Article 60 (Belgique)

Un contrat article 60 est un type de contrat de travail par lequel un bénéficiaire du revenu d'intégration sociale (RIS) peut bénéficier d'une mesure de mise à l’emploi. Ce type de contrat, ainsi que ceux dit « article 61 », est issu de la loi organique du 8 juillet 1976 sur le Centre public d'action sociale[1].

Émission radiodiffusée autour du livre Article 60 à l'Université Libre de Bruxelles.
Cosme Agbodji, invité par Radio Campus de l'ULB pour animer une émission autour de son livre.

Le bénéficiaire est embauché par le CPAS. Il permet à ce premier de bénéficier d'une expérience professionnelle et, à la fin du contrat de travail, d'ouvrir le droit aux allocations chômages[1].

ConditionsModifier

Trois conditions existent[1] :

  • bénéficier du revenu d'intégration sociale ou d’une aide sociale ;
  • être inscrit au registre de la population ou des étrangers ;
  • ne pas bénéficier d'allocations de chômage complètes.

PublicationModifier

Un livre de 128 pages, publié sous le titre ARTICLE 60, de Cosme AGBODJI, relate le "témoignage accablant" d'une personne (l'auteur lui-même) employée sous ce type de contrat au Service Action Migrants du CPAS de Charleroi. L'auteur y relate une série de "préjugés" liée à ce contrat. Il évoque, par ailleurs, des conduites de tierces personnes (des collègues) qui l'ont "amené au bord du gouffre". « (...) Des PV de réunions faisaient inutilement mention d’erreurs sans conséquences de ma part, mais passaient sous silence celles de certains collègues. (...) Quand j’ai demandé à disposer des clés de mon lieu de travail, on me les a refusées alors que les autres les avaient. »

Réagissant à la publication de ce livre, le porte-parole du CPAS de Charleroi déclare ne minimiser ni le vécu ni le ressenti de cet homme, mais affirme qu'il n'a jamais exprimé son mal-être. En outre, Cosme, écrivain public, membre du Réseau Belge des Écrivains Publics, aurait été refusé d'accès à l'Espace Citoyen de Marchienne-au-Pont où il avait assuré une permanence d'écrivain public pendant deux ans: "Quand je me suis présenté début mai à l’espace Citoyen de Marchienne pour remplacer un collègue, la responsable m’en a refusé l’accès. Elle m’a dit que mon bouquin avait fortement déplu et qu’on se passerait de moi. J’ai vécu ça comme une blessure supplémentaire. (...) Je pensais que la liberté d’expression était inscrite dans la Constitution belge."

. Le CPAS de Charleroi n'a pas commenté cet incident.

Le 9 octobre 2021, le Journal DH a modifié le titre de son article relatif à ce livre, après que l'auteur y a exprimé son désaccord.

SourcesModifier

RéférencesModifier

BibliographieModifier

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20180516_01171894/l-article-60-demonte-par-un-beneficiaire

https://www.dhnet.be/regions/charleroi/contrat-article-60-un-livre-revele-les-revers-de-la-medaille-5afc5467cd70c60ea705dbd2