Arnau Cadell

sculpteur catalan des 12ème et 13ème siècles

Arnau Cadell, dit aussi Gatell[1] ou Catell[2],[3], en latin Arnallus Catelli, est un sculpteur et maître d'œuvre actif en Catalogne à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle, mort à Gérone.

Arnau Cadell
Image dans Infobox.
Inscription sur un pilier dans le cloître du monastère de Sant Cugat del Vallès et chapiteau où Arnau Cadell s’est représenté en train de sculpter
Biographie
Décès
Activité

BiographieModifier

A la tête d'un atelier itinérant, il est l'auteur du cloître et des chapiteaux du monastère bénédictin de Sant Cugat del Vallès, commencé vers 1190 ; il travaille également à la cathédrale de Gérone. On lui attribue également les portails de l'église Saint-Pierre à Santpedor et de la basilique Santa Maria de Manresa.

Les chapiteaux sculptés par Cadell pour le cloître de Sant Cugat sont de quatre types : avec des ornements végétaux (entrelacs, palmettes et pommes de pin) ; corinthiens ; figuratifs avec des scènes de la vie des moines, des représentations d'animaux fantastiques et d'oiseaux, des scènes de chasse ; historiés avec des scènes de la Bible[4],[5]. Le cloître, de plan carré, est rythmé par des arcs en plein cintre soutenus par 72 paires de colonnes ; il comporte au total 144 chapiteaux, dont 36 sont adossés aux piliers et aux contreforts, et sculptés sur trois faces seulement ; il a été construit en plusieurs années : les galeries à l'est, à l'ouest et au nord ont été achevées à la fin du XIIe siècle, aux alentours de 1190, celle du sud a été terminée au début du XIIIe siècle[4].

Arnau Cadell est le premier artiste catalan dont on connaisse le nom et le prénom. Son testament, établi à Gérone, daté du 13 octobre 1221 et signé "Arnallus Catelli", où il fait don de ses biens au monastère de Sant Cugat, est conservé aux archives diocésaines de Gérone[6].

Au monastère de Saint Cugat, figure une inscription en latin, sur un pilier au nord-est du cloître, qui accompagne un chapiteau où Cadell s'est représenté en train de sculpter un chapiteau corinthien[4] :

hec est arnalli sculptoris forma catelli qui claustrum tale construxit perpetuale

Traduction : C'est le portrait du sculpteur Arnau Cadell, qui a bâti ce cloître pour la postérité[7].

BibliographieModifier

  • (ca) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en catalan intitulé « Arnau Cadell » (voir la liste des auteurs).
  • Edouard Junyent, Catalogne romane, t. 1, La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, coll. « La nuit des temps », 1960-1961, p. 137-150
  • (ca) Salvador Cardús Florensa, L'escultor Arnau Cadell i el seu claustre de Sant Cugat, Sabadell, Fundació Bosch i Cardellach,
  • (it) J. Yarva Lucas, « Arnau Cadell », dans Enciclopedia dell'Arte medievale, Rome, , p. 37-38
  • (en) « Arnau Cadell », dans The Grove Encyclopedia of Medieval Art and Architecture (lire en ligne), p. 155-156
  • (ca) Josep M. Marquès i Planaguma, « L'escultor Arnau Cadell i el claustre de la seu de Girona », Miscellania liturgica catalana, no 16,‎ , p. 163-168 (lire en ligne)

RéférencesModifier

  1. The Grove Encyclopedia of Medieval Art
  2. Alain Erlande-Brandenburg, De pierre, d'or et de feu : la création artistique au Moyen Age IV-XIIIe siècle, Fayard, (lire en ligne), p. 175-177
  3. On trouve aussi le prénom Arnaldo pour traduire Arnallus : Robert Favreau, « Commanditaire, auteur, artiste dans les inscriptions médiévales », dans Auctor & auctoritas : invention et conformisme sans l'écriture médiévale, Paris, Ecole nationale des Chartes, (ISBN 2-900791-41-3, lire en ligne), p. 37-60
  4. a b et c Catalogne romane
  5. Antonio Griera, « Interprétation d'un chapiteau du cloitre de l'Abbaye de San Cugat », Fornvännen. Journal of swedish antiquarian research, vol. 54,‎ , p. 268-273 (lire en ligne, consulté le )
  6. Marquès i Planaguma, p. 165-166
  7. Joan Raventos, « Una obra alliçonadora », Sapiens, no 65,‎ , p. 58