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Barrage d'Émosson
Barrage d'Emosson 01.jpg
Géographie
Pays
Canton
Commune
Coordonnées
Cours d'eau
Objectifs et impacts
Vocation
Date du début des travaux
Date de mise en service
Barrage
Type
barrage voûte
Hauteur
(fondation)
180 m
Longueur
560 m
Épaisseur en crête
m
Épaisseur à la base
45 m
Réservoir
Altitude
1 931 m
Volume
227 millions de
Superficie
327 ha
Centrale(s) hydroélectrique(s)
Débit d'équipement
45 m³/s

Le barrage d'Émosson est un barrage à vocation hydroélectrique situé en Suisse dans le canton du Valais.

LocalisationModifier

Le barrage se trouve dans le canton du Valais sur la commune de Finhaut, sur la rive gauche du Rhône au-dessus de Martigny. Fermant le cirque d'Émosson, il est alimenté par des eaux du massif du Giffre et artificiellement par des eaux du massif du Mont-Blanc et des Aiguilles Rouges. Le lac d'Emosson est situé sur le territoire des communes de Salvan et Finhaut. Le barrage d'Émosson est le troisième plus haut barrage de Suisse après celui de la Grande-Dixence et celui de Mauvoisin. En amont du barrage d'Emosson se trouve le barrage du Vieux-Emosson à 2 205 m d'altitude construit par les CFF en 1955.

HistoireModifier

La société Électricité d'Émosson SA a été créée en 1954 afin de construire le barrage. L'aménagement est franco-suisse, en raison de la provenance des capitaux, des lieux de pompage de l'eau ainsi que des différentes usines. La construction est décidée en avril 1967[1]. Auparavant, il a fallu procéder à une modification de frontière afin que l'ouvrage se trouve intégralement sur territoire suisse. En effet, la frontière aurait coupé le barrage en deux. Les communes concernées ont donc procédé à un échange de territoires, avalisé en 1963[2]. Les travaux commencèrent en 1967, et la mise en service eut lieu en 1975, soit huit ans plus tard[3]. Sur le cours de la Barberine il y avait déjà un premier barrage, le barrage de Barberine, propriété des Chemins de fer fédéraux, dont il fallut obtenir l'autorisation afin d'immerger le premier ouvrage dans le lac de retenue du nouvel édifice.

Provenance des eauxModifier

En plus des eaux du bassin versant naturel du barrage - le Cirque d'Émosson - trois collecteurs transportent l'eau vers le barrage d'Émosson.

Le Collecteur Sud : il capte les eaux du glacier d'Argentière, du glacier du Tour et du glacier de Lognan par des prises d'eau principalement sous-glaciaires. Une galerie en écoulement libre de 8,55 km de long conduit l'eau par gravité vers un puits blindé ou l'eau franchit la vallée du Trient puis remonte, toujours par gravité, vers le barrage.

Le Collecteur Ouest : il capte les eaux des vallons français du Bérard et de Tré-les-eaux. Ces eaux sont acheminées par écoulement libre dans une galerie de 7,95 km directement vers le barrage.

Le Collecteur Est : il capte les eaux à La Fouly et en contrebas du glacier du Trient et les conduit par une galerie de plus de 18 km de long vers le bassin des Esserts, d'où l'eau est, soit turbinée directement à l'usine de Vallorcine, soit pompée dans la retenue d'Émosson[3].

Les centralesModifier

 
Conduite d'arrivée des eaux d'Émosson à la centrale de la Bâtiaz à Martigny.

Centrale de la Bâtiaz La centrale de la Bâtiaz à Martigny est le palier inférieur de l'aménagement de type classique avec deux groupes verticaux une turbine Pelton et un alternateur complété par un bassin d'expansion et un canal de fuite enterré d'une longueur de 1.2 km. Les données de tous les ouvrages sont rassemblés ici. L'ensemble de l’installation est commandé et surveillé à distance dont la centrale très complexe de Vallorcine.

Centrale de Vallorcine

Station de pompage-turbinage du Nant de DranceModifier

Ce projet a été lancé par Alpiq et les CFF en 2009 : il s'agit de construire une station souterraine de pompage et turbinage entre le Vieux-Émosson et Émosson, sur le Nant de Drance[4]. L'eau sera pompée du lac d'Émosson vers le lac du Vieux-Émosson pendant les périodes de faible consommation électrique (nuit et week-end) ; elle sera turbinée en sens inverse au moment des pointes de consommation. Le projet initial prévoyait que quatre turbines fournissent une puissance totale de 600 MW. Les Forces Motrices Valaisannes participent également au projet, à hauteur de 10 %[5]. Le groupe Alstom fournit la turbine à vitesse variable, elle sera livrée d’ici à 2017[6]. Les travaux commencent en décembre 2008 et étaient prévus initialement durer 7 ans. La cérémonie officielle a eu lieu le .

En avril 2011, les autorisations administratives en vue de l'adoption d'une variante Nant de Dranse+ sont obtenues. Cette variante porte la puissance totale de 600 à 900 MW par l'adjonction de deux turbines supplémentaires, avec une modification de la concession autorisant un réhaussement du barrage du Vieux-Émosson de 45 à 67 mètres. Cette modification porte aussi le volume de retenue de 13,5 millions de m3 à 25 millions de m3, avec un faible impact sur l’environnement[7]. Les trois partenaires au projet (Alpiq, les CFF et les Forces motrices valaisannes) se donnent quelques mois supplémentaires pour valider la faisabilité technique et financière[8]. La décision est emportée au mois de juin 2011[7] et les travaux préparatoires au réhaussement du barrage du Vieux-Émosson commencent immédiatement, alors que s'est tout juste achevé le percement des galeries.

Article connexeModifier

SourcesModifier

RéférencesModifier

  1. Histoire du barrage sur le site de la société gestionnaire
  2. Entre Valais et Mont-Blanc, un sommet d'énergie renouvelable, 2009
  3. a et b Entre Valais et Mont-Blanc, un sommet d'énergie renouvelable, 2009, p. 54
  4. Projet Nant de Drance
  5. Le site des FMV
  6. LITRA, Service d'information pour les transports publics, 2009.
  7. a et b « Feu vert pour l'augmentation de puissance de la station de pompage-turbinage Nant de Drance ».
  8. Rhône FM, 19 avril 2011

Lien externeModifier