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Archives nationales du Japon
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Bâtiment des Archives nationales du Japon à Tokyo
Présentation
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Tokyo
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Les Archives nationales du Japon (独立行政法人国立公文書館, Dokuritsu Gyosei Hojin Kokuritsu Kōbunshokan?) conservent les documents du gouvernement japonais ainsi que les documents historiques et les rendent accessibles au public. Bien que la vénération du Japon pour son histoire unique et son art soit bien documentée et illustrée par les collections d'art et de documents, il n'y a presque pas de tradition archivistique. Avant la création des Archives nationales, la rareté des documents publics maintient dans l'ombre certains documents tels que les sources internes montrant un processus qui informe de la formation d'une politique spécifique ou les comptes rendus des réunions des différents comités[1].

Conformément à la loi n°79 sur les Archives nationales (1999)[2], la fonction essentielle de préservation des « documents officiels et des dossiers importants en tant que matériaux historiques »[3] comprend tous les documents relatifs à (1) la prise de décisions sur des questions importantes de politique nationale, et (2) les processus de délibération, de discussion ou de consultation avant d'atteindre toute prise de décision et le processus d'application des politiques basées sur les décisions prises. Le transfert de ce qui est considéré comme matériau historiquement important des différents ministères et organismes est effectué régulièrement, conformément au plan de transfert préparé et révisé par le Premier Ministre pour chaque exercice fiscal. La préservation, la restauration, le catalogage, le microfilmage et la numérisation sont tous des aspects importants des responsabilités des Archives[4]. Cependant, les Archives nationales sont en train de devenir quelque chose de plus que simplement un référentiel historique, parce qu'elles sont aussi un complexe de structures, de processus et d'épistémologies situés à un point critique de l'intersection entre la recherche, les pratiques culturelles, la politique et les technologies[5].

HistoireModifier

Depuis l'ère Meiji (1868–1912) les documents administratifs ont été conservés par chaque ministère du gouvernement. Une bibliothèque pour le naissant gouvernement de l'ère Meiji fut établi en 1873 ; puis en 1885, cela devint la bibliothèque du Cabinet (Naikaku Bunko), qui a évolué au fil du temps comme spécialiste national des livres classiques anciens sur le Japon et la Chine. Cette bibliothèque incluait les archives du gouvernement de l'époque d'Edo et du shogunat Tokugawa (1603–1867) ainsi que d'autres travaux. Ces collections sont un élément important du fonds d'archives[4].

En novembre 1959 le Président du Conseil des Sciences du Japon émit une circulaire établissant les Archives nationales pour éviter la perte de documents officiels et pour faciliter leur accès au public. En juillet 1971, les Archives récemment créées commencent à recevoir, évaluer et cataloguer les documents du gouvernement et archives historiques importantes. De plus les Archives ont mis l'accent sur un programme de mise en valeur de leur fonds pour encourager l'intérêt d'un large public et de la recherche en créant différentes expositions[4].

En juillet 1998, l'annexe Tsukuba (Tsukuba Gakuen Toshiwas) est établie dans la préfecture d'Ibaraki afin d'étendre la capacité de stockage des archives[4].

Une directive du Cabinet en 1999 conduit à la création du Centre japonais pour les Archives Historiques Asiatiques (アジア歴史資料センター, Asia Rekishi Shiryo Centre?), qui ouvre en novembre 2001. Le centre numérise des données de différentes institutions nationales telles que les Archives nationales, (en) Diplomatic Record Office du ministère des Affaires étrangères, et les (en) Archives militaires de l'(en) Institut National pour les Études de la Défense de l'agence de défense japonaise, et donne accès aux données numérisées via Internet[4].

Institution administrative indépendanteModifier

Les Archives nationales deviennent une institution administrative indépendante le 1er avril 2001 lors de la prise d'effet d'un acte amendant la loi relative aux Archives nationales. Les responsabilités dévolues aux Archives incluent la gestion de l'accès au public des archives[6], et la supervision des collections à mesure de leur croissance[7] ainsi que les protocoles de conservation[8].

L'indépendance accrue de l'institution gérant les archives est établie pour aider à prendre les mesures de conservation appropriées des archives historiques[9].

Accès en ligneModifier

Le site Internet des Archives nationales fournit de l'information au sujet des données archivées et cataloguées pour permettre une recherche en ligne. Le site dispose d'une version en japonais et une en anglais, les archives elles-mêmes étant bien sûr majoritairement en japonais. Le site donne accès à de courtes description et quelques images des documents et livres. La galerie numérique peut être utilisée pour faire des recherches par mot-clé ou en parcourant les différentes catégories donnant accès aux images, photographies, cartes, dessins et documents. ocuments. Des résumés des publications des Archives nationales en anglais sont également disponibles[10].

Depuis avril 2005, le système d'accès aux archives numériques propose de nombreuses images d'archives en haute résolution dont celles relatives aux biens culturels importants du Japon[11]. Les collections des Archives nationales fournissent des preuves de la vie des individus, des communautés et de l’État japonais[5].

Les Archives nationales sont un modèle pour développer l'établissement d'archives de niveau local (préfectures et municipalités). Dans ces institutions de plus petite taille, des activités similaires pour conserver, restaurer, cataloguer, microfilmer et numériser les archives sont mises en place[12]. Par exemple la galerie numérique inclut des images numérisées de documents officiels de la préfecture de Shiga en 1924. Ces images ont été annexées au rapport annuel soumis par le gouverneur de la préfecture et décrivant l'avancement des travaux pour moderniser les procédures de compilation et stockage des archives, cela afin d'améliorer l'efficacité des services administratifs[13].

Articles connexesModifier

SourcesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier