Ouvrir le menu principal

Contrôle actif du bruit

technique de réduction du bruit indésirable par l’utilisation de sources de bruit auxiliaires
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir ANC.
Représentation schématique du contrôle actif du bruit

Le contrôle actif du bruit ou « antibruit » (en anglais, active noise control ou ANC) est une technique de réduction du bruit indésirable par l’utilisation de sources de bruit auxiliaires. Le contrôle actif s'oppose au contrôle passif. Un exemple classique de contrôle passif du bruit est par exemple l'utilisation de matériaux absorbants (mousses, laines minérales, etc.) sur les parois d'un local (isolation phonique).

Malgré un côté un peu « magique », il s’agit d’une technique de réduction du bruit comme une autre[1]. Les principes de base du contrôle actif sont assez élémentaires mais leur mise en œuvre pratique est difficile en général[1].

Principe de baseModifier

Le bruit est une fluctuation de pression. Si une source auxiliaire (dite secondaire) émet une onde de pression (un bruit) avec la même amplitude et en opposition de phase avec le bruit indésirable, les deux champs de pression se superposent pour donner le silence. Quand deux ondes sont en opposition de phase, le maximum de l'une coïncide avec le minimum de l'autre et réciproquement : la somme des deux ondes s'annule[1]. Dans la pratique on n'obtient pas exactement le silence mais une réduction du bruit plus ou moins importante en fonction de la méthode utilisée pour générer "l'antibruit".

Dans les systèmes utilisés actuellement, les sources secondaires émettent un bruit calculé en temps réel par des DSP (processeurs dédiés au traitement du signal)[1].

Avantages du contrôle actif du bruitModifier

Parmi les avantages du contrôle actif on note[réf. nécessaire] :

  • une efficacité accrue pour le traitement des basses fréquences, pour lesquelles les matériaux absorbants acoustiques passifs sont peu efficaces sauf en forte épaisseur (donc encombrement) ;
  • un encombrement et une masse réduite (particulièrement recherché en aéronautique) ;
  • une capacité de traitement sélective (notions de design sonore): on peut, en réglant le générateur de signal, modifier l'impédance acoustique de la paroi sur laquelle est installé le système, et ainsi modifier instantanément la réverbération de cette paroi.

Exemples d'applicationsModifier

  • le casque antibruit actif ;
  • l'échappement actif ;
  • la réduction du bruit dans les gaines de ventilation ;
  • la réduction du bruit dans les aéronefs ;
  • la réduction du bruit dans les cheminées industrielles.

Pour aller plus loinModifier

Le premier brevet sur le contrôle actif est attribué à Paul Lueg en 1934 (U.S. Patent 2,043,416), il expliquait comment annuler des sons purs dans des tuyaux[2].

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

RéférencesModifier