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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Miller et Fisher.
Charles Miller Fisher
Charles Miller Fisher.jpg
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AlbanyVoir et modifier les données sur Wikidata
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Charles Miller Fisher, ou C. Miller Fisher, né le à Waterloo, dans l'Ontario et mort le à Albany, dans l'état de New York, est un neurologue canadien à qui l'on doit plusieurs découvertes originales[1],[2].

BiographieModifier

Il fait ses études de médecine à l'université de Victoria puis à la faculté de médecine de l'université de Toronto où il obtient son diplôme de médecin (MD) en 1938[3]. En 1940, il se porte volontaire pour servir dans la marine royale canadienne, mais est rapidement transféré dans la Royal Navy qui a, à ce moment, un besoin urgent d'officiers de santé à bord de ses navires. En avril 1941, il est le médecin de bord du croiseur auxiliaire Voltaire quand ce navire est coulé à environ 1200 km à l'ouest des îles du Cap-Vert. Ayant été obligé de sauter par-dessus bord, et après avoir passé près de 6 heures dans l'eau, il est repêché par les Allemands avec les 196 autres survivants du naufrage. Il sera prisonnier des Allemands jusqu'à la fin de la guerre et profite de sa détention pour apprendre l'allemand et lire dans cette langue toute la littérature médicale qu'il parvient à se procurer. Il est rapatrié en septembre 1944, dans le cadre d'un échange de prisonniers blessés. Après la guerre, il reprend le cours de sa carrière au Canada[4].

il passe l'année 1949 au Massachusetts General Hospital, puis travaille quelques années à Montréal. En 1954 il réintègre le Massachusetts General dans le service des accidents cérébrovasculaires, inaugurant ainsi une longue carrière de spécialiste neurovasculaire[5].

En 1956 il décrit la variante du syndrome de Guillain-Barré à laquelle il laissera son nom[6]. En 1952 Fisher reçoit le prix du Collège Royal de médecine du Canada. Il entrera de son vivant, en 1998 au Temple de la renommée médicale canadienne. On lui doit aussi la description clinique des accidents ischémiques transitoires (AIT)[1]. Il démontre par une série d'études pathologiques la relation entre AVC et formation de caillots dans le cœur des patients atteints de fibrillation auriculaire.

RéférencesModifier

  1. a b c et d Estol CJ, « Dr C. Miller Fisher and the history of carotid artery disease », Stroke, vol. 27, no 3,‎ , p. 559–66 (PMID 8610329, lire en ligne)
  2. « HMS Professor C. Miller Fisher Dies at 98 | News | The Harvard Crimson », Thecrimson.com, (consulté le 4 mai 2012)
  3. (en) Hanna Clutterbuck, « The (medical) Education of Charles Miller Fisher », sur CHoM News - Updates from the Center for the History of Medicine at Countway Library, (consulté le 5 avril 2014)
  4. (en) Caplan LR, Mohr JP, Ackerman RH, « In Memoriam: Charles Miller Fisher, MD (1913-2012) », Arch Neurol, vol. 69,‎ , p. 1208-1209 (lire en ligne)
  5. a b c d et e Fisher CM, « A career in cerebrovascular disease: a personal account », Stroke, vol. 32, no 11,‎ , p. 2719–24 (PMID 11692045, DOI 10.1161/hs1101.098765, lire en ligne)
  6. Fisher CM, « An unusual variant of acute idiopathic polyneuritis (syndrome of ophthalmolplegia, ataxia and areflexia) », N. Engl. J. Med., vol. 255, no 2,‎ , p. 57–65 (PMID 13334797, DOI 10.1056/NEJM195607122550201)
  7. Fisher CM, « Lacunes: small, deep cerebral infarcts », Neurology, vol. 15,‎ , p. 774–84 (PMID 14315302)
  8. Fisher CM, Curry HB, « Pure motor hemiplegia of vascular origin », Arch. Neurol., vol. 13,‎ , p. 30–44 (PMID 14314272)
  9. Fisher CM, « Pure sensory stroke involving face, arm and leg », Neurology, vol. 15,‎ , p. 76–80 (PMID 14257831)
  10. Fisher CM, « The arterial lesions underlying lacunes », Acta Neuropathol., vol. 12, no 1,‎ , p. 1–15 (PMID 5708546, DOI 10.1007/BF00685305)
  11. Fisher CM, « Lacunar strokes and infarcts: a review », Neurology, vol. 32, no 8,‎ , p. 871–6 (PMID 7048128)
  12. Fisher CM, « Lacunar infarcts: a review », Cerebrovasc Dis, vol. 1, no 6,‎ , p. 311–20 (DOI 10.1159/000108861)

Liens externesModifier