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Bunmei Ibuki

politicien japonais

Bunmei Ibuki
Illustration.
Bunmei Ibuki
Fonctions
74e président de la Chambre des représentants du Japon

(1 an, 11 mois et 28 jours)
Législature 46e
Prédécesseur Takahiro Yokomichi
Successeur Nobutaka Machimura
Ministre des Finances
Premier ministre Yasuo Fukuda
Gouvernement Fukuda
Prédécesseur Fukushirō Nukaga
Successeur Shōichi Nakagawa
Ministre de l'Éducation, de la Culture,
des Sports, des Sciences et
de la Technologie
Premier ministre Shinzō Abe
Gouvernement Abe I
Prédécesseur Kenji Kosaka
Successeur Kisaburō Tokai
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Kyōto (Japon)
Nationalité Japonaise
Parti politique PLD
Diplômé de Université de Kyōto

Bunmei Ibuki (伊吹 文明, Ibuki Bunmei?), né le à Kyōto, capitale de la préfecture de Kyōto, est un homme politique japonais, président de la Chambre des représentants du Japon de 2012 à 2014.

Membre du Parti libéral-démocrate (PLD), dont il est le secrétaire général de 2007 à 2008, il est chargé d'importants portefeuilles ministériels au sein du gouvernement national, dont le Travail et l'Éducation.

En 2012, Bunmei Ibuki est élu président de la Chambre des représentants du Japon pour la 46e législature.

BiographieModifier

Haut-fonctionnaireModifier

Né dans une famille de commerçants dans le textile de Kyoto[1], il obtient, en 1960, un baccalauréat en sciences économiques à l'Université de Kyōto. Il entame une carrière au ministère du Trésor, avant de partir, de 1965 à 1969, à l'ambassade japonaise de Londres (Royaume-Uni), au sein de laquelle il reste quatre ans. Il sert plus tard de secrétaire au ministre du Trésor Michio Watanabe d'août à .

Son ascension politiqueModifier

En 1983, Ibuki adhère au PLD, puis est élu à la Chambre des représentants du Japon au vote unique non transférable dans l'ancien 1er district de sa préfecture natale (soit le centre et le nord-est de la ville de Kyōto). Il adhère à la faction conservatrice, voire traditionaliste, nationaliste et conservatrice fiscale du Premier ministre de l'époque Yasuhiro Nakasone. À partir de 1996, et l'application de la réforme électorale votée en 1994, il est réélu député au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans le nouveau 1er district de la préfecture de Kyōto (soit uniquement le centre historique de Kyōto).

Au sein du gouvernementModifier

En 1997, il devient une figure politique de premier plan, étant nommé ministre du Travail, dans le gouvernement du Premier ministre, Ryūtarō Hashimoto. L'année suivante, il participe à la création d'une nouvelle faction, le Groupe pour un leadership volontaire (志帥会, Shisuikai?), composée d'une grande partie de l'ancienne faction Nakasone mais aussi de dissidents du groupe du Seiwakai emmenés par Shizuka Kamei. Ce dernier devient le chef de la faction, et est l'un des principaux opposants internes au réformateur libéral Jun'ichirō Koizumi à partir de 2001. Lorsqu'en 2005 Shizuka Kamei quitte le parti pour protester contre le projet gouvernemental de privatisation de la poste, Bunmei Ibuki reste fidèle pour sa part à la majorité et prend la présidence du Shisuikai désormais appelé « faction Ibuki ».

En 2006, il est nommé ministre de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie dans le gouvernement conservateur de Shinzō Abe. Il prépare, puis fait approuver par la Diète une réforme controversée de loi fondamentale de l'éducation quant à l'enseignement du patriotisme dans le système éducatif. Dans un discours, il a déclaré qu'il était possible de donner trop d'importance aux droits de l'homme[2]. Bunmei Ibuki s'est aussi inquiété que l'enseignement de l'anglais comme deuxième langue pouvait avoir des conséquences négatives pour l'enseignement du japonais[3].

Après la démission de Shinzō Abe en , il soutient pour lui succéder Yasuo Fukuda qui, en récompense, lui confie le titre de secrétaire général et donc numéro deux du parti.

Ministre des Finances du gouvernement de Yasuo Fukuda du 1er août au , il prône un conservatisme fiscal, mais son court mandat ne lui donnera guère le temps de mener les réformes qui lui furent confiées.

Président de la Chambre des représentantsModifier

Le , après la victoire du PLD aux élections législatives du 16 décembre, Bunmei Ibuki, dont le nom fut proposé par le président du parti, Shinzō Abe, est élu président de la Chambre des représentants par ses pairs.

Positions politiquesModifier

Alors qu'il considère que, à long terme, il faudrait arrêter d'utiliser l'énergie nucléaire, Ibuki a voté pour les projets de réactivation des centrales nucléaires du Japon du gouvernement Abe, par patriotisme économique[1].

Ibuki est membre du très influent et ouvertement révisionniste lobby Nippon Kaigi[4], et affilié au lobby fondamentaliste Shinto.

RéférencesModifier

  1. a et b Takao Yamada, Lower house speaker clarifies his nuclear phaseout stance, Mainichi Shimbun 18/3/2014.
  2. David Rear, Critical Thinking and Modern Japan. Conflict in the Discourse of Government and Business,electronic journal of contemporary japanese studies (2008), citant le ''Asahi Shimbun'', 25/2/2007.
  3. N. Gottlieb, The Cultures and Politics of Language in Japan Today, in Routledge Handbook of Japanese Culture and Society éd. par Victoria Bestor, Theodore C. Bestor et Akiko Yamagata (2011), p. 42-51, à la p. 50.
  4. Site officiel de Nippon Kaigi: 5e anniversaire: nipponkaigi.org/voice/5years - 10e anniversaire: nipponkaigi.org/about/10years

AnnexesModifier

Liens externesModifier