Charles Daudelin

sculpteur, peintre, dessinateur québécois


Charles Daudelin (Granby 1er octobre 1920Kirkland[1] 2 avril 2001) est un sculpteur, un peintre et un dessinateur québécois.

Charles Daudelin
Image dans Infobox.
Éclatement II, 1999, sculpture-fontaine en face de la Gare du Palais de Québec. Elle illustre la puissance de l'eau, source d'énergie renouvelable et de développement. Elle rappelle aussi la sculpture Embâcle, installée à Paris
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
MontréalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Mouvement
Conjoint
Louise Daudelin Bissonette (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Site web
Œuvres principales

Il s'affirma comme pionnier dans l’intégration de l’art à l'espace public. Il créa plusieurs œuvres publiques[2] ainsi que les trophées des galas québécois Les Masques[3] et la Soirée des Jutra[4]. Il s’est adonné aussi à la confection de marionnettes avec son épouse, Louise Daudelin[5].

BiographieModifier

Daudelin suivit des cours de dessin à Granby, puis déménagea en 1939 à Montréal où il travailla pour l'orfèvre Gilles Beaugrand, un ami d'enfance de Paul-Émile Borduas. Alors qu'il travaillait toujours pour Beaugrand, il s'inscrivit aux cours du soir à l'École du meuble où il eut Elzéar Soucy et Paul-Émile Borduas comme professeurs. Il s'inscrivit en 1941 aux cours réguliers de l'École du meuble, qu'il suivit pendant deux ans.

En mai 1943, il prit part, lui et 22 autres artistes de moins de trente ans dont plusieurs élèves de Borduas à l'École du meuble, à l'exposition des Sagittaires à la Dominion Gallery, organisée par Maurice Gagnon, critique d'art, bibliothécaire et professeur à l'École du meuble, et qui constituerait un jalon dans l'histoire du mouvement automatiste. Daudelin y exposa plusieurs oeuvres, dont des sculptures. En septembre 1943 à Granby eut lieu la première exposition solo de Daudelin, également organisée par Maurice Gagnon.

C'est en 1946 qu'il épousa Louise Daudelin, avant de partir en France, avec une bourse française du ministère des Affaires étrangères. Durant les années suivantes, il pratiqua son art, participa à plusieurs expositions.

En 1999, un film sera consacré à son travail, soit Charles Daudelin : des mains et des mots.

Tout au long de sa prolifique carrière, il continuera à créer dessins, sculptures et autres œuvres. Il s'éteindra à Kirkland le 2 avril 2001. Ses funérailles se tiendront quelques jours plus tard au sein de la chapelle de la Basilique Notre-Dame, à Montréal (la Chapelle Sacré-Coeur). C'était le lieu tout choisi, puisque Daudelin y avait créé le retable, présent devant l'autel de la chapelle.

Œuvres publiquesModifier

Le Passage du 2 avril, veut rappeler la date de sa mort. Elle est installée devant l'ancien hôtel de ville de Kirkland. Elle fut vendue à la ville plusieurs années avant la mort de l'artiste, mais ne fut installée qu'après le décès de son créateur.

Cependant, sa dernière œuvre inaugurée, c'est « Phare » sur les bords du lac Boivin à Granby, soit le 31 octobre 2010. L'artiste avait conçu cette sculpture spécialement pour être installée dans sa ville natale (cf. La Voix de l'Est et la plaque apposée devant la sculpture, au parc Daniel Johnson, à Granby)

Daudelin a aussi créé plusieurs œuvres à caractère religieux, dont l'aménagement complet de la chapelle de la résidence Notre-Dame–de-la-Providence à Montréal[6].

Un film a été créé en son honneur en 1998, par le réalisateur Richard Lavoie, Charles Daudelin, Des mains et des mots nous montre l'homme derrière l'artiste[7].

Salle Daudelin au MNBAQModifier

Le Musée national des beaux-arts du Québec[8] (MNBAQ) a présenté une exposition de l’œuvre de Charles Daudelin du 18 juin 2009 au 13 juin 2011[9]. À la suite des salles dédiées aux peintres Jean-Paul Riopelle, Jean Paul Lemieux et Alfred Pellan, la salle Daudelin a permis de constater la contribution de cet artiste à l’histoire des arts visuels au Québec en présentant quelque 35 œuvres issues de la collection du musée[10].

ŒuvresModifier

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Christiane Desjardins, « Le tour du propriétaire : l’œuvre d’une vie », sur lapresse.ca, La Presse, (consulté le 19 novembre 2019)
  2. Daudelin, Charles, 1920- et Musée du Québec., Daudelin, Musée du Québec, (ISBN 2551178495 et 9782551178490, OCLC 38430853, lire en ligne)
  3. Jean Beaunoyer, « Le théâtre québécois a enfin son gala : Les organisateurs de la Soirée des masques espèrent séduire le public », La Presse,‎ , D3 (ISSN 0317-9249, lire en ligne)
  4. Daniel Lemay, « Lumière sur La Grande Nuit du cinéma : le Violon rouge domine premières les nominations : 11 sur 12 », La Presse,‎ , D5 (ISSN 0317-9249, lire en ligne)
  5. Jérôme Delgado, « Charles le magnifique : Charles Daudelin, mort lundi, avait renouvelé l'art de la sculpture au Québec », La Presse,‎ , C3 (ISSN 0317-9249, lire en ligne)
  6. « Aménagement de la chapelle de la résidence Notre-Dame-de-la-Providence, 1976 », sur charlesdaudelin.org (consulté le 3 février 2019)
  7. Disponible en visionnement gratuit sur le site officiel de l'artiste.
  8. « Charles Daudelin | Collection Musée national des beaux-arts du Québec », sur collections.mnbaq.org (consulté le 18 mai 2020)
  9. « Daudelin | Répertoire des expositions MNBAQ », sur mnbaq.org (consulté le 3 février 2019)
  10. Communiqué de presse du MNBAQ du 17 juin 2009

BibliographieModifier

  • Daudelin, P. Bourassa, L. Déry, Y. Lacasse, M. Martin, Musée du Québec, 1997, 142 p., (ISBN 2-551-17849-5)
  • François-Marc Gagnon, Chronique du mouvement automatiste québécois, 1941-1954, Outremont,, Lanctôt Éditeur, coll. « L'histoire au présent » (no 11), , 1023 p. (ISBN 9782894850572, OCLC 1114020895)

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