Le carcan était un collier métallique servant à attacher un condamné en l'exposant à l'infamie d'une humiliation publique.

Colliers scellés autrefois au mur d’une église (musée national d'Écosse).

UsageModifier

Le carcan est fixé à un mur ou à un poteau, généralement dans un lieu public très fréquenté, comme la place de l'église dans les villes et villages. En France, sous l'Ancien Régime, il est un signe de haute justice qui ne sert pas à mettre à mort. Il est également appelé « signe patibulaire », à ne pas confondre avec les fourches patibulaires et les échelles patibulaires (ou pilori)[1].

Après l'abolition du régime féodal à la Révolution, la peine du carcan reste en vigueur en France jusqu'à son remplacement en 1832 par une simple exposition publique dans la cour du palais de justice sans entrave matérielle, peine elle-même supprimée en 1848[2]. Après sa disparition de l'arsenal répressif, le terme reste utilisé au figuré pour signifier un ensemble de contraintes pesant sur la vie quotidienne, par exemple dans l'expression « carcan administratif ». Son sens figuré est cependant moins fort que celui, proche, de joug qui implique, de plus, une soumission, une domination vécue entre personnes.

Notes et référencesModifier

  1. Denis Diderot et Jean Le Rond d'Alembert, Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (lire en ligne).
  2. Jacques Hillairet, Gibets, piloris et cachots du vieux Paris, Paris, éditions de Minuit, , 338 p., p. 48

AnnexesModifier

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