Corde fixe

Une corde fixe est une corde qui est fixée sur une voie d'ascension pour assister les alpinistes ou les grimpeurs durant l'ascension.

Alpinistes remontant sur une corde fixe
Alpinistes remontant sur une corde fixe lors de l'ascension du Imja Tse (6 183 m) au Népal

ExpéditionModifier

En expédition, elles sont utilisées pour sécuriser les passages difficiles sur les ascensions. Elles permettent, notamment, sur les ascensions de sommets de plus de huit mille mètres de faire plus facilement le trajet entre les différents camps. Sur le « Ressaut Hillary », par exemple, les cordes fixes réduisent les ralentissements d'alpinistes qui ont lieu dans cette section sous le sommet dans la zone de la mort.

Escalade artificielleModifier

En escalade artificielle, notamment sur les grandes ascensions en style capsule, les cordes fixes sont indispensables. Elles sont installées pour pouvoir atteindre facilement le niveau le plus haut atteint la veille. Le matin, une remontée sur jumar est faite sur les cordes fixes installées la veille pour continuer l'ascension.

ControverseModifier

Souvent les ascensions sur cordes fixes, notamment en style expédition, ne sont pas reconnues comme de vraies ascensions. Par exemple, David Lama a escaladé en libre une voie en 2012 sur le Cerro Torre après qu'on lui ait reproché d'avoir fait cette ascension en 2010 avec des cordes fixes[1].

De plus, les cordes fixes, lorsqu'elles sont anciennes, restent un danger pour les alpinistes : « Pour devenir un vieux grimpeur, je me suis fixé quelques règles simples avec lesquelles je ne transige pas : […] ne jamais toucher à de vieilles cordes fixes. […] Avec les vieilles cordes fixes, c'est la roulette russe. Vous avez un tas de vieille cordes […]. Vous choisissez celle qui a l'air la plus récente, vous commencez à remonter au jumar… et au bout de 25 mètres, vous voyez qu'elle a été frappée par une pierre et qu'elle ne tient plus que par trois brins de l'âme. On ne peut jamais savoir parce qu'on ne voit jamais toute la longueur de corde » explique Adam Bielecki[2].

RéférencesModifier

  1. Cerro Torre David Lama and Redbull
  2. Adam Bielecki (trad. Agnieszka Warszawska), Le gel ne me fermera pas les yeux, éditions Paulsen, , 301 p. (ISBN 978-2352212881), p. 296 et sv.