Ouvrir le menu principal

Barrage du Gouffre d'Enfer

Barrage du Gouffre d'Enfer
Barrage Gouffre denfer.JPG
Vue aérienne du barrage et de sa retenue d'eau
Géographie
Pays
Province
Coordonnées
Cours d'eau
Furan
Objectifs et impacts
Vocation
Écrêteurs de crues/alimentation en eau potable
Propriétaire
État/commune de Saint-Étienne
Date du début des travaux
1862
Date de la fin des travaux
28 octobre 1866
Date de mise en service
1870
Barrage
Type
poids/voûte
Hauteur
(lit de rivière)
53 m
Longueur
102 m
Épaisseur en crête
5,70 m
Épaisseur à la base
49,04 m
Réservoir
Altitude
786,5 m
Volume
1,105 millions de
Superficie
8 ha

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Point carte.svg

Géolocalisation sur la carte : Saint-Étienne

(Voir situation sur carte : Saint-Étienne)
Point carte.svg

Le barrage du Gouffre d'Enfer est situé sur le territoire de la ville de Saint-Étienne, plus précisément sur la commune associée de Rochetaillée, dans le Parc Naturel Régional du Pilat, en France. Il a été conçu par les ingénieurs Graëff, de Montgolfier, Conte-Grandchamp en 1862 sous le règne de Napoléon III et inauguré en 1866. Ce fut l'un des premiers barrages poids arqué en maçonnerie d'Europe, le plus haut barrage de France et du monde entier à sa conception.

PrésentationModifier

Cet ouvrage est construit dans la vallée du Furan sur un terrain granitique. Financé par l'État, il devait atteindre plusieurs objectifs[1] :

  • alimenter en eau potable la ville de Saint-Étienne qui était en pleine croissance industrielle (1,2 millions m3) ;
  • protéger la ville contre les inondations du Furan (400 000 m3) ;
  • maintenir un débit constant en évitant l'étiage du cours d'eau lors de la période estivale qui mettait au chômage les nombreuses usines utilisant l'énergie hydraulique.

Ce barrage montra rapidement ses limites face à l'évolution rapide de la démographie, c'est pourquoi la ville de Saint-Étienne décida 3 ans plus tard de réaliser un second barrage 2 200 m en amont : le barrage du Pas-du-Riot.

Depuis 2003, le barrage a été complètement vidé et est utilisé comme écrêteur de crues ou lorsque le barrage du Pas-du-Riot est vide pour alimenter en eau la ville de Saint-Étienne

Au pied de ce barrage est apposée une plaque commémorative en marbre blanc, couverte de lettre d'or [2] (difficilement lisible) :

Sous le règne de Napoléon III

le 28 octobre 1866
a été inauguré ce barrage
son excellence Mr BEHIC étant Ministre des travaux publics
le Général Comte de PALIKAO comm. le 4e Corps d'armée
son excellence le duc de PERSIGNY président du conseil général
LEVERT, préfet du dept. de la loire
Général de CARONDELET comm. le département de la loire
Benoit CHARVET maire de Saint-Étienne
Vital de ROCHETAILLE, maire de Rochetaillé
COMOY, inspecteur général des ponts et chaussées
GRAEFF, ingénieur en chef
de MONTGOLFIER ingénieur ordinaire

TourismeModifier

Les abords du barrage ont été aménagés en lieu de détente et de loisir :

  • Randonnée :
Dès sa construction l'approche touristique a été prise en compte avec la création d'un sentier taillé dans la roche permettant d'arriver au pied du barrage avant l'ascension de celui-ci par un escalier sinueux.
  • Escalade :
La magnifique Roche Corbière (117 m de haut), pic rocheux que certains surnomment « La dent du diable », offre un site d'escalade complet de la Loire avec de nombreuses voies ensoleillées ou non selon la période (voies à l'ombre pour les périodes chaudes et voies ensoleillées pour les périodes froides). On y retrouve tous types de difficultés (du 4 au 8) sur plus de 180 voies. Ce pic rocheux représente un spot d'escalade depuis 1883, date de la création du club alpin stéphanois.
Une via ferrata située face au mur du barrage du Gouffre d'Enfer, avec deux voies une pour les enfants (PD) et une pour les adultes (D).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Élodie Ravel et Noëllie Ortega, Le Barrage du Gouffre d’Enfer, Saint-Étienne, Éditions Édelgé, 2007.

Notes et référencesModifier