Auguste Liquois

dessinateur et scénariste de bandes dessinées
Auguste Liquois
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Biographie
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Louise Liquois

Auguste Liquois, né à Angers le 2 juillet 1902 et décédé à Vitray-en-Beauce le 1er septembre 1969 et un auteur de bande dessinée et peintre français. Il est aujourd'hui surtout connu pour ses œuvres collaborationnistes durant la Seconde Guerre mondiale.

BiographieModifier

Auguste Liquois débute par des croquis de mode, des affiches et de nombreuses illustrations humoristiques.

En 1937, Auguste Liquois publie sa première bande dessinée Coco de la lune.

Pendant l'Occupation allemande, il collabore au journal Le Téméraire et au Mérinos. Il publie dans ce dernier, sous le pseudonyme de Robert Ducte, un récit dont Zoubinette, l'héroïne, est victime des maquisards[1].

De 1941 à 1945, il illustre la « Collection Police-Express », petits récits policiers publiés entre autres par les éditions ABC, puis la Société d'édition générale[2].

Inquiété à la Libération comme tous les autres collaborateurs du journal Le Téméraire, il bénéficie au procès d'un non-lieu[3].

En 1945, il rejoint l'hebdomadaire communiste Vaillant et y dessine Fifi, gars du maquis.

En 1945, il illustre La Vie du colonel Fabien.

En 1946, il fonde avec Alain Saint-Ogan le Syndicat des dessinateurs de journaux pour enfants.

De mai à décembre 1946, sa bande dessinée de science-fiction Les Héros de la liberté est publiée dans les quatorze numéros de l'éphémère bimensuel Robin l'Écureuil, dont elle constitue la meilleure série réaliste[4].

En , il illustre Le Tourbillon du désert blanc dans la collection Odyssées puis en 1950, la couverture et les hors-texte du roman Les Aventures de Trottemenu[5].

En , apprenant sa participation au Téméraire et au Mérinos, la direction du périodique préfère le renvoyer[6]. Selon Gilles Ragache, les dirigeants de Vaillant auraient en fait été au courant du passé d'Auguste Liquois et des autres anciens du Téméraire, mais auraient choisi dans un premier temps de l'ignorer[7]. Ces déboires n'empêchent pas Auguste Liquois de poursuivre sa carrière par la suite.

Au milieu des années 50, il a également collaboré au journal IMA, l'ami des jeunes. En 1957, il dessine Guerre à la Terre sur un scénario de Marijac dans Cocorico, le magazine de l'aventure[8]. Suivront Satanax, Capitaine Fracasse ainsi que de très nombreux récits.

Peintre, Auguste Liquois expose à Angers, Paris, Chartres, etc.

Notes et référencesModifier

  1. Gilles Ragache : « Un illustré sous l'occupation : le téméraire », in Revue d’histoire moderne et contemporaine, 4/2000, (no 47-4), p.748 (www.cairn.info)
  2. « Collection Police Express », in Oncle-Archibald Blog, en ligne.
  3. Gilles Ragache, op. cit., p. 764
  4. Roger Jeanne, « Robin l'Écureuil », Le Collectionneur de bandes dessinées, no 15,‎ , p. 10-11.
  5. Luciano Zuccoli (trad. Comtesse de Gencé), Les aventures de Trottemenu, Lieu de la première publication, Albin Michel, 1950 (édition française), 222 p., broché
    Traduit et adapté de l'italien par la Comtesse de Gencé. Couverture et hors-texte d'Auguste Liquois.
  6. Richard Medioni et Françoise Bosquet, « Comment Liquois a-t-il pu atterrir à Vaillant ? », Période rouge, no 17,‎ , p. 269-2874
  7. « Les nouveaux employeurs n’ignoraient probablement pas leur passé (le procès le prouve), mais on le passa sous silence. » Gilles Ragache, op. cit., p. 765
  8. « Cocorico (le magazine de l'aventure) », sur La database BD du Loup, (consulté en 2008-12-28 (28 décembre 2008))

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier