Arme (corps militaire)

subdivision des forces armées d'une nation souveraine

Les armes sont des subdivisions d'une force armée. Elles forment un corps.

Dans le mondeModifier

ChineModifier

Les forces armées de la république populaire de Chine portent le nom d'Armée populaire de libération ; elle est composée de six branches :

États-UnisModifier

Les Forces armées des États-Unis sont organisées en six composantes (service branch) depuis le  :

FranceModifier

Armée de terreModifier

Dans l'Armée de terre française, elles sont constituées des armes de mêlée, d'appui et de soutien[1].

Arme de mêléeModifier

L'infanterie est l'ensemble des unités militaires devant combattre à pied, le soldat étant appelé fantassin. Le mot est emprunté de l'italien infanteria, dérivé de infante (enfant) qui prit au XIVe siècle le sens de « jeune soldat, fantassin ». Elle est aussi appelée « la reine des batailles », l'arme du combat rapproché.

L'arme blindée et cavalerie (ABC) : le terme « cavalerie », issu du mot italien cavalliera, désigne les troupes dont les déplacements, les évolutions et le combat s'exécutent à cheval. Par extension, les unités de chars en font partie. Elle est aussi appelée bazanne. Historiquement, elle est la troisième plus ancienne des armes de combat (après l'infanterie et les chariots de guerre) et la plus mobile.

L'Aviation légère de l'Armée de terre (ALAT) est historiquement issue de l'artillerie dont elle était à l'origine l'Aviation légère d'observation d'artillerie (ALOA). L'ALAT n'est devenue une arme distincte de l'artillerie qu'en 2003[2].

Les troupes de marine (TDM) sont une arme de l'Armée de terre française qui présente la particularité de regrouper plusieurs spécialités : infanterie, artillerie, cavalerie, génie, transmissions et troupes aéroportées (parachutiste). Leur filiation remonte aux Compagnies ordinaires de la mer créées par le cardinal de Richelieu en 1622. Malgré leur nom, elles font partie intégrante de l’Armée de terre. Les troupes de marine se sont professionnalisées progressivement depuis 1970.

La Légion étrangère n'est pas une arme de l'Armée de terre française mais un corps disposant d'un commandement particulier[3].

Arme d'appuiModifier

L'artillerie, en raison sa complexité, elle reste longtemps l'arme scientifique par excellence, attirant nombre de « savants ». De plus, elle est le symbole de la puissance car elle nécessite des investissements importants. Sous Louis XIV, elle reçoit la devise d'"Ultima Ratio Regum", le dernier argument des rois. Elle est l'arme déterminante pour beaucoup de grands chefs militaires comme Napoléon Ier (qui était artilleur de métier). Ses évolutions conditionnent fortement la manière de faire la guerre.

Le génie est l'ensemble des techniques d’attaque et de défense des places, des postes, et de construction des infrastructures nécessaires aux armées au combat. Le terme désigne par extension le corps des troupes de cette arme. Une personne du génie, appelé aussi « combat engineer » dans les armées anglo-saxonnes, pionnier ou sapeur, est un militaire spécialiste des techniques du génie militaire et de leur mise en œuvre dans des conditions de combat.

Arme de soutienModifier

Les transmissions, dans les armées, « l'arme qui unit les armes », forment l'arme spécialisée dans la mise en œuvre des systèmes d'information et de communication (SIC) militaires.

Le train, est l’arme qui organise et coordonne la logistique, le transport (matériel, munitions ravitaillement) et l’appui au mouvement (notamment la circulation routière). Cette arme a été créée en 1807 par Napoléon Ier sous le nom de train des équipages militaires[a]. Auparavant, ces fonctions étaient assurées par des moyens ou des sociétés privées sous contrat ou réquisitionnées.

Le matériel, est spécialisé dans la maintenance et la réparation de tout matériel. Les unités que regroupe cette arme sont chargées du maintien en condition opérationnelle (MCO) des « matériels de l'armée ».

IndeModifier

Les Forces armées indiennes (Indian Armed Forces) regroupe les trois branches habituelles :

Sont aussi sous les ordres du ministère de la Défense :

  • le Commandement des forces stratégiques (Strategic Forces Command) ;
  • la Garde côtière indienne (Indian Coast Guard) ;
  • l'Organisation des routes frontalières (Border Roads Organisation).

Il faut y rajouter les unités paramilitaires du ministère de l'Intérieur (Ministry of Home Affairs) :

RussieModifier

Depuis 1992, les Forces armées de la fédération de Russie comprennent :

S'y rajoutent la Garde nationale russe et le Service frontalier du Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie, qui ne dépendent pas des forces armées russes.

UkraineModifier

Les Forces armées de l'Ukraine sont composées de cinq branches :

Union soviétiqueModifier

En janvier 1918, le Conseil des commissaires du peuple de la République russe des soviets ordonne la fondation de l'« Armée rouge des ouvriers et paysans » (Рабоче-крестьянская Красная армия : РККА), qui comprend la Force navale (Морские силы, appelée aussi « Flotte rouge des ouvriers et paysans », Рабоче-Крестьянский Красный флот : RKKF) ; cette dernière est renommée « Marine soviétique » le . Le y est rajoutée la « Flotte rouge aérienne des ouvriers et paysans », qui est renommée en 1925 les « Forces aériennes de l'Armée rouge ».

En février 1946, l'Armée rouge devient les « Forces armées de l'Union des républiques socialistes soviétiques », composées de trois branches :

Sont ensuite rajoutées les quatrième et cinquième branches :

Il faut y rajouter deux autres forces militaires, d'une part les « Troupes de l'Intérieur » (semblables à la gendarmerie dans d'autres pays, en complément de la Militsia), qui dépendent du ministère de l'Intérieur (le MVD), d'autre part les gardes-frontière, qui dépendent du MGB de 1946 à 1954, puis du KGB jusqu'en 1991.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. À l'origine, ce n'était pas une arme mais un service. Voir Le Train.

RéférencesModifier

  1. ministère de la Défense, « Organisation des forces », sur https://www.defense.gouv.fr, (consulté le )
  2. Arrêté no 726 du 1er juillet 2003, sur le site boc.sga.defense.gouv.fr
  3. Régiments et Armes de l'Armée de Terre, sur le site recrutement.terre.defense.gouv.fr