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Claude-Yves Robin

dirigeant d'entreprise français
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Claude-Yves Robin
Naissance
Nationalité Flag of France.svg Française
Profession
Dirigeant d'entreprise français
Formation

Claude-Yves Robin est un dirigeant d'entreprises français, spécialiste du monde de l'audiovisuel et de la communication, anciennement directeur général de France 2.

FormationModifier

Né le , Claude-Yves Robin est diplômé d'EM LYON (promotion ESC 1986).

En 2007, il a été élevé au grade d'Officier des Arts et Lettres, et en 2011 il a été décoré Chevalier de l'ordre national du Mérite par Luc Chatel, Ministre de l'Éducation nationale, pour son rôle dans la valorisation des programmes multimédias pédagogiques de France 5.

Il a été sabreur pendant 10 ans et pratique assidûment l'aviron en équipe sur la Seine depuis 5 ans.

Parcours professionnelModifier

Claude-Yves Robin est un entrepreneur qui a créé plusieurs entreprises et activités dans les médias et le numérique.

Dès 1988, il participe, comme secrétaire général, à la création de la première chaîne hertzienne régionale privée : TV8 Mont-Blanc. Il rejoint ensuite la Compagnie générale des eaux comme responsable du développement du câble en Rhône-Alpes.

En 1991, Claude-Yves Robin entre chez Lagardère en tant que directeur financier de la chaîne Canal J. Trois ans plus tard, il en devient directeur général puis président de 2002 à 2005. Dans la période 1991-2005, la présence de Canal J est passée de 300 000 à 4,5 millions de foyers et le chiffre d'affaires de 3 millions d'euros à 40 millions d'euros.

Pour défendre les intérêts collectifs des chaînes thématiques, il fonde en 1997 l'Association des chaînes du câble et du satellite (ACCeS) qui regroupait toutes les chaînes thématiques de France (privé-public, français-international). Il obtient une réforme du calcul la taxe CNC (1997), une loi audiovisuelle permettant l'accès à la TNT aux chaînes thématiques (2000), il renégocie des conditions d'exploitations viables avec le CSA, la DGMIC, le CNC, la Sacem et met en place une convention collective.

En 2003, il est nommé président-directeur général de l'ensemble des chaînes thématiques jeunesse du groupe Lagardère. Il devient aussi président de Tiji, puis de Match TV et de Filles TV. Au titre de ses fonctions, il a notamment porté le projet de chaîne jeunesse Gulli sur la TNT (dont il a été président du conseil de surveillance jusqu'en 2012) , associant France Télévisions et le groupe Lagardère, et également il a mené l'étude de faisabilité (2003-2005) de la création de JCC la chaîne internationale pour enfants lancée en septembre 2005 à Doha par la Qatar Foundation.

De 2005 à 2010, Claude-Yves Robin est directeur général de France 5 (230 salariés). France 5, sous son impulsion, sera la première chaîne française à avoir une offre de télévision de rattrapage sur le net, dès début 2007. Cette période est marquée par le passage au tout numérique 16/9e et le lancement des soirées France 5, en remplacement des programmes d'Arte. En plus des soirées originales thématiques de 20 h 35 à 22 h 35 initiées en 2006, France 5 met à l'antenne un format original quotidien à 19 heures en 2009 C à Vous avec Alessandra Sublet. Durant ces cinq années, la chaîne vit sa plus grande progression d'audience et de chiffre d'affaires (de 160 millions d'euros à 205 millions d'euros). Le rôle pédagogique de France 5 est également renforcé par le référencement dans 4000 établissements de LeSite.tv, qui illustre en vidéo dorénavant toutes les matières du CP à la terminale par la création de la première WebTV éducative Curiosphère en 2009, et le lancement de CinéLycée (plateforme de ciné-club pour les lycéens) en 2010.

De 2008 à 2010, il est également directeur général de France 4, il redresse la chaîne dont l'avenir était compromis par la réforme de l'audiovisuel public. En deux ans, il double le budget de programmes de la chaîne (de 17 à 34 millions d'euros) et triple le chiffre d'affaires publicitaire (de 3,5 à 10 millions d'euros).

En parallèle, Patrick de Carolis lui confie en 2009 la responsabilité du plan stratégique et la mise en place d'un domaine marketing transversal (250 personnes) à l'ensemble de l'entreprise unique Francetélévisions. À ce titre, le portail de télévision de rattrapage du groupe Pluzz.fr sera créée en 2010, les chaînes de RFO seront rebaptisées «Outremer 1ère», la même marque déclinée en la TV, la radio et net, par exemple Guyane 1re, et une campagne de lancement de la TNT dans les Dom Tom assurera le succès de la migration partout dans les 9 régions avant le 31 décembre 2010 date fixée par la loi.

En 2010, il est nommé directeur général de France 2 par Rémy Pflimlin, nouveau président de France télévisions. La chaîne augmentera ses recettes publicitaires, tout en lançant de nouveaux rendez-vous comme Cash Investigation, et en mettant à l'antenne le 5 septembre 2011 une nouvelle identité graphique et sonore de la chaîne et des émissions d'information. Il occupera ce poste jusqu'en fin 2011.

En février 2012, il quitte le groupe de télévision publique.

Depuis cette date, il a créé une société de conseil MultStage, qui intervient dans le cadre du passage au numérique d'organismes culturels et audiovisuels, notamment en France, aux États-Unis, au Canada, au Qatar et en Afrique (Mali, Bénin). Il accompagne depuis 2013, pour INRIA (Institut National de la Recherche en Informatique et Automatismes) le développement d'une technologie innovante de fabrication d'images de synthèse en réseau dans le cadre de Paris-Incubateur. En 2017-2018, il réalise une étude sur la Transition Numérique des medias pour l'Union Européenne, et en 2018-2019, il accompagne Radio France dans sa stratégie de diversification.

En janvier 2015, il est également nommé président de la compagnie de danse La Baraka (créée par le chorégraphe Abou Lagraa).

Il est élu vice-président de la Semaine du Son en juin 2016.