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Catherine Lépront
Naissance
Le Creusot
Décès
Paris

Catherine Lépront est une nouvelliste, romancière, dramaturge et essayiste française née au Creusot en et morte à Paris le [1],[2].

BiographieModifier

Catherine Lépront est née dans une famille de médecins et de musiciens. Tout d'abord infirmière libérale (expérience dont elle a rendu compte dans son récit Des gens du monde), elle a été dramaturge et conseillère littéraire pour les éditions Gallimard. Ses romans entrelacent l'histoire intime et familiale et l'histoire politique. Le souvenir de la Seconde guerre mondiale, de la Guerre d'Indochine, de la Guerre d'Algérie, des tragédies coloniales et de celles du monde totalitaire hante ses personnages sur lesquels elle pose un regard fait d'empathie et de tendre ironie. Toute son œuvre est empreinte d'une profonde critique de l'hypocrisie bourgeoise, du pouvoir arbitraire et du conformisme obtus. Elle excelle à reproduire le langage populaire oral, tout en approfondissant les subtilités des réflexions intérieures, dans des intrigues aux tensions psychologiques aiguës, et en créant un climat poétique et lyrique qui l'apparente à Virginia Woolf et à certains écrivains russes. La musique, la peinture, la création artistique en général y occupent une place déterminante. Son second mari était le philosophe germaniste Marc de Launay.

ŒuvresModifier

- Prix Goncourt de la nouvelle 1992
- Prix Louis-Guilloux 2004
  • Judith et Holopherne, avec Marc de Launay et Laura Weigert, Paris, Éditions Desclée de Brouwer, coll. « Triptyque », 2003, 122 p. (ISBN 2-220-05077-7)
  • Transactions infinies, suivi de Invitation à la pleine lune, Arles, France, Actes Sud, coll. « Papiers », 2005, 94 p. (ISBN 2-7427-5711-2)
  • Ces lèvres qui remuent, Paris, Éditions du Seuil, 2005, 342 p. (ISBN 2-02-078773-3)[3]
  • Amparo, Paris, Éditions Inventaire/Invention, coll. « En passant », 2006, 57 p. (ISBN 2-914412-53-3)
  • Esther Mésopotamie, Paris, Éditions du Seuil, 2007, 212 p. (ISBN 978-2-02-086377-3)
  • Entre le silence et l’œuvre, Paris, Éditions du Seuil, coll. «  Réflexion », 2006, 343 p. (ISBN 978-2-02-091032-3)
  • Ingres, ombres permanentes : belles feuilles du Musée Ingres de Montauban, exposition, Montauban, Musée Ingres, 21 mars-29 juin 2008 et Paris, Musée de la vie romantique, 16 septembre 2008-4 janvier 2009], catalogue, Paris, Le Passage, coll. « Carte blanche », 2008, 157 p. (ISBN 978-2-84742-114-9)
  • Disparition d’un chien, Paris, Éditions du Seuil, 2008, 375 p. (ISBN 978-2-02-098050-0)
  • Le Beau Visage de l’ennemi, Paris, Éditions du Seuil, 2010, 232 p. (ISBN 978-2-02-101962-9)[4]
  • L’Anglaise, Paris, Éditions du Seuil, 2012, 257 p. (ISBN 978-2-02-106042-3)[5]

Notes et référencesModifier

  1. Sabine Aaudrerie, « Catherine Lépront, L’empreinte des rapports humains », sur La Croix, (consulté le 20 août 2012)
  2. « Décès de la romancière française Catherine Lépront », sur Le Soir, (consulté le 20 août 2012)
  3. « Vidéo Ina - Catherine Lépront : Ses lèvres qui remuent, vidéo Catherine Lépront : Ses lèvres qui remuent, vidéo Art et Culture Littérature - Archives vidéos Art et Culture Littérature : Ina.fr », sur Ina.fr, (consulté le 20 août 2012)
  4. « Le Beau Visage de l'ennemi », sur Lexpress.fr (consulté le 20 août 2012)
  5. Adrien Aszerman, « L'Anglaise, Catherine Lépront », sur ActuaLitté, (consulté le 20 août 2012)

Liens externesModifier