Barisano da Trani

sculpteur italien

Barisano da Trani (en latin : Barisanus Tranensis) est un sculpteur italien, actif dans la seconde moitié du XIIe siècle.

Barisano da Trani
Biographie
Naissance
Activité
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XIIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata

ŒuvresModifier

Aucune indication sur sa vie ne subsiste ; d'après son nom, il est vraisemblablement originaire de Trani dans la région des Pouilles.

Deux œuvres portant son nom sont conservées : les portes de bronze sculptées en relief du portail ouest de la cathédrale de Trani et celles du portail nord de la cathédrale de Monreale en Sicile ; la chronologie de ces œuvres est discutée : le portail de Trani est en général daté de 1185-1190 et celui de Monreale de 1190-1200[1],[2].

Un des panneaux de la porte de Trani représente le saint patron de Trani, San Nicola Pellegrino, avec l'artiste agenouillé à ses pieds et l'inscription « Barisanus Tranensis » ; à Monreale, figure la représentation de saint Nicolas de Bari, avec l'inscription « Barisanus Tran[ensis] Me Fecit »[3].

 
Porte en bronze de la cathédrale de Trani
 
Porte nord de la cathédrale de Montreale, détail

La porte de bronze de la cathédrale de Ravello en Campanie, non signée mais datée de 1179 dans l'inscription indiquant le nom des donateurs (« Anno millesimo centesimo septuagesimo nono Incarnacio Jesu Christo »), lui est également attribuée, en raison des similitudes évidentes de fabrication et de style[3].

 
Porte en bronze de la cathédrale de Ravello, détail

Les portes sont divisées en panneaux, avec des figures et des décorations en bronze moulées en bas-relief, entourés d'une bordure ornementale, et appliqués sur une âme en bois, une technique plus proche de l'orfèvrerie que de la sculpture, dénotant des influences orientales et byzantines : elles s'inspirent à la fois des motifs des tissus d'Orient et des coffrets en ivoire de l'art byzantin. Le décor est inspiré de la Bible, représentant le Christ, la Vierge, saint Jean Baptiste, des prophètes, des apôtres et des saints, avec également des figures profanes : archers, lutteurs, animaux héraldiques[4].

Notes et référencesModifier

  1. Albert Boeckler 1953, p. 47-70.
  2. (it) Roberto Salvini, Il chiostro di Monreale e la scultura romanica in Sicilia, Palerme 1962, p. 161 et 258.
  3. a et b Carla Guglielmi Faldi 1964.
  4. David A. Walsh 1982.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (de) Albert Boeckler, Die Bronzetüren des Bonanus von Pisa und des Barisanus von Trani, Berlin, Deutscher Verein für Kunstwissenschaft, , 174 p..
  • (it) Carla Guglielmi Faldi, « Barisano da Trani », dans Dizionario biografico degli Italiani (DBI), Rome, (lire en ligne), vol. 6
  • (de) Ursula Mende, Die Bronzetüren des Mittelalters 800–1200, Munich, 1994.
  • (en) David A. Walsh, « The Iconography of the Bronze Doors of Barisanus of Trani », Gesta, vol. XXI, no 2,‎ , p. 91-106 (lire en ligne).
  • (en) Helen Roberts et Thomas M. Izbicki, « The fighting figures of Barisano of Trani », Notes in the History of Art, vol. 11, no 1,‎ , p. 7-13.
  • (en) « Barisano da Trani », sur Encyclopædia Britannica (consulté le 27 décembre 2020).

Liens externesModifier

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