Une charachka (au pluriel charachki, russe : шара́шка IPA: [ʂʌˈraʂkə]) est le nom informel de laboratoires secrets soviétiques appartenant au système du Goulag. Leur premier nom fut « bureaux spéciaux de construction » avant d'être intégrés dans le « Quatrième Département spécial » du NKVD.

Un millier de scientifiques, d'ingénieurs et de techniciens devaient y travailler[1], parmi lesquels le constructeur aéronautique Andreï Tupolev ou le futur écrivain Alexandre Soljenitsyne[2].

Notes et référencesModifier

  1. Anne Appelbaum, Goulag : une histoire, p. 150.
  2. Alexandre Soljénitsyne (trad. du russe), L'archipel du goulag (Essai), , partie II, chap. 4 (« D'île en île ») : « Et ce fut précisément dans ces îles paradisiaques (dans la langue des camps, des charachki) que je me retrouvai, à mi-temps de ma peine. C'est à elles que je dois d'être resté en vie : dans les camps je n'aurais pu durer jusqu'à expiration. »

BibliographieModifier

  • Chariaguine (pseudonyme), En prison avec Tupolev, description d'une charachka (orthographiée « charaga ») dédiée à l'aéronautique où l'on trouve Tupolev, Sergueï Korolev, etc.
  • Lucienne Félix, La science au Goulag (Au temps des Charachkas). Paris: Christian Bourgois, 1981 (ISBN 2-267-00272-8) (notice BnF no FRBNF36599922).