université de Cambridge (Royaume-Uni) durant une série de conférences[3] sur la conscience chez les animaux humains et non humains ; la Déclaration conclut que les animaux non humains ont une conscience analogue à celle des animaux humains[4].

ContexteModifier

Au cours de la Conférence commémorative Francis Crick à l'Université de Cambridge, en Angleterre, le 7 juillet 2012, treize neuro-scientifiques d'institutions de renommée telles que Caltech, le MIT ou l'Institut Max Planck, en présence du scientifique Stephen Hawking, ont signé un manifeste revendiquant l'existence de « conscience » chez de nombreux animaux non-humains[5] :

« Nous avons décidé de parvenir à un consensus et faire une déclaration dirigée au public qui n'est pas scientifique. C'est évident pour tout le monde dans cette salle que les animaux ont une conscience, mais ce n'est pas évident pour le reste du monde. Ce n'est pas évident pour le reste du monde occidental ni pour l'Extrême-Orient. Ce n'est pas évident pour la société. »

— Philip Low, dans la présentation de la Déclaration sur la conscience, Cambridge, 7 juillet, 2012

Selon la Déclaration, les recherches à ce jour ont démontré la capacité des organismes du règne animal à percevoir leur propre existence et le monde autour d'eux. En outre, au cours des dernières années la neuroscience a étudié les zones du cerveau et a découvert que les zones qui nous distinguent des autres animaux ne sont pas celles qui produisent la conscience. Ainsi, il en résulte que les animaux étudiés possèdent une conscience parce que "les structures cérébrales responsables des procès que génèrent la conscience chez les humains et les autres animaux sont équivalentes"[3],[5].

Le 29 mars 2019, la Déclaration de Toulon sur la personnalité juridique de l'animal[6] a été prononcée, en réponse à la Déclaration de Cambridge, par Louis Balmond, Caroline Regad et Cédric Riot. Si les animaux sont des êtres sensibles, intelligents, possédant les substrats neurologiques de la conscience, alors il serait logique de les traiter comme des personnes juridiques, et non des choses.

Notes et référencesModifier

  1. http://fcmconference.org/img/FCMCProgram.pdf
  2. Déclaration de Cambridge, traduction
  3. a et b Francis Crick Memorial Conférence 2012: Consciousness in Human and non-Human Animals, 7 juillet 2012, Cambridge, Royaume-Uni.
  4. Low, Philip et al. (2012) The Cambridge Declaration on Consciousness Publiquement proclamée à Cambridge, le 7 de juillet 2012, à la Francis Crick Memorial Conference on Consciousness in Human and non-Human Animals, Philip Low, Jaak Panksepp, Diana Reiss, David Edelman, Bruno Van Swinderen, Christof Koch, University of Cambridge.
  5. a et b (pt) « Consciência animal: para além dos vertebrados », (consulté le 7 août 2013)
  6. « Déclaration de Toulon sur la personnalité juridique de l'animal »