Coupe internationale de la montagne

compétition sportive de course en montagne
Coupe internationale de la montagne
Généralités
Sport Course en montagne
Création
Disparition
Autre(s) nom(s) CIME
Organisateur(s) Spiridon
Éditions 21e (1995)
Catégorie Course en montagne
Périodicité annuelle
Statut des participants Amateur et professionnel

Palmarès
Plus titré(s) masculin Drapeau : Suisse Stefan Solèr (4)
féminin Drapeau : France Brigitte Eustache (3)

La Coupe internationale de la montagne, abrégée CIME, est une compétition internationale de course en montagne disputée chaque année qui désigne un champion. Créée par le magazine Spiridon, elle s'est tenue entre 1975 et 1995.

HistoireModifier

À la suite de la création de la course de montagne Sierre-Zinal en 1974 qui connaît un succès inattendu, le magazine Spiridon souhaite promouvoir la discipline qui ne connaît pas encore de compétition internationale. Prenant contact avec les différents organisateurs des épreuves, Noël Tamini s'associe avec Jean-Claude Pont, créateur de Sierre-Zinal, pour mettre au point le règlement de la Coupe internationale de la montagne, que Jean-Claude abrège en CIME (Coupe Internationale de la MontagnE)[1],[2],[3],[4]. La première saison a lieu en 1975 avec 18 courses dans cinq pays (Suisse, France, Italie, Allemagne de l'Ouest et Royaume-Uni). Des courses renommées comme Sierre-Zinal, Sierre-Montana en Suisse, l'ascension du mont Ventoux en France, l'ascension du Monte Faudo en Italie ou la course du Ben Nevis au Royaume-Uni y figurent au calendrier[5],[6].

En 1976, le calendrier passe à 31 courses dont notamment la Three Peaks Race et le semi-marathon Marvejols-Mende[7]. Pour les épreuves de fell running, les courses éligibles ne doivent pas comprendre d'orientation mais avoir un parcours clair[8]. Pour cette raison, les courses britanniques disparaissent peu à peu du calendrier.

Le calendrier atteint 52 courses en 1980[9] puis voit son record d'épreuves battu en 1986 avec 67 courses inscrites[10].

Lors de la mise en place du premier Trophée mondial de course en montagne, l'IAAF ne démontre aucun intérêt à la CIME, considérant les épreuves comme des courses amateur, notamment à cause du fait que les hommes et femmes de toutes les catégories d'âge prennent le départ en même temps[11].

L'intérêt de la CIME décline au début des années 1990. En 1995, le comité passe en mains françaises pour une ultime saison[4],[12].

RèglementModifier

Lors de sa création, les courses sont réparties en trois catégories :

  • A : courses internationales avec au moins 300 coureurs classés
  • B : courses interrégionales
  • C : courses régionales

Le score final cumule les cinq meilleures performances de la saison. Pour être classé, un athlète doit participer à au moins cinq épreuves et marquer au moint un point[5],[13].

Barème de points
Classement 1er 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e 11e 12e 13e 14e 15e 16e 17e 18e etc.
Points pour les courses de catégorie A 40 36 33 31 30 29 28 27 26 25 24 23 22 21 20 19 18 17 etc.
Points pour les courses de catégorie B 30 26 23 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 etc.
Points pour les courses de catégorie C 20 18 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0

1979 voit l'introduction de la catégorie « Super ». Elle est réservée aux courses présentant des difficultés comme un long parcours ou un fort dénivelé. Les courses de cette catégorie sont sélectionnées parmi le calendrier. Le score final cumule les points des trois courses « Super » plus les cinq meilleurs résultats des autres courses[14]. En 1979, ce sont l'ascension du mont Faron, Sierre-Zinal et Fully-Sorniot[15].

1984 voit un changement de catégorisation des courses. Elles ne sont plus classées selon leur notoriété mais selon l'aspect technique de leur parcours :

  • Rouge : parcours long de plus de 18 km
  • Grise : parcours sur route long de moins de 18 km
  • Brune : parcours sur chemin long de moins de 18 km

La catégorie « Super » est toujours présente et s'applique à trois courses du calendrier sélectionnées parmi chacune des précédentes catégories.

Le score final cumule les deux meilleures performances de la saison dans chacune des catégories Rouge, Grise et Brune ainsi que les résultats des trois courses Super. Pour être classé, un athlète doit participer à au moins deux épreuves[16],[17].

Barème de points
Classement 1er 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e 11e 12e 13e 14e 15e 16e 17e 18e etc.
Points pour les courses de catégorie Super 40 36 33 31 30 29 28 27 26 25 24 23 22 21 20 19 18 17 etc.
Points pour les autres courses 20 18 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0

ÉpreuvesModifier

De nombreuses épreuves ont acquis leur renommée grâce à la CIME. Lors de la première saison en 1975, seules les courses Sierre-Zinal et Sierre-Montana sont classées en catégorie A[5].

En 1979, les courses Montreux-Les-Paccots[18], qui devient Montreux-Les-Rochers-de-Naye trois ans plus tard, et le cross du Mont-Blanc rejoignent le calendrier[19]. Plus tard, des courses comme Neirivue-Moléson[20] ou la montée du Grand Ballon deviennt des épreuves incontournables du calendrier[21].

VainqueursModifier

Année Hommes Femmes
1975   Robert Wehren   Annick Loir
1976   Daniel Fischer   Ingrid Bracco
1977   Stefan Solèr   Marie-Hélène Deloffre
1978   Stefan Solèr   Édith Couhé
1979   Stefan Solèr   Erika Schumacher
1980   Claudio Simi   Hélène Leuenberger
1981   Stefan Solèr   Katharina Beck
1982   Hansruedi Kohler   Susi Riermeier
1983   Herbert Franke   Martine Bouchonneau
1984   Erich Amann
  Stéphane Gmünder
  Eroica Staudenmann
1985   Erich Amann   Martine Oppliger
1986   Beat Imhof   Annick Mérot
1987   Pierre André   Annick Mérot
1988   Michel Marchon   Fabiola Rueda
1989   Georg Friedl   Noëlle Julien
1990   Michel Marchon   Noëlle Julien
1991   Michel Marchon   Elsbeth Heinzle
1992   Pierre André   Brigitte Eustache
1993   Thierry Icart   Brigitte Eustache
1994   René Amoudruz   Brigitte Eustache
1995 ? ?

Notes et référencesModifier

  1. Noël Tamini, « En route pour la première CIME! », Spiridon,‎ , p. 15,45 (lire en ligne, consulté le )
  2. Noël Tamini, « La CIME est aussi bien autre chose », Le Confédéré,‎ , p. 7 (lire en ligne, consulté le )
  3. Camille Viale et André Bertero, « La course en montagne en pleine ascension ! », Athlétisme,‎ , p. 28 (lire en ligne, consulté le )
  4. a et b Noël Tamini, « EN ROUTE POUR LA PREMIÈRE CIME! », Le mmmille-pattes,‎ , p. 6-7 (lire en ligne, consulté le )
  5. a b et c Noël Tamini, « Règlement de la Coupe internationale de la Montagne Championnat d'Europe », Spiridon,‎ , p. 33-34 (lire en ligne, consulté le )
  6. « La CIME (Coupe internationale de la Montagne) a officiellement « démarré » cette année », Le Nouvelliste,‎ , p. 7 (lire en ligne, consulté le )
  7. Noël Tamini, « Calendrier des épreuves de la CIME de I976 », Spiridon,‎ , p. 15 (lire en ligne, consulté le )
  8. (en) Paul Spencer-Ellis, « C.I.M.E. (Coupe Internationale de la Montagne Championnat d'Europe) », The Fellrunner,‎ , p. 36-37 (lire en ligne, consulté le )
  9. « CIME: 52 manches au calendrier 1980 », Le Nouvelliste,‎ , p. 17 (lire en ligne, consulté le )
  10. (de) Fred Henzen, « Wer wird Europa-Bergkönig? », Walliser Volksfreund,‎ , p. 11 (lire en ligne, consulté le )
  11. (en) John Blair Fish, « Italian International Mountain Championships, San Gionvanni, Verona », The Fellrunner,‎ , p. 85 (lire en ligne, consulté le )
  12. « CIME 94: domination française! », Le Nouvelliste,‎ , p. 22 (lire en ligne, consulté le )
  13. « Règelement de la CIME pour 1980 », Le Nouvelliste,‎ , p. 21 (lire en ligne, consulté le )
  14. « Classement final de la CIME 1978 », Spiridon,‎ , p. 37 (lire en ligne, consulté le )
  15. « Championnat d'Europe de la montagne 1979 », Le Nouvelliste,‎ , p. 10 (lire en ligne, consulté le )
  16. « Situation dans le championnat CIME après 15 épreuves », Le Nouvelliste,‎ , p. 13 (lire en ligne, consulté le )
  17. Philippe Dély, « La beauté dans l'effort », Le Nouvelliste,‎ , p. 22 (lire en ligne, consulté le )
  18. Marius Berset, « Près de 300 concurrents à la course CIME Montreux-Les-Paccots - Cavalier seul de l'Anglais Simmons », La Liberté,‎ , p. 13 (lire en ligne, consulté le )
  19. « Premier cross du Mont-Blanc », Le Nouvelliste,‎ , p. 17 (lire en ligne, consulté le )
  20. « Dimanche, 3e Course pédestre Neirivue - Le Moléson », La Gruyère,‎ , p. 11 (lire en ligne, consulté le )
  21. « Palmares de la course », sur monteegrandballon.free.fr (consulté le )

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier