Ouvrir le menu principal
Situation des Bois Bizin

Les Bois Bizin sont une zone forestière d'altitude de la Montagne bourbonnaise, dans le département de l'Allier et à la limite du département de la Loire.

GéographieModifier

Cette zone est située entre Le Mayet-de-Montagne, Ferrières-sur-Sichon, Lavoine, Saint-Priest-la-Prugne, Laprugne, La Chabanne et Saint-Clément. Elle domine la rive droite du Sichon, à l'ouest, et la rive gauche de la haute vallée de la Besbre, à l'est. Il s'agit d'un chaînon orienté du nord-ouest au sud-est, à une altitude variant d'environ 750 m à presque 1000 m. Le point culminant de ce paysage granitique se trouve au roc des Gabelous[1] à 980 m et d'autres sommets notables sont le rocher Saint-Vincent (925 m) et le Grand Roc (872 m). Le col du Beaulouis (824 m) permet la traversée de ce chaînon au sud : il sépare les Bois Bizin des Bois Noirs et du puy de Montoncel ; il était emprunté par le tacot de la Montagne bourbonnaise et l'est encore par l'ancienne RN 495, déclassée, qui relie Cusset à Saint-Just-en-Chevalet.

Aucune route ne traverse la forêt de part en part, sauf à l'extrême sud une route qui relie Lavoine à Laprugne par le village et le col du Point du Jour et une autre route qui relie le col du Beaulouis à Laprugne par le village du Vernois. Des chemins vicinaux et des chemins forestiers desservent des écarts et permettent l'exploitation forestière. La zone est encadrée par la D 995 (ou D 495 sur la commune de Saint-Priest-la-Prugne, dans la Loire), ancienne RN 495, qui suit la vallée du Sichon à l'ouest, et par la D 7 qui permet d'aller de Saint-Priest-la-Prugne au Mayet-de-Montagne par Laprugne, en suivant le flanc est de la forêt.

Des Bois Bizin et de leurs contreforts descendent plusieurs ruisseaux :

  • à l'est, affluents de rive gauche de la Besbre : du sud au nord, la Goutte Routard, la Goutte Georges, la Goutte Fayet, la Goutte Ribon, le Sulore, le Ruisseau des Arbres, la Goutte Breda.
  • à l'ouest, affluents de rive droite du Sichon : du sud au nord, la Goutte Pouzerattes, le Feratai, le Siamouzan.

En outre, au nord, le Ruisseau de l'Almanza arrose Le Mayet-de-Montagne avant de se jeter dans la Besbre.

ToponymieModifier

L'appellation spécifique Bois du Bizin désigne la partie nord de cette zone forestière, sur la commune du Mayet de Montagne, et tire son nom du hameau du Bizin à la limite nord de la forêt. De là, l'appellation s'est étendue à l'ensemble de ce massif forestier entre Sichon et Besbre.

TourismeModifier

La zone des Bois Bizin est propice aux randonnées pédestre, équestre et cycliste. Le GR 3 (qui suit la Loire de sa source, au mont Gerbier de Jonc, jusqu'à l'Atlantique) la traverse dans presque toute sa longueur du sud au nord ; il entre dans la zone à proximité du rocher Saint-Vincent, passe au roc des Gabelous puis suit le chemin de crête, dit chemin de la Ligue[2], en direction du nord, avant de descendre vers Saint-Clément. Avant d'entrer dans le bois du Bizin, il croise le GRP Montagne bourbonnaise qui traverse la forêt d'est en ouest au niveau du Grand Roc.

Notes et référencesModifier

  1. Le roc des Gabelous tire son nom des agents du fisc qui en avaient fait, au XVIIe et au XVIIIe siècles, l'un de leurs points de surveillance favoris dans la lutte contre les faux-sauniers qui acheminaient le sel de contrebande entre l'Auvergne, pays rédimé de gabelle, où le sel était moins cher, et le Bourbonnais, pays de grande gabelle.
  2. Il s'agit d'un très ancien chemin, remontant probablement à l'époque gallo-romaine. Son nom vient du fait qu'à l'époque des guerres de religion, à la fin de l'année 1567, cet itinéraire a été emprunté par le capitaine protestant Poncenat qui venait du Forez et allait vers le Bourbonnais, où il battit les catholiques à la bataille de Cognat ; mais dans l'imaginaire local, le souvenir fut rapporté aux catholiques. Lucien Fanaud, Voies romaines et vieux chemins en Bourbonnais, réimpr., éd. de Borée, 2005, p. 322 (en ligne) ; Aubert de La Faige et Roger de La Boutresse, Les Fiefs du Bourbonnais. La Palisse, Paris, Plon, Nourrit et Cie, 1896, p. 82 (en ligne).

Voir aussiModifier