August Häfner

SS-Obersturmführer August Häfner
August Häfner

Naissance
Mellingen, Suisse
Décès Juin 1999 (à 87 ans)
Allemagne
Origine Allemagne
Allégeance Flag of Germany 1933.svg Troisième Reich
Grade SS-Obersturmführer
Années de service 19321945
Commandement Section du Sonderkommando 4a de la Einsatzgruppe C
Conflits Seconde Guerre mondiale

August Häfner, est né le à Mellingen, Suisse, où son père allemand travailla. Le il rentra avec sa famille en Allemagne à Schwäbisch Hall[1] afin que son père puisse reprendre le commerce de son grand-père après la mort de ce dernier en 1914.

Période du national-socialismeModifier

Avant-guerreModifier

NSDAPModifier

Häfner entra le dans la NSDAP, numéro de membre 869199.

De 1932 à 1933 il était membre des Jeunesses hitlériennes.

Schutzstaffel (SS)Modifier

Le , il joignit la SS, numéro de membre 105693[2].

PoliceModifier

Le il entra comme volontaire dans la police aux frontières.

Seconde Guerre mondialeModifier

Après un camp de sélection il fut envoyé le à Berlin pour préparer le baccalauréat pour des personnes douées et talentueuses. Il réussit l'examen et ensuite il suivit des cours à l'université dans le cadre de la formation pour aspirants au service supérieur de la police de sûreté (Anwärter des leitenden Dienstes der Sicherheitspolizei). Environ mi-mai 1941 cette formation fut arrêtée.

Les participants du cours furent transférés à l'école de la police aux frontières située à Pretzsch. Durant la 2e moitié de juin 1941 il fut rattaché au commando spécial 4a[3] (unité spéciale: Sonderkommando) de la Einsatzgruppe C.

Le , son Sonderkommando assassine femmes et enfants juifs à Bila Tserkva. August Häfner témoignera plus tard[4] :

« la Wehrmacht y avait creusé une fosse. On y conduisit les enfants dans un tracteur. On descendit les enfants du tracteur pour les aligner au bord de la fosse et leur tirer dessus. les Ukrainiens ne visèrent aucune partie du corps en particulier […] les hurlements étaient indescriptibles. »

Il devint ensuite commandant d'une section de ce commando spécial[5],[6]. Puis il travailla dans le Reichssicherheitshauptamt (RSHA).

Après-guerreModifier

Dans un premier procès, August Häfner, (de Schwäbisch Hall), entre-temps marchand de vin[7], fut condamné par le tribunal ouest-allemand de Darmstadt (Landgericht - Tribunal régional) le à neuf ans de réclusion pour des crimes de guerre commis en août/septembre 1941 dans la gorge de Babi Yar aux environs de Kiev (Ukraine), à Jytomyr, à Bila Tserkva et à Vassylkiv. Il participa à des exécutions de masse de juifs ukrainiens dans l'arrière du territoire de l'armée de terre (6e armée allemande)[8].

Après un recours, il fut jugé coupable et condamné à huit ans de réclusion le (JuNSV (Justiz und NS-Verbrechen) Verfahren Lfd. Nr. (laufende Nummer) 805 ; Landgericht (Tribunal régional[9]) Darmstadt 731212 [2 Ks 2/73].

Notes et référencesModifier

  1. (en) Gudrun Moore, Duty of remembrance : the story of my German family, Victoria, B.C, Trafford Publishing, , 550 p. (ISBN 978-1-4269-2061-5, OCLC 620115228, présentation en ligne), p. 20
  2. (en). Axis History Forum, David Thomson, États-Unis, 20 juillet 2002
  3. (de). [1] Udo Walendy, Historische Tatsachen Nr. 51, Babi Jar -Die Schlucht „mit 33.771 ermordeten Juden“ ?, page 35.
  4. Saul Friedländer, Les années d'extermination : l'Allemagne nazie et les Juifs, 1939-1945, Paris, Éditions Points, coll. « Histoire » (no 457), , 1028 p. (ISBN 978-2-7578-2630-0, OCLC 800908996), p. 285
  5. « Gérard Michaud, Gymnase de Morges, Jean Cuénot, Gymnase de Chamblandes, Pully, août 1993 (version 1997), page 62 » [PDF], sur kleio.ch
  6. « Saul Friedländer, L'Allemagne nazie et les juifs 1939-1945, Extraits - Saul Friedländer : les années d'extermination » [PDF], publiés le 21 février 2008 dans Le Point
  7. (de). [2] Die Toten von Babi Jar, Zuchthaus für sieben SS-Führer, Der Freiheitskämpfer, no. 4, juillet 1969, page 6
  8. (de) « Das Massaker in der Babij-Jar-Schlucht, Darmsrädter Sonderkommando-Prozeß ging gestern nach vierzehn Monaten zu Ende » [PDF], O.H., Frankfurter Rundschau, 30 novembre 1968, page 18
  9. (de) « Deutsche Gerichtsbezeichnungen und ihre Übersetzungen in zehn Sprachen, Auswärtiges Amt, Berlin » [PDF]