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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Boscodon (homonymie).

Boscodon
Image illustrative de l’article Boscodon
Massif Massif du Parpaillon (Alpes)
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Commune Crots
Coordonnées géographiques 44° 31′ nord, 6° 27′ est

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

(Voir situation sur carte : Hautes-Alpes)
Boscodon

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Boscodon
Orientation sud → nord
Longueur 10 km
Type Vallée fluviale (gorge)
Écoulement Torrent de Boscodon
Voie d'accès principale D 568

Le site de Boscodon est un espace naturel situé au sud-ouest du massif du Parpaillon, dans les Alpes françaises, sur la commune de Crots (Hautes-Alpes).

Sommaire

ToponymieModifier

Boscodon provient de l'occitan bòsc « forêt » et le celte dun « hauteur »[réf. nécessaire].

GéographieModifier

Le Boscodon est un vallon étroit raviné par le torrent de Boscodon et ses affluents, qui descendent d'une crête reliant le mont Pouzenc (altitude 2 898 mètres) au pic de Morgon (2 332 mètres), pour se jeter dans la retenue de Serre-Ponçon sur la Durance, à 780 mètres d'altitude.

On y accède depuis la route Gap - Briançon (route nationale 94), entre Savines-le-lac et Embrun, par la route départementale 568, qui remonte le long du torrent de Boscodon jusqu'à l'abbaye Notre-Dame de Boscodon, à 1 150 mètres d'altitude.

Au-dessus de l'abbaye s'étend la forêt domaniale de Boscodon, qui couvre les flancs du pic de Charance (altitude 2 316 mètres), entre le torrent du Colombier et le torrent de Bragousse, affluents du Boscodon.

La forêt de BoscodonModifier

Cette forêt a la particularité d'être composée en majorité de sapins, alors que la plupart des bois et forêts environnants sont composés essentiellement de pins et de mélèzes. L'Office national des forêts, qui gère cette forêt, a, par ses aménagements, rendu cet espace naturel particulièrement accueillant : la route forestière de la Fontaine de l'ours, route carrossable qui relaie la départementale au-delà de l'abbaye, comporte plusieurs panneaux d'information sur le site, des panneaux descriptifs des espèces de la végétation locale, un balisage soigneux des sentiers avoisinants, de nombreuses aires de détente pour les visiteurs (tables et bancs rustiques, avec foyers aménagés), et deux belvédères aménagés sur des points de vue remarquables, le premier sur le vallon du Colombier et le second sur le cirque de Bragousse, véritable leçon de géologie à livre ouvert.

La Fontaine de l'oursModifier

 
La grotte de la Fontaine de l'ours

La route forestière monte à travers la forêt domaniale sur 5 kilomètres depuis l'abbaye, et aboutit à une esplanade nommée « Fontaine de l'ours », à 1 560 mètres d'altitude. Ce lieu doit son nom à une sorte de grotte aménagée autour d'une source — en fait une construction voûtée faite de pierres assemblées sans ciment, à la manière des bories provençales. La grotte est fermée par une grille, mais la source est parfaitement visible. L'eau y est captée et conduite à une véritable fontaine installée plus bas, et dont le bec verseur en bois a la forme d'une tête d'animal.

 
Le site d'Embrun vu depuis la fontaine de l'ours

Le nom de « fontaine de l'ours » a son origine dans une légende locale. On raconte[1] qu'en l'an 605 Arey, évêque de Gap, revenant de rencontrer le pape à Rome, aurait vu l'un des bœufs de son attelage mis en fuite par un ours. Le prélat aurait alors intimé l'ordre à l'animal sauvage de se placer sous le joug à la place du bœuf disparu, et l'animal aurait obéi. Une fois arrivé à Gap, Arey aurait libéré l'ours, qui se serait retiré dans la montagne. Plusieurs siècles plus tard, lors de la fondation de l'abbaye de Boscodon, des restes d'un grand ours furent mis au jour près d'une source. La rumeur publique n'hésita pas à y reconnaître l'ours de Saint Arey.

Autour de la fontaine de l'ours est aménagé un espace de détente. On y a une vue plongeante sur la ville d'Embrun. C'est aussi le point d'arrivée ou de départ de nombreux sentiers de promenade dans la forêt : plusieurs sentiers balisés y montent depuis l'abbaye, et d'autres en partent vers les crêtes.

Voir aussiModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Gabrielle Sentis, La légende dorée du Dauphiné, éd. Didier-Richard, 1984, (ISBN 2-7038-0028-2), pp.115-121. Pour une autre version de l'histoire, voir Forest-Saint-Julien.