Boa Vista (Cap-Vert)

Boa Vista
Carte de Boa Vista.
Carte de Boa Vista.
Géographie
Pays Drapeau du Cap-Vert Cap-Vert
Archipel Cap-Vert
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 16° 06′ 12″ N, 22° 48′ 13″ O
Superficie 620 km2
Point culminant Monte Estância (387 m)
Géologie Île volcanique
Administration
Statut Municipalité du Cap-Vert
Démographie
Population 12 000 hab. (2013)
Densité 19,35 hab./km2
Plus grande ville Sal Rei
Autres informations
Fuseau horaire UTC-1
Site officiel http://www.boavistaofficial.com
Géolocalisation sur la carte : Cap-Vert
(Voir situation sur carte : Cap-Vert)
Boa Vista
Boa Vista
Îles au Cap-Vert

Boa Vista (belle vue en Portugais), aussi écrite comme Boavista, est une île qui fait partie des îles du Cap-Vert. Cet archipel compte dix îles dont Boa Vista, qui est la troisième plus grande île.

L’île de Boa Vista est la plus orientale de l'archipel. La distance entre Boa Vista et le Sénégal n'est que de 450 km.

Boa Vista, capitale Sal Rei, est surtout connue pour la présence de nombreuses tortues, sa musique traditionnelle et son ultramarathon… mais les gens associent surtout Boa Vista avec ses magnifiques plages infinies et ses dunes. Tous ces éléments assurent à Boa Viste une valeur établie dans le secteur touristique. L’île dispose d’un aéroport à Rabil et de nombreuses options d’hébergement pour les touristes.

GéographieModifier

Endroits sur l’îleModifier

Boa Vista est subdivisée de la manière suivante, à des fins statistiques :

PaysageModifier

Boa Vista est, avec sa superficie de 620 km², la troisième plus grande île, après Santo Antao et Santiago, située au sud de Sal et au nord de l’île de Maio. L’île est surtout plate, mais connaît aussi quelques montagnes comme Santo António, Rocha Estância, Monte Negro, Monte Caçador, Pico Forcado, Monte Vigia et Monte Estância comme le point le plus élevé (hauteur de 378 mètres).

Outre les montagnes, l’île a aussi des plages longues et merveilleuses comme Cabral, Chave, Ervatão, Gatas, Santa Mónica et Varandinha.

HistoireModifier

Diogo Gomes, un explorateur portugais, a découvert les îles de Cap-Vert en 1456, alors qu'elles étaient encore désertes. L’île porte le nom Boa Vista, qui signifie « belle vue », parce que c’était la première impression de l’explorateur. Six ans plus tard, en 1462, les Portugais ont construit la première ville, Riberira, sur l’île de Santiago. En 1587, les îles de Cap-Vert sont devenues une colonie portugaise et depuis ce temps-là, les îles fonctionnaient comme étape pour le trafic des esclaves entre l’Afrique et l’Amérique.

Les esclaves étaient employés depuis 1620 dans les mines de sel de l’île, où ils récoltaient le sel des régions montagneuses, et où les pirates ne pouvaient les atteindre. Ce commerce du sel a stimulé l’essor économique de l’île, par lequel le Cap-Vert se positionnait de plus en plus comme centre commercial.

En 1975, le Cap-Vert a accédé à l'indépendance de façon pacifique. Dans le domaine politique, l’archipel est gouverné par un premier ministre depuis 2001.

PopulationModifier

Au milieu du XIXe siècle la population de l'île était estimée à 4 000 habitants. La plupart de la population habite à Sal Rei, mais il y a aussi quelques autres villages où il y a jusque 100 habitants. Boa Vista a la plus petite population de toutes les îles habitées de Cap-Vert et c’est aussi le moins peuplé. Depuis les années 1900 la population croît peu à peu après une période de sécheresse et de famine ayant causé le départ de nombreux habitants. En 2010, Boa Vista compte pas moins de 8 554 habitants, une croissance de plus de 100 %, du fait de la construction d’hôtels, de villas, du stade… Actuellement, Boa Vista compte 10 000 habitants.

La population de Boa Vista consiste en un mélange de différentes nationalités : Créoles, négroïdes et blancs. Les créoles sont le groupe le plus représenté ; ceci provient du métissage, du temps de la colonisation, entre des Portugais et des esclaves africains.

Évolution démographique[1]
1580 1650 1720 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010
Nombre d'habitants 50 150 1 000 2 454 2 653 2 903 3 309 3 463 3 397 3 452 4 209 9 162

PolitiqueModifier

Le Cap-Vert est régi au niveau municipal et au niveau national par deux partis : à gauche, le PAICV et à droite, le MpD.

L'assemblée municipale de Boa Vista comprend 13 membres. L'éxécutif municipal (câmera) comprend 5 membres (actuellement du parti majoritaire MpD). Ils sont élus tous les 4 ans (prochaine élection en 2020).

ÉconomieModifier

À l’époque, les habitants de Boa Vista vivaient de l’extraction du sel et de la culture de dattes. Depuis la fin du XXème siècle, l'île dépend du tourisme.

TourismeModifier

Il y a une dizaine d'hôtels all-inclusive sur l’île : RIU Touareg (à Santa Monica, sud), RIU Karamboa (à Rabil, ouest), Iberostar (à Rabil), etc. Il y a aussi des maisons d’hôtes et des appartements à louer à Boa Vista.

TransportModifier

AéroportModifier

À environ cinq kilomètres au sud-est de Sal Rei, à Rabil, se trouve l’Aéroport international de Boa Vista (IATA:BVC - ICAO:GVBA).

NotesModifier

  1. Sources : Richard A. Lobban Jr et Paul Khalil Saucier, Historical dictionary of the Republic of Cape Verde, Scarecrow Press, Lanham, Maryland ; Toronto ; Plymouth, 2007, p. 41 (ISBN 978-0-8108-4906-8) d'après T. B. Duncan, Atlantic Islands: Madeira, the Azores, and the Cape Verdes in Seventeenth-Century Commerce and Navigation, University of Chicago Press, 1972, et les recensements au Cap-Vert à partir de 1980

Voir aussiModifier

Article connexeModifier

BibliographieModifier

  • (en) Richard A. Lobban Jr et Paul Khalil Saucier, « Boa Vista », Historical dictionary of the Republic of Cape Verde, Scarecrow Press, Lanham, Maryland ; Toronto ; Plymouth, 2007, p. 41 (ISBN 978-0-8108-4906-8)
  • (fr) Michel Lesourd (dir.), « Boa Vista », in Le Cap-Vert, les Éd. du Jaguar, Paris, 2006, p. 158-163 (ISBN 978-2-86950-408-0)
  • (fr) Sabrina Requedaz et Laurent Delucchi, « Boa Vista, l'île des dunes », in Cap-Vert, Éditions Olizane, Genève, 2011 (6e éd.), p. 243-265 (ISBN 978-2-88086-394-4)
  • (pt) António Germano Lima, Boavista, ilha da Morna e do Landú, Instituto Superior de Educação, Praia, 2002, 339 p.

Liens externesModifier

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