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Charles Delaunay

auteur, critique musical français, producteur et agent artistique français
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Charles Delaunay
Charles Delaunay on 52nd Street, NYC, October 1946 (Gottlieb 01961).jpg
Charles Delaunay, 1946 (photo : William P. Gottlieb)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
ChantillyVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
H. P. ChadelVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Réalisateur artistique, historien de la musique, critique musical, essayiste, impresarioVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Autres informations
A travaillé pour
Domaine

Charles Delaunay, né le à Paris et mort le à Chantilly, est un auteur, critique musical, producteur et agent artistique français. Il est le co-fondateur et longtemps leader du Hot Club de France.

Il est le fils des peintres Sonia et Robert Delaunay, et il a produit de nombreuses lithographies avec pour sujet les musiciens de jazz (Jazz Iconography, Hot Iconography)

Sommaire

BiographieModifier

En 1934, passionné de jazz, il devient secrétaire général du Hot Club de France fondé en 1933 par Hugues Panassié qui en est le président[1]. Charles est aussi directeur de la revue Jazz Hot et manager du quintette à corde du HCF avec le guitariste Django Reinhardt et le violoniste Stéphane Grappelli[2]. Les colonnes de la revue Jazz Hot, considérée comme l'organe officiel du Hot Club de France, sont ouvertes à Boris Vian, André Clergeat, Frank Ténot, Maurice Cullaz, Lucien Malson et d'autres personnages qui ont marqué l'histoire du jazz en France[3]

En 1937, Charles crée le label Swing en collaboration avec le Hot Club et le directeur de la maison Pathé-Marconi[4] qui enregistre des musiciens français : Alix Combelle, Pierre Allier, l'accordéoniste Gus Viseur et des américains comme Coleman Hawkins, Eddie South, Benny Carter, Dicky Wells, entre autres[5].

Auteur de la première discographie exhaustive du jazz en 1936, il se met aussi à la batterie sous le pseudonyme de H.P. Chadel et organise de nombreux concerts, par exemple de Benny Carter [5]. Durant la Seconde Guerre mondiale, tout en continuant à diriger le Hot Club, il rejoint la Résistance, notamment aux côtés de Francis Suttill, chef du réseau Prosper-PHYSICIAN du SOE.

Après la guerre, en 1946, il supervise aux États-Unis les séances d'enregistrement de Duke Ellington, Louis Armstrong, et il relance la revue Jazz Hot avant de se joindre à l'équipe de Jazz Disques qui devient le label Vogue avec la collaboration de Léon Cabat[6]. Puis, il rompt avec Hugues Panassié et il organise des concerts avec le grand orchestre de Dizzy Gillespie (1948). Il est à l'origine du Festival international de Jazz de Paris en 1949 avec Miles Davis[6]. En 1948, il devient le promoteur de Sidney Bechet qui connaîtra grâce à lui une seconde carrière[7],[6]

Charles Delaunay succombe en 1988 des suites de la maladie de Parkinson.

La Bibliothèque nationale de France a reçu en donation (à l'époque au département « Phonothèque nationale » de la Bibliothèque nationale) son impressionnante collection de disques et ouvrages.

ŒuvresModifier

Cette liste est en grande partie issue du Nouveau Dictionnaire du Jazz (Robert Laffont, édition 2011) cité en ouvrage de référence. La notice a été rédigée par Frank Ténot.

  • Django Reinhardt - Souvenirs, Paris 1954, Hot Jazz éditions, 246 p. traduit en anglais par Michael James en 1963 et publié à Londres aux éditions Cassell[6].
  • Hot Discography, éditions Jazz Hot et Criterion, 1936, 1938, 1943, 1948, 1951[6]
  • Jazz 47, avec Robert Goffin
  • Django mon frère, éditions Éric Losfeld / Le Terrain Vague, Paris, 1968[8], [6]
  • Jazz Iconographie, coffret de 15 lithographies sur canson noir, publié en 1939 par Charles Delaunay, Hot Jazz éditions[9].
  • Charles Delaunay, De la peinture au jazz, Paris, W, , 271 p. (ISBN 2-86-887004-X)
    l'autobiographie de Charles Delaunay est parue en anglais sous le titre Delaunay's dilemma: de la peinture au jazz, à ne pas confondre avec une composition musicale que John Lewis lui a dédiée en 1953 et qui porte le titre Delaunay's Dilemma[6]
  • Charles Delaunay, Noirs au blanc, images de jazzmen, Paris, Éditions Porte du Sud, , 44 p. (ISBN 9782869370104)[10]
    Le titre est un clin d'œil à sa mère Sonia Delaunay qui a publié chez Jacques Damase un livre de bibliophilie intitulé Noirs et Blancs avec un tirage de tête de cent exemplaires accompagnés d'un gravure en trois couleurs [10].

BibliographieModifier

  • Anne Legrand, Charles Delaunay et le Jazz en France dans les années 30-40, Éditions du Layeur, 2006 et 2010, 239 p. (ISBN 978-2-915118-57-5)
  • Jean-Louis Comolli, André Clergeat, Philippe Carles, Le Nouveau Dictionnaire du Jazz, Robert Laffont, , 1455 p. (ISBN 978-2-221-11592-3)

Notes et référencesModifier

  1. Jean-Louis Comolli et al. (2011), p. 611
  2. Anne Legrand (2006), p. 35
  3. Anne Legrand (2006), p. 131
  4. la marque de disques Swing
  5. a et b notice de Frank Ténot dans Jean-Louis Comolli et al. (2011), p. 345
  6. a b c d e f et g notice de Frank Ténot Jean-Louis Comolli et al. (2011), p. 346
  7. Anne Legrand (2006), p. 153
  8. (fr) Django mon frère - Django Station, 15 février 2007
  9. Anne Legrand (2006), p.184
  10. a et b Catalogue des éditions Jacques Damase 1986-1987, p.26

Liens externesModifier