Cartilage aryténoïde

Les cartilages aryténoïdes sont deux petits cartilages en paires du larynx, de forme pyramidale ce qui donne quatre surfaces (postérieure, latérale, médiane et base). Ils reposent sur la face supérieure de la portion postérieure (chaton) du cartilage cricoïde.

Vue postérieure du larynx.

Les cordes vocales sont attachées au processus vocal (ou apophyse vocale) des cartilages aryténoïdes.

FormeModifier

Les cartilages aryténoidiens sont deux petits cartilages du larynx de forme pyramidale ce qui donne quatre surfaces (postérieure, latérale, médiane et base). On décrit deux extensions proéminentes, une antérieure qu'on appelle le processus vocal ou (apophyse vocale), le ligament vocal y est attaché et une postéro-latérale qu'on appelle le processus musculaire ou (apophyse musculaire), point d'attache de plusieurs muscles intrinsèques responsables de la fermeture et de l'ouverture des cordes vocales.

RôleModifier

La localisation et le mouvement de ces deux cartilages sont fondamentaux pour le fonctionnement du larynx (respiration, déglutition et phonation). « Pendant l'inspiration, les aryténoïdes présentent d'abord un mouvement de glissement vers l'extérieur sur leur surface articulaire cricoïdienne puis, dans l'inspiration forcée, s'inclinent en arrière augmentant l'ouverture glottique. Ce mouvement entraîne un déplissement des cordes vocales d'autant plus grand que l'inspiration est plus profonde. L'ouverture est maximale dans le bâillement[1] ». Au moment de la déglutition, les petits chevalets aryténoïdes se serrent l'un contre l'autre, les cordes vocales se rapprochent, la glotte se serre et tout le larynx ainsi bouché remonte et vient se loger sous la base de la langue, ce qui ouvre l'œsophage et permet le passage du bol alimentaire. « Au cours de la phonation, les muscles aryténoïdiens assurent l'adduction des cartilages aryténoïdes et en même temps, les muscles crico-aryténoïdiens latéraux les rapprochent modérément. L'air forcé au niveau des plis vocaux en adduction produit le son. Une contraction plus forte des mêmes muscles ferme la fente glottique (manœuvre de Valsalva)[2] ».

SourceModifier

  • (en) Colton, R et Casper, J. (2006) Understanding Voice Problems. A Physiological Perspective for Diagnosis and Treatment (3rd edition), Williams and Wilkins, Baltimore Maryland.

Notes et référencesModifier

  1. Guy Cornut, La voix, Presses universitaires de France, (lire en ligne), p. 21
  2. Keith L. Moore, Arthur F. Dalley, Anne MR Agur, Anatomie médicale. Aspects fondamentaux et applications cliniques, De Boeck Supérieur, (lire en ligne), p. 1027

Voir aussiModifier