Asger Hamerik

compositeur et chef d'orchestre
Asger Hamerik
Description de l'image Asger Hamerik.jpg.

Naissance
Frederiksberg, Danemark
Décès (à 80 ans)
Frederiksberg, Danemark
Activité principale Compositeur
Maîtres Hans von Bülow, Hector Berlioz

Asger Hamerik (en réalité: Asger Hammerich) (né le à Frederiksberg et mort le dans la même ville) est un compositeur et chef d'orchestre danois de l’époque romantique.

BiographieModifier

Fils du professeur de théologie Peter Frederik Adolph Hammerich (1809-1877) et de Julie Scheuermann (1806-1879), il étudie la musique d’abord avec Gottfred Matthison-Hansen, et à partir de 1859 avec Niels W. Gade et Johan Peter Emilius Hartmann (auxquels il était apparenté par sa mère, une cousine de Emma Hartmann) avant de quitter le Danemark pour étudier la musique en Allemagne avec Hans von Bülow.

En 1864, à l'heure de la deuxième guerre des Duchés entre l'Allemagne et le Danemark, il changera son nom de Hammerich (qui sonnait trop allemand) en Hamerik et partira pour Paris. Il y étudiera avec Hector Berlioz dont il sera le protégé et unique élève. Berlioz qui venait de perdre son propre fils s'attachera au jeune compositeur danois, dont il aimait dire qu'il parlait le français déjà presque aussi mal que les Parisiens.

Après le décès de Berlioz, Hamerik devient en 1871 directeur musical du Peabody Institute à Baltimore (Maryland), auquel il se consacre coeur et âme. Il élève grandement le niveau du conservatoire, de l'orchestre et du choeur. Son travail à Baltimore sera admiré par divers visiteurs illustres, notamment PI Tchaikovsky et Arthur Sullivan.

C'est à Baltimore qu'il épouse son élève, la pianiste et compositrice Margaret Hamerik, née Williams (1867-1942).

Revenu au Danemark en 1900, il arrête largement de composer, et apparaît désormais surtout comme chef d'orchestre ou membre du jury de divers concours internationaux.

Son fils Ebbe Hamerik (1898-1951) fut aussi un compositeur remarquable, qui a écrit notamment plusieurs opéras. Asger Hamerik eut par ailleurs deux filles cantatrices, Gerda Hamerik (1897-1974) et Valdis Hamerik (1903-1995), cette dernière ayant laissé des mémoires qui sont une source intéressante d'informations sur son père[1].

Le frère d’Asger Hamerik était le musicologue Angul Hammerich (1848-1931), premier professeur de musique à l’Université de Copenhague et fondateur du Musée d’Instruments de musique de Copenhague. Leur sœur, Thyra Hammerich (1846-1921), a donné son nom à une rose très populaire. Elle était la mère d'Astrid Nystrœm, seconde épouse du poète Sophus Michaelis, ainsi que de la cantatrice Saima Neovius.

ŒuvresModifier

Dès son plus jeune âge, Asger Hamerik est passionné de musique. Enfant, il crée ainsi avec son cousin C.F.E. Horneman des opéras, dont il écrit le livret et Horneman la musique. Ses compositions de jeunesse, dont une symphonie, sont perdues. Son œuvre de maturité comporte sept symphonies, de la musique de chambre et de la musique orchestrale, dont cinq suites basées sur des airs populaires scandinaves. Ses symphonies reprennent plusieurs caractéristiques des oeuvres de Berlioz, dont notamment celle de l'«idée fixe», qui fait réapparaître le même thème, varié, dans chaque mouvement de l'oeuvre. Plus tard, on retrouve dans ses compositions aussi des influences de César Franck ou de Paul Dukas ou encore de Gustav Mahler. Il a par ailleurs laissé un imposant Requiem, et plusieurs opéras (Tovelille, Hjalmar og Ingeborg, La vendetta, et Den rejsende).

Son opéra La Vendetta sera créé sous sa direction en 1870 à La Scala de Milan et est parfois appelé le «premier opéra vériste de l'histoire». Celui-ci possède effet - vingt années en avance - l'essentiel des caractéristiques du vérisme que sont le réalisme, l’action brève et condensée, souvent violente - avec tir d’arme à feu notamment -, le raffinement orchestral, et les audaces harmoniques.

OrchestreModifier

SymphoniesModifier

  • 1860 Symphonie en ut mineur, op. 3 (perdue)
  • 1879-1880 Symphonie n° 1 "Symphonie poétique" en fa majeur, op. 29
    1. Allegro moderato ed espressivo
    2. Allegro marcato
    3. Andante con moto
    4. Allegro giusto
  • 1882-1883 Symphonie n°2 "Symphonie tragique" en ut mineur, op. 32
    1. Grave - Allegro non troppo e patetico
    2. Andante penitente
    3. Allegro marcato
    4. Adagio - Allegro passionato - Allegro molto vivace
  • 1883-1884 Symphonie n° 3 "Symphonie lyrique" en mi majeur, op. 33
    1. Largo - Allegro molto vivace
    2. Allegro grazioso
    3. Andante sostenuto
    4. Allegro con spirito
  • 1884-1889 Symphonie n° 4 "Symphonie majestueuse" en ut majeur, op. 35
    1. Largo - Allegro impetuoso
    2. Adagio espressivo
    3. Allegro moderato
    4. Maestoso e solenne
  • 1889-1891 Symphonie n° 5 "Symphonie sérieuse" en sol mineur, op. 36
    1. Largo - Allegro con fuoco
    2. Adagio non troppo
    3. Scherzo allegro
    4. Grave - Allegro
  • 1897 Symphonie n° 6 "Symphonie spirituelle" en sol majeur, pour orchestre à cordes, op. 38
    1. Allegro moderato
    2. Allegro molto vivace
    3. Andante sostenuto
    4. Allegro con spirito
  • 1897 rev.1901-1906 Symphonie n°. 7 "Korsymfoni", pour mezzo-soprano, chœur mixte, et orchestre, op. 40
    1. Largo
    2. Andante sostenuto
    3. Grave

Autres œuvres orchestralesModifier

  • 1871-1872 Suite nordique no. 1 en ut majeur, op. 22
  • 1872 Suite nordique no. 2 en sol mineur, op. 23
  • 1873-1874 Suite nordique no. 3 en la mineur, op. 24
  • 1875 Suite nordique no. 4 en ré majeur, op. 25
  • 1876 Suite nordique no. 5 en la majeur, op. 26
  • 1879 Trilogie juive, op. 19
  • 1912 Variations sur la mélodie populaire "Jeg gik mig ud en Sommerdag", pour orchestre à cordes et harpe, op. 41

HarmonieModifier

  • 1867 Hymne à la paix, pour grande harmonie, chœur mixte, deux orgues, et 12 harpes[2]

OpérasModifier

Terminé en
Titre
Actes
Création
Livret
1863–1865 Tovelille, op. 12
1868 Hjalmar og Ingeborg, op. 18 Ludvig Josephson
1870 La vendetta, op. 20 5 scènes 1870, Milan par le compositeur
1871 Den rejsende, op. 21 1871, Vienne par le compositeur

Œuvres VocalesModifier

Musique religieuseModifier

  • 1882 Trilogie chrétienne , pour baryton, chœur mixte et orgue, op. 31
  • 1886-1887 Requiem, pour solistes, chœur mixte, et orchestre, op. 34
    1. Requiem et Kyrie
    2. Dies irae
    3. Offertorium
    4. Sanctus
    5. Agnus Dei
  • 1900 Ave Maria, pour mezzo-soprano et orgue, op. 14

Musique profaneModifier

  • Nocturne "Da giovine regina la luna maestosa", pour mezzo-soprano et orchestre
  • Ballade Roland
  • Erntetanz, pour chœur de femmes (quatre voix) et orchestre, op. 37

Musique de chambreModifier

  • 1858 Quatuor à cordes en la mineur (en un mouvement)
  • 1862 Quintette avec Piano en ut mineur, op. 6
  • 1878 Romance de concert pour violoncelle et piano (ou orchestre), op. 27

OrgueModifier

  • 1905 Quatre Préludes, op. 39a

Notes et référencesModifier

  1. (da) Valdis Hameik, Deroverfra, Koebenhavn,
  2. Compositie verloren gegaan

Liens externesModifier