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Arsène Lupin (pièce de théâtre)

pièce de théâtre

Arsène Lupin
Affiche de la pièce interprétée par André Brulé au théâtre de l'Athénée, 1909. Illustration d'Henri-Edmond Rudaux.
Affiche de la pièce interprétée par André Brulé au théâtre de l'Athénée, 1909. Illustration d'Henri-Edmond Rudaux.

Auteur Maurice Leblanc et Francis de Croisset
Genre Vaudeville
Nb. d'actes Quatre actes
Date de création en français 28 octobre 1908
Lieu de création en français Théâtre de l'Athénée à Paris

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Arsène Lupin (homonymie).

Arsène Lupin est une pièce de théâtre en 4 actes, de Francis de Croisset et Maurice Leblanc, représentée pour la première fois le au Théâtre de l'Athénée. Le rôle de Lupin était tenu par André Brulé. Le texte fut publié la première fois en un volume in-12 chez Laffite en mai 1909.

ScénarioModifier

Les actes se passent successivement dans le grand hall d'un château ; un grand salon d'un hôtel particulier ; enfin, un fumoir très élégant (il n'y a pas d'entracte entre les deuxième et troisième actes).

Germaine de Gournay-Martin, fille très snob d'une famille cossue qui vient de racheter le château de Charmerace, va enfin, après sept ans de fiançailles, épouser l'ancien propriétaire désargenté, Jacques, duc de Charmerace, un fiancé peu empressé mais tellement séduisant, qui revient « officiellement » d'une expédition au Pôle Sud !

La conversation va rapidement tourner sur les récents exploits d'Arsène Lupin qui n'a pas hésité à voler toutes les collections de tableaux de son futur beau-père, car, le spectateur le soupçonne très vite, Charmerace et Lupin ne font qu'un. Le cambrioleur sera confronté au tenace limier Guerchard qui a une revanche à prendre. Le policier n'hésitera pas pour cela à tenir en otage la secrétaire de Germaine, la belle Sonia Krichnoff, qui n'avait pas laissé le duc de Charmerace longtemps indifférent. Mais Lupin compte une alliée de taille : Victoire, sa nourrice toute dévouée, toujours prête même pour les besognes les plus périlleuses.

Distribution[1]Modifier

  • André Brulé : le duc de Charmerace – Arsène Lupin
  • Paul Escoffier : le policier Guerchard[2]
  • Bullier : le millionnaire Gournay-Martin
  • Laurence Duluc : Sonia Krichnoff
  • Jeanne Rosny : Germaine Gournay-Martin
  • Germaine Éty : Victoire, vieille servante d'Arsène Lupin
  • André Lefaur : le juge d'instruction
  • Clément : Boursin, aide de Guerchard
  • Narbal : le commissaire de police
  • Cousin : le concierge
  • Bénédict : Charolais père, acolyte d'Arsène Lupin
  • Félix Ander : Charolais fils
  • Georges Térof : Firmin, le garde-chasse
  • Henri Bosc : Dieusy, l'agent de la Sûreté
  • Paul Chartrettes : Jean, le chauffeur
  • Ragoneau : l'agent de police
  • Roux : 2e fils Charolais, qui se fait passer pour un pharmacien
  • Durand : 3e fils Charolais, qui se fait passer pour un avocat
  • Marseille : Alfred,le domestique
  • Marius : le serrurier
  • Tribois : le greffier
  • Maud Gauthier : Jeanne, amie de Germaine
  • Melle Cézanne : Marie, amie de Germaine
  • Melle Brizac : Irma, femme de chambre de Germaine

AdaptationsModifier

L'histoire a été adaptée dans le film britannique homonyme de George Loane Tucker sorti en 1916, puis de nouveau l'année suivante par Paul Scardon en version américaine.

En 2014, pour le 150e anniversaire de Maurice Leblanc, la municipalité d'Étretat, l'Association des Amis d'Arsène Lupin et Florence Leblanc (sa petite-fille) ont commandé une adaptation de la pièce au théâtre Michel à Paris[3].

Le récit de cette pièce de théâtre a été adapté en manga par les éditions Kurokawa en 2015 : Arsène Lupin. Tome 1 par Takashi Morita.

L'éditeur De Varly a publié l'ouvrage en format papier en 2017. (ISBN 978-2375040263)

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. La Comœdia du 29 octobre 1908 parle de la pièce en page 2
  2. D'après Le Comœdia du 28 octobre 1908, Francis de Croisset et Maurice Leblanc ont délibérément modifié le nom de l'adversaire d'Arsène Lupin, Ganimard. En effet, ils auraient craint que ce nom provoque le fou rire du public, au motif que ce nom soit également porté, à une consonne près, par un célèbre parisien.
  3. Renouard 2016, p. 76

BibliographieModifier

  • Caroline Renouard, « Arsène Lupin à l'Athénée (1908) : un spectacle populaire entre répétitions et innovations », dans Pascale Alexandre-Bergues et Martin Laliberté, Les archives de la mise en scène : Spectacles populaires et culture médiatique 1870-1950, Presses universitaires du Septentrion, , 326 p. (ISBN 978-2757413692), p. 75-88.

Liens externesModifier

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